Lucian Mureșan

Lucian Mureşan
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Lucian Mureșan en 2004.
Biographie
Naissance
Ferneziu (Baia Mare, royaume de Roumanie)
Ordination sacerdotale
Décès (à 94 ans)
Blaj (județ d'Alba,Roumanie)
Cardinal de l'Église catholique
Créé
cardinal
par Benoît XVI
Titre cardinalice Cardinal-prêtre de Sant'Atanasio
Évêque de l'Église catholique
Ordination épiscopale par le card. Alexandru Todea
Dernier titre ou fonction Archevêque majeur de Făgăraş et Alba Iulia
Archevêque majeur de Făgăraş et Alba Iulia
Archéparque de Făgăraş et Alba Iulia
Évêque de Maramureş (en)

Fiat Voluntas Tuas
(it) Notice sur vatican.va
(en) Notice sur catholic-hierarchy.org

Lucian Mureşan, né le à Ferneziu (royaume de Roumanie) (village aujourd'hui intégré dans la ville de Baia Mare) et mort le à Blaj (județ d'Alba), est un prélat roumain, cardinal et archevêque majeur d'Făgăraş et Alba Iulia de 1994 à sa mort. À ce titre, il est le chef de l'Église grecque-catholique roumaine.

Biographie

Dixième de douze enfants d'une famille grecque-catholique, Lucian Mureșan est confronté à partir de 1948 à l'interdiction de cette Église par le régime communiste roumain. Dès lors, il mène une double vie, travaillant le jour dans les travaux publics et étudiant le soir en secret.

Entre 1951 et 1954, il a satisfait au service militaire obligatoire et il a suivi les cours de l’école d’officiers de l’aviation à Turnişor, Sibiu. Après avoir obtenu son diplôme de l'école d'aviation, il fut muté à Craiova, au bataillon d'aviation à réaction. Les dirigeants communistes de l'armée ont appris l'appartenance de Lucian Mureșan à l'Église roumaine unie à l'Église de Rome et l'ont jugée indésirable. On l'a donc transféré de l'aviation à un détachement de travail sur le chantier de la centrale hydroélectrique de Bicaz et, en 1954, il a été laissé au foyer[réf. nécessaire].

Son désir de devenir un prêtre gréco-catholique ne pouvait être réalisé dans des circonstances normales, car en 1948, l'Église unie roumaine avait été interdite à la demande de Staline[1].

À la suggestion de l'évêque Iuliu Hossu en 1955, l'évêque catholique romain Áron Márton, immédiatement après son retour de détention, a reçu cinq jeunes gréco-catholiques (un pour chaque diocèse de l'Église unie roumaine), à l’Institut théologique catholique d’Alba Iulia. Au cours de l'année universitaire 1958/59, alors que ce groupe était en quatrième année d'université, le Département des cultes a appris de l'existence de ce groupe et est intervenu auprès du diocèse d'Alba Iulia pour les exclure. Márton a refusé de les exclure, mais les cinq étudiants ont quitté l'Institut théologique sous la pression des autorités communistes de la Roumanie. Pour Lucian Mureșan, cet acte a coïncidé avec le début de sa poursuite par la Securitate. Pendant une année, il n’a occupé aucun emploi. On lui a même refusé l'emploi d'ouvrier qui charge les berlines dans la mine. C'est à peine un an plus tard qu'il a reçu l'emploi de travailleur non qualifié dans une carrière de pierre, ensuite à la Direction des routes et des ponts du județ de Maramureş ; dans cette entreprise il travailla jusqu'à sa retraite, en [réf. nécessaire].

Malgré toutes les persécutions à son encontre, Lucian Mureșan a défié l'intimidation et les menaces, et, désireux de devenir prêtre, il a poursuivi ses études théologiques et a soutenu ses examens dans la clandestinité avec des enseignants des anciennes académies théologiques abolies et toujours en fuite. Dans la clandestinité, il passa son examen de licence, puis travailla comme fonctionnaire à l'attente de son ordination[réf. nécessaire].

Le [2], après la libération de prison des évêques gréco-catholiques survivants, il fut ordonné prêtre dans le sous-sol d'un immeuble de Cluj par l'évêque auxiliaire Ioan Dragomir de Maramureș. Ordonné prêtre, il a continué à mener de front ses deux activités, exerçant dans la clandestinité son ministère sacerdotal[réf. nécessaire].

Après la révolution roumaine de 1989, il est nommé évêque de Maramureş (en) le par Jean-Paul II. Il est consacré le suivant par le cardinal Alexandru Todea.

Le , il est transféré au siège archiépiscopal d'Alba Julia et Făgăraş, devenant ainsi le dirigeant de l'Église grecque-catholique roumaine.

Le , Benoît XVI élève l'archéparchie de Făgăraş et Alba Iulia au rang d'archidiocèse majeur, Mureşan en devenant le premier archevêque majeur.

Le il est nommé par le pape François : Père synodal pour la troisième assemblée générale extraordinaire du synode des évêques sur la famille qui se déroulera du 5 au en qualité de primat de l'Église roumaine[3].

Lucian Mureșan meurt le , à l'âge de 94 ans, a rapporté l'archidiocèse d'Alba Iulia et Făgăraș dans un communiqué de presse[4].

Cardinalat

Lucian Mureșan est créé cardinal par Benoît XVI le 18 février 2012 avec le titre de cardinal-prêtre de Sant'Atanasio[2]. Ayant à cette date, dépassé l'âge de quatre-vingts ans, il ne peut pas prendre part aux votes des conclaves de 2013 (élection de François) et de 2025 (élection de Léon XIV)[2].

Succession apostolique

Lucian Mureșan a ordonné les évêques suivants[2] :

  • Alexandru Mesian (de) (1994)
  • Virgil Bercea (de) (1994)
  • Ioan Șișeștean (de) (1994)
  • John Michael Botean (en) (1996)
  • Mihai Frățilă (de) (2007)
  • Vasile Bizău (de) (2007)
  • Călin Ioan Bot (de) (2020)
  • Cristian Dumitru Crișan (de) (2020)

Notes et références

  1. (ro) Cristian C. spune, « Implicarea lui Stalin în distrugerea Bisericilor Greco-Catolice », sur Catholica.ro, (consulté le )
  2. (en) David M. Cheney, « Lucian Cardinal Mureşan », sur catholic-hierarchy.org.
  3. « Liste des participants au Synode sur la famille », sur La Croix, (consulté le )
  4. (ro) « Cardinalul Lucian Mureşan, Arhiepiscop Major al Bisericii Greco-Catolice, a încetat din viaţă la vârsta de 94 de ani / Mesajul preşedintelui Nicuşor Dan », sur news.ro, (consulté le )

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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