Lucien Cadène

Lucien Cadène
Naissance
Décès
(à 70 ans)
Montauban
Nom de naissance
Lucien Pierre Cadène
Nationalité
Activité
Distinctions

Lucien Cadène, né le à Montauban et mort et inhumé dans la même ville le , est un peintre français.

Biographie

Ancien décorateur chez le céramiste André Metthey à Paris, où il a rencontré Derain, Roualt, Mary Cassatt, Vlaminck et Van Dongen.

Pendant son séjour à Paris, il habitait 'La Ruche' dans le 15e arrondissement en 1914, et a exposé cinq toiles au Salon des Indépendants en 1911, trois en 1912, et en 1913. Cadène faisait partie de tout un groupe d'artistes renommés qui ont exposé, tels : Robert Delaunay, Maximilien Luce et Albert Gleizes en 1911, 1912 et 1913 ; Fernand Léger, Henri Le Fauconnier, et Roger de la Fresnaye en 1911 et 1912 ; Jean Metzinger en 1912 et 1913 ; Marc Chagall en 1912 et Piet Mondrian en 1913.

Grand invalide de guerre replié dans sa ville natale, il mit toute sa vie à l'épreuve la leçon de Paul Cézanne et de Georges Braque, l'inclinant vers un classicisme[1] Il a peint de nombreux paysages de Tarn-et-Garonne et surtout de Montauban, Saint-Antonin-Noble-Val, et les environs.

Il fait partie de l'école dite de Montauban avec Marcel Lenoir, Lucien Andrieu, François Desnoyer.

Rappelé le à la suite de la mobilisation générale, il est blessé le à Vermelles pendant la première bataille d'Artois (qui avait débuté en ). Blessé par balles pénétrantes dans l'avant-bras gauche après un éclat de grenade, suivi d'une fracture compliquée de la cuisse droite entrainant une amputation de la cuisse, il était décoré de la médaille militaire le et fut déclaré grand invalide de guerre.

Décoré de la croix de guerre avec palmes, il se retire rue Valières à Montauban, et rayé des contrôles de l'armée le . Le élevé au grade de chevalier de la Légion d'honneur, désormais réserviste jusqu’à sa nomination à la Légion d’honneur, il est décrit comme « un réserviste très honorablement connu à Montauban, avec une conduite et moralité parfaite » par l’adjudant Dubarry de la gendarmerie de Montauban. Lucien Cadène a épousé Suzanne Marie Oulières à Vazerac le . Suzanne Oulières, née à Cahors le et lauréate de l’École des Beaux-Arts était aussi un peintre qui a exposé.

La grande toile 'Le Déjeuner à Ardus', (1935) fut exposée à l'inauguration de La Maison du Peuple à Montauban, et ensuite pendant plusieurs années dans l’entrée du musée Ingres à Montauban. Le tableau est maintenant dans Le Centre d'Interprétation de l'Architecture et du Patrimoine (CIAP) à Montauban.

En 1939, avec le peintre Hubert Bergère (1893–1983), il est allé offrir des tableaux pour une tombola organisée en soutien aux réfugiés du camp d'internement de Septfonds.

Pour Les Pendus de Montauban (1944), il avait réalisé un dessin préparatoire en cachette au matin du . L'inscription sur le tableau final - Hommage aux Martyrs de la Gestapo et de la Milice de Darnand - condamne ouvertement les responsables de ces répressions sanglantes : les nazis et leurs collaborateurs français, et témoigne ses sentiments en faveur de la Résistance et les réfugiés.

En mai 2026, la ville de Montauban organise une exposition de peintures et dessins de l'artiste, avec l'édition d'un catalogue présentant les photos des œuvres exposées.

Décorations

Œuvres

Quelques-unes de ses œuvres sont exposées au musée Ingres à Montauban, notamment La libération de Montauban 1944. 'Hommage aux Martyrs de la Gestapo et de la Milice de Darnand' est dans le Musée de la Résistance et du Combattant à Montauban. La grande peinture Un dimanche à Ardus 1935 est exposée au CIAP à Montauban. Quatre paysages sont dans les salles de l’hôtel des Intendants dans la préfecture du Tarn et Garonne à Montauban. La peinture Les abords du Tarn à Montauban (1927) est au musée Massey de Tarbes, Le portrait de Paul Rolland (1934) est à la villa des Peintres à Montricoux, et Nature morte aux fleurs mélangées (1947) est exposée dans la salle des mariages de l'hôtel de ville de Saint-Porquier.

Il a illustré :

René Boylesve,'Le Confort Moderne' 1925, treize dessins et le frontispice

  • Pierre-Étienne Martel, Vin rouge, Les Cahiers occitans, , 491 p. le frontispice, des lettrines et culs-de- lampe
  • Maria-Carlota Girard, 'Seguida Bearneza' 1925 le frontispîce
  • Prosper Montagné.'La Gastronomie Méridionale' dans Les Feuillets Occitans.1927, une gravure sur bois
  • Joseph Rouzoul, Notre Terroir: Glanes sur Tarn et Garonne, éd. Forestier, 1933, quatre gravures

Notes et références

  1. Pierre Barousse, L'École de Montauban (Marcel-Lenoir, Andrieu, Cadène), catalogue du musée Ingres, 1972.

Annexes

Articles connexes

Liens externes

  • icône décorative Portail de la peinture
  • icône décorative Portail du classicisme
  • icône décorative Portail de Tarn-et-Garonne