Lucien Chaulin-Servinière

Lucien Chaulin-Servinière
Illustration.
Lucien Chaulin-Servinière
Fonctions
Député français

(8 ans, 8 mois et 14 jours)
Élection 22 septembre 1889
Réélection 20 août 1893
8 mai 1898
Circonscription Mayenne
Législature Ve, VIe et VIIe (Troisième République)
Groupe politique Républicains progressistes
Prédécesseur Circonscription créée
Successeur Paul Deribéré-Desgardes
Maire de Mayenne

(11 ans, 3 mois et 26 jours)
Conseiller général de la Mayenne

(24 ans)
Circonscription Canton de Couptrain
Prédécesseur Paul Romaigne-Moricière
Successeur Ernest Godefroy
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Pré-en-Pail
Date de décès (à 50 ans)
Lieu de décès Le Mans
Nature du décès Accident
Nationalité Française
Enfants Jean Chaulin-Servinière
Profession Avocat

Lucien Chaulin-Servinière, né le à Pré-en-Pail (Mayenne) et mort le au Mans (Sarthe), est un avocat, maire de Mayenne, conseiller général et député de la Mayenne de 1889 à 1898. Figure républicaine de la Troisième République, il est connu pour son engagement politique, son rôle dans l'affaire Dreyfus et sa mort tragique dans des circonstances restées mystérieuses.

Biographie

Origine

Issu d’une vieille famille normande, son grand-père était cultivateur; et son père homme d'affaires à Pré-en-Pail[1]. Il est le neveu d'Amédée Fichet.

  • Jean-Baptiste Chaulin (1807-1880) x Elise Le Normand
    • Lucien Chaulin-Servinière (1848-1898) x Armande Granger[2]
      • Lucienne Chaulin-Servinière (1877-1906)
      • Yvonne Chaulin-Servinière (1880-1960)
      • Marie Chaulin-Servinière (1881)
      • Jean Chaulin-Servinière (1884-1968)
  • Granger
    • Pierre Granger (-1887), maire de Couterne
      • Pierre Granger
      • Albert Granger
      • Armande Granger x Lucien Chaulin-Servinière (1848-1898)
    • Granger x Amédée Fichet

Formation

Lucien Chaulin-Servinière effectue ses études secondaires au Lycée d’Alençon[3], puis s’inscrit à la Faculté de droit de Paris[4]. Après l’obtention de sa licence, il avocat à Mayenne en janvier 1870. Il participe à la guerre franco-allemande de 1870 comme engagé volontaire dans l’infanterie[4]. Il sert d'abord dans un corps de mobiles de la Mayenne, puis, au , il s'engagea dans le 14e régiment de ligne et prit part, sous le commandement de Charles Denis Bourbaki et d'Aurelle de Paladines, à la campagne d'Orléans[5] (Bataille de Coulmiers).

Carrière politique locale

Après la guerre, il reprend sa carrière d’avocat à Mayenne[5] et s’engage en politique[4]. Il est élu conseiller général du canton de Couptrain aux Élections cantonales de 1874 dans la Mayenne, à l'âge de 26 ans[3], en reportant l'élection contre le Bonapartiste Paul Romaigne-Moricière qui était conseiller général depuis 22 ans[5]. Il devient secrétaire de l’Assemblée départementale pendant dix ans[3]. Il est également président du Comice agricole du canton de Couptrain.

Elu conseiller municipal de Mayenne en 1877, la même année[5], il devient adjoint au maire Henri Gandais de 1877 à 1887, avant d’être élu maire en 1887[3], puis réélu en 1888[3] où il arrive en tête de la liste républicaine avec 1 306 voix contre 558 au premier de la liste opposée[3]. Il est réélu et 1892[4], et enfin 1896[3], malgré la campagne violente menée contre lui[3].

Carrière parlementaire

Campagne de 1889

Lucien Chaulin-Servinière est élu député de la deuxième circonscription de Mayenne aux Élections législatives de 1889, au premier tour de scrutin, par 8 796 voix contre 8 223 à son adversaire Edmond Lucien Leblanc[4]. Lors de la campagne, il s'adapte aux conditions locales en se montrant plus modéré qu'il n'est réellement[1]. Il garde la confiance du Parti républicain et de l'administration en multipliant les déclarations contre le Boulangisme[1], mais il s'affirme révisionniste et semble prolonger l'équivoque devant les électeurs de campagne[6]. La confusion est telle que Gustave Denis parle de vraie bouteille à l'encre... La lutte se passe entre les marchands de chevaux (Chaulin) et les marchands de vaches (Leblanc). Espérons que les maquignons rouleront les toucheurs de bête à cornes[7]. Il proteste contre la publication faite par L'Intransigeant d'une liste de candidats boulangistes[4] comprenant son nom.

« Le Horps, . Je proteste énergiquement contre la recommandation du général Boulanger. Je suis tout ce qu'il y a de plus antiboulangiste. CHAULIN-SERVINIÈRE. »

La lutte était vive entre Chaulin-Servinière et M. Leblanc.

« M. Leblanc signait ses affiches : Député sortant. M. Chaulin-Servinière riposta en accompagnant sa signature de ces mots : Député entrant[1]. »

Il est le représentant d'une circonscription essentiellement agricole cet se déclare protectionniste[5]. Il est alors le seul député républicain du département[3].

La parlement

Républicain, il se prononce contre la révision, pour la nomination des maires par le Gouvernement, pour des mesures restrictives de la liberté de la presse, pour la tolérance en matière religieuse. Il prend plusieurs fois la parole et est rapporteur de plusieurs commissions, notamment de celle de la réorganisation judiciaire et de celle qui est chargée de la question des plus-values si intéressante pour les fermiers[8]. Il est l'auteur de la rédaction du projet de loi relatif à la répression des tentatives anarchistes[8]. Il est partisan du maintien, mais aussi de la stricte exécution du Concordat[8].

Les députés de la Mayenne, L'Avenir de la Mayenne, 26 janvier 1890.

Proche des paysans, et ayant bien pris en main sa circonscription[1], la droite ne présentant pas d'opposant, il est réélu aux Élections législatives de 1893 dans la Mayenne.

En 1895, il prend le contrôle de l'hebdomadaire radicalisant Mayenne-Journal, alors dirigé par François Bouly[9] et qui avait succédé à L'Indicateur de Mayenne.

Il est réélu aux Élections législatives de 1898, toujours au premier tour et sans concurrent[3], il s’inscrit au groupe républicain puis au groupe progressiste. Il siège dans plusieurs commissions, notamment celles des patentes, de la justice de paix et de la réforme judiciaire[4]. Il est l’auteur de rapports sur des validations d’élections et intervient sur des questions judiciaires et agricoles[4].

Affaire Chaulin-Servinière et Le Breton

Contexte

En , Lucien Chaulin-Servinière, député de la Mayenne et rédacteur à L'Avenir de la Mayenne, publie un article intitulé « Conservateurs ? et Vestes retournées », dans lequel il critique vivement l’attitude politique de certains sénateurs et députés de la Mayenne, dont Paul Le Breton, sénateur de la droite[10]. L’article suggère que Paul Le Breton, « capable de tout », et ses alliés politiques, cherchent à s’emparer du pouvoir républicain pour le détourner à leur profit, et qu’ils sont prêts à se « retourner » pour servir leurs intérêts[10].

L’agression

Le , à Laval, Chaulin-Servinière, accompagné du rédacteur en chef de L’Avenir de la Mayenne, est accosté par Le Breton fils, fils du sénateur, alors qu’il regagne la gare après une audience au tribunal. Le Breton fils, armé d’une badine, demande à Chaulin-Servinière s’il est bien l’auteur de l’article visant son père[10]. Après une confirmation, Le Breton fils frappe Chaulin-Servinière avec sa badine. Ce dernier, bien que chargé de documents, parvient à se défendre et à maîtriser son agresseur, lui administrant une vigoureuse correction[10]. Le Breton fils, acculé, supplie Chaulin-Servinière de ne plus le frapper, avant que ce dernier ne décide de porter plainte pour voie de fait.

Réactions et suites judiciaires

Chaulin-Servinière, après avoir consulté ses amis et collègues, notamment Georges Clemenceau, décide d’envoyer ses témoins (MM. Denis et Lhermitte) à Paul Le Breton, sénateur, pour lui demander s’il a ordonné ou s’il assume la responsabilité de l’agression commise par son fils[10]. Le Breton père, absent de Paris au moment de la démarche, répond par écrit qu’il ignorait tout de l’incident et qu’il l’aurait empêché s’il en avait eu connaissance. Il refuse toute responsabilité, ce qui conduit Chaulin-Servinière à déposer plainte pour voie de fait contre Le Breton fils[10].

La presse parisienne et locale s’empare de l’affaire, certains journaux comme Le Petit Journal changeant d’avis en 24 heures, passant d’une condamnation de l’agression à une remise en cause de la démarche de Chaulin-Servinière, accusé d’avoir « provoqué » l’incident. La Nation et Le Voltaire soutiennent au contraire la légitimité de la plainte, soulignant que l’article incriminé était un texte politique classique, ne portant pas atteinte à l’honneur personnel de Le Breton père[10].

Réactions politiques et médiatiques

L’affaire divise l’opinion publique et la classe politique. Georges Clemenceau, consulté par Chaulin-Servinière, estime que la démarche est justifiée et que Lebreton fils doit répondre de ses actes devant la justice[10]. Georges de Villebois-Mareuil, député royaliste, condamne également l’agression, tout en critiquant la publicité donnée à l’affaire. La presse locale, notamment L'Écho de la Mayenne, soutient Chaulin-Servinière, tandis que les journaux proches de Le Breton, comme Le Courrier du Maine, multiplient les attaques contre le député[10].

Conclusion judiciaire

Le Breton fils est finalement poursuivi en police correctionnelle pour voie de fait. L’affaire, qui met en lumière les tensions politiques locales et les méthodes employées par certains opposants, renforce la réputation de Chaulin-Servinière comme défenseur intransigeant des valeurs républicaines et de la liberté de la presse[10].

Prises de position

Républicain convaincu, il se déclare protectionniste, favorable à la nomination des maires par le gouvernement, et partisan de mesures restrictives de la liberté de la presse[4]. Il prend position contre la révision constitutionnelle et pour la tolérance religieuse. Il est également connu pour son opposition au boulangisme.

Rôle dans l’affaire Dreyfus

Au milieu d'une cérémonie militaire, Alfred Dreyfus se tient droit en uniforme vierge de tout insigne. Ses insignes et son fourreau sont à ses pieds, et en face de lui, un adjudant est en train de casser son sabre en deux sur son genou.
La dégradation d'Alfred Dreyfus dans la grande cour de l'École militaire, le . Dessin d'Henri Meyer en couverture du Petit Journal du , légendé « Le traître »[11].

Lucien Chaulin-Servinière joue un rôle notable dans l’affaire Dreyfus[12], notamment en tant que témoin et relais d’informations concernant les aveux présumés du capitaine Alfred Dreyfus. Son implication s’inscrit dans le contexte des débats politiques et judiciaires qui agitent la France à la fin du XIXe siècle, autour de la condamnation pour trahison de Dreyfus en 1894. L’intervention de Chaulin-Servinière et les témoignages qu’il relaie s’inscrivent dans la stratégie des antidreyfusards pour légitimer la condamnation de Dreyfus[12].

Les débats autour des aveux de Dreyfus provoquent des tensions extrêmes à la Chambre des députés. En , lors d’une séance houleuse, des altercations physiques éclatent entre députés, notamment entre Jean Jaurès, défenseur de Dreyfus, et des membres de la droite, dont le comte Jules de Pierre de Bernis. Chaulin-Servinière, présent lors de ces incidents, est accidentellement blessé dans la mêlée. La séance est marquée par des échanges violents, des coups de poing, et une interruption brutale par le président de la Chambre[12].

Lors du Procès Zola, le [13], L'Intransigeant publie une note mettant en cause le général de Douvres et Chaulin-Servinière, affirmant que la culpabilité de Dreyfus ne faisait aucun doute. Selon le journal, un officier du conseil de guerre aurait déclaré : « Pour l’honneur de l’armée, s’il y avait eu un seul doute sur cent, nous aurions acquitté Dreyfus. » Chaulin-Servinière[12], proche du capitaine Charles Lebrun-Renault, rapporte que Dreyfus aurait avoué sa culpabilité à ce dernier lors de la parade de dégradation, en déclarant : « J’ai livré des documents à l’Allemagne ; je l’avoue. Mais j’ai fait cela pour m’en procurer de plus importants. »[12]

Ce témoignage, consigné dans un procès-verbal adressé au ministère de la Guerre, est confirmé par le commandant Eugène d'Attel, également présent lors de la parade[12]. Cependant, Lebrun-Renaud, interrogé par le commandant Ferdinand Forzinetti, refuse de commenter, répondant simplement : « Monsieur, je n’ai rien à vous dire. » Chaulin-Servinière défend la crédibilité de Lebrun-Renaud, soulignant son intégrité et l’absence de pression de la hiérarchie militaire sur son témoignage[12]. Le capitaine Lebrun-Renault, commandait le peloton qui conduisit Dreyfus de la prison à l'École militaire le , affirmait que l'accusé a alors avoué sa trahison[14].

Mort tragique

Le , Lucien Chaulin-Servinière est retrouvé mort au cours d'un voyage dans le train Paris-Le Mans, affreusement mutilé, sur la voie ferrée près du Mans. Le journal L'Eclair sera le premier à annoncer son décès. Les circonstances de sa mort donnent lieu à plusieurs hypothèses : accident, suicide ou assassinat. Certains journaux insinuent qu'il pouvait s'agir d'un assassinat : Lucien Chaulin-Servinière ayant été de ceux qui avaient reçu du capitaine Charles Lebrun-Renault, la relation des aveux du capitaine Alfred Dreyfus. Pour d'autres, sa mort est liée à un accident dû à un nouveau mode de fermeture des wagons de première classe[4].

Circonstances de son décès

Découverte du corps

Dans la nuit du 25 au , vers 3 heures du matin, le mécanicien du train 3903, en provenance de Paris, signale au chef de gare du Mans la présence d’un corps sur la voie ferrée, près du passage à niveau du chemin de Monthéard, à environ 80 mètres de la maison du garde-barrière[3]. Le cadavre, affreusement mutilé, est retrouvé au kilomètre 209,200 de la ligne Paris-Laval, côté Paris. Les jambes sont coupées au-dessus des genoux, le bras droit est arraché, le bras gauche ne tient plus que par un lambeau de chair, le crâne est défoncé, et les entrailles sortent du ventre ouvert. Les vêtements sont déchiquetés, et le corps baigne dans une mare de sang[3]. Les débris humains jonchent la voie sur une longueur d’environ 20 mètres.

L’identité de la victime est rapidement établie grâce à une carte de circulation n°303 trouvée sur place, ainsi qu’à des cartes de visite et une montre en or portant le nom de Lucien Chaulin-Servinière[3]. Dans ses poches, on découvre également une somme de 1 400 francs en or et en billets, ce qui écarte rapidement l’hypothèse d’un vol.

Hypothèses initiales

Dès l’annonce de la découverte, plusieurs hypothèses sont avancées par la presse et les autorités :

  • Accident : Chaulin-Servinière, voyageant seul dans un wagon-toilette de première classe, aurait ouvert la portière en croyant être arrivé à destination, ou se serait penché à l’extérieur, avant d’être précipité sur la voie par un mouvement brusque du train ou une mauvaise manœuvre de la portière[3].
  • Suicide : rapidement écarté, aucune raison personnelle ou politique ne laissant supposer un geste désespéré.
  • Assassinat : cette hypothèse est alimentée par le contexte politique de l’époque, notamment son rôle dans l’affaire Dreyfus et sa connaissance des aveux du capitaine Dreyfus, transmis par le capitaine Charles Lebrun-Renault. Certains journaux évoquent une possible vengeance ou un crime politique, d’autant que le commandant Eugène d'Attel, autre dépositaire des mêmes confidences, était mort dans des circonstances similaires quelques années plus tôt[3].

Enquête et reconstitution

L’enquête révèle que Chaulin-Servinière avait pris le train 27, parti de Paris-Montparnasse à 20h50, et devait arriver au Mans à minuit 48[3]. Le train avait un quart d’heure de retard et est entré en gare à 1h03. Le corps a été retrouvé sur la contre-voie, avec des traces de traînée sanglante et des éraflures sur le sol, suggérant que la victime a été traînée par le train sur une vingtaine de mètres avant d’être rejetée sur la voie montante[3].

Le wagon-toilette, ramené au Mans pour expertise, ne présente aucune trace de lutte ou de désordre. Un contrôleur témoigne avoir trouvé, à l’arrivée du train, un voyageur endormi dans le compartiment, qui lui a indiqué qu’un compagnon de voyage (Chaulin-Servinière) était descendu au Mans, sans que le contrôleur ne s’en aperçoive. Les bagages du député, restés dans le filet, sont retrouvés à Saint-Malo, terminus du train[3].

L’autopsie, réalisée par le docteur Hervé, médecin légiste, ne relève aucune blessure antérieure à la chute, si ce n’est une grave blessure à la face, probablement causée par un chasse-pierre de la locomotive[3]. Les médecins concluent que Chaulin-Servinière était encore en vie au moment de sa chute, mais qu’il a perdu connaissance avant d’être broyé par un train de marchandises parti du Mans quelques minutes après l’accident.

Témoignages et controverses

Un officier de chasseurs en garnison à Châteaudun[15], compagnon de voyage de Chaulin-Servinière, se manifeste après la découverte du corps[16]. Il explique s’être endormi dans le compartiment et ne s’être réveillé qu’à l’arrivée en gare du Mans, ignorant tout de l’accident. Son silence initial et les allures « étranges » d’un autre voyageur, signalées par des témoins descendus à Connerré, alimentent brièvement les spéculations. Cependant, l’enquête écarte toute implication criminelle[17].

Malgré les rumeurs et les théories du complot, notamment celles de La Libre Parole[17] qui évoque un assassinat commandité par le « Syndicat », l’hypothèse accidentelle est officiellement retenue. La presse souligne cependant la coïncidence troublante avec la mort du commandant Eugène d'Attel, et le fait que Chaulin-Servinière ait reçu des menaces de mort par lettres anonymes dans les mois précédant sa disparition. Certains journaux évoquent cependant un possible assassinat en raison de son implication dans l’affaire Dreyfus et de la mort similaire du commandant Eugène d'Attel, autre dépositaire des aveux de Dreyfus.

L’enquête conclut à un accident, attribuant sa chute à un système de fermeture défectueux des wagons-toilettes de première classe.

Hommages et funérailles

Ses obsèques, célébrées à Mayenne le [3], rassemblent une foule nombreuse et des personnalités politiques de tous bords[16]. Plusieurs discours sont prononcés en son honneur, saluant son dévouement à la République, son travail parlementaire et son engagement pour sa circonscription.

Vie privée

Lucien Chaulin-Servinière laisse une veuve (décédée en 1935), sa mère, quatre filles et un fils Jean Chaulin-Servinière[3]. Il est inhumé dans le caveau familial à Javron.

Bibliographie

  • Rapport... (Modification et addition à l'article 3 de la loi du 19 juin 1871 sur les explosifs), par M. Chaulin-Servinière,... (.) , Paris : Motteroz, 1894, In-4° , 4 p., Chambre des Députés. 6e législature. Session extraordinaire de 1893. N°167
  • Au Conseil général. Les Tramways de la Mayenne. Discours de M. Chaulin-Servinière, à la séance du 7 janvier 1893, Laval : Impr. moderne, 1893, In-8° , 16 p.
  • Proposition de loi tendant à ouvrir, au Ministre de l'Intérieur, sur l'exercice 1896, un crédit de 50.000 francs, à titre de secours provisoire à distribuer aux cultivateurs du département de la Mayenne, victimes de la grêle dans la journée du 7 juillet 1896,... Présentée Par MM. Chaulin-Servinière, Renault-Morlière, Gamard, prince de Broglie,... (), Paris : Motteroz, 1896, In-4 °, 1 p., Chambre des Députés. 6e législature. Session de 1896. N ° 2026

Sources

  • « Lucien Chaulin-Servinière », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960

Références

  1. Michel Denis, Les royalistes de la Mayenne, p. 481.
  2. Fille de Pierre Granger, maire de Couterne.
  3. L'Avenir de la Mayenne (Laval), 31 juillet 1898.
  4. « Lucien Chaulin-Servinière », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960
  5. Le Panthéon de l'industrie (Paris), 1 mars 1890.
  6. Archives départementales de la Mayenne, M, rapports du sous-préfet de Mayenne, 11 avril 1889, et du préfet, 17 avril et 13 juin 1889.
  7. Archives départementales de la Mayenne, M, Gustave Denis au préfet, 19 septembre 1889.
  8. Alphonse Bertrand, La Chambre de 1893, biographies des 581 députés, 1893.
  9. Justine Montauban, « « À Mayenne. Qui était Lucien Chaulin-Servinière ? » », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès libre)
  10. L'Avenir de la Mayenne (Laval), 3 avril 1892.
  11. Voir l'exemplaire complet sur Gallica.
  12. L'Avenir de la Mayenne, 30 janvier 1898.
  13. Joseph Reinach, Histoire de l’Affaire Dreyfus, Eugène Fasquelle, 1903, Tome 3.
  14. Frédéric Guelton, « 15 octobre 1894 : L'ARRESTATION DE DREYFUS », sur historia.fr,
  15. Écho des marchés du Centre : (Petites affiches de l'arrondissement d'Issoudun) (Issoudun), 31 juillet 1898.
  16. Le Nouvelliste des Vosges (Épinal), 24 juillet 1898.
  17. La Libre Parole, 29 juillet 1898.

Liens externes

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