Lucienne Herman-Michielsens

Lucienne Herman-Michielsens
Fonctions
Représentante de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe
Belgique
-
Sénatrice
Députée flamande
Biographie
Naissance
Décès
(à 68 ans)
Gand
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Parti politique
Membre de
Distinctions
Prijs Vrijzinnig Humanisme (d) ()
Prix des Gueux (d) ()
Œuvres principales

Lucienne Herman-Michielsens, née le à Gand. Elle débute ses études dans les pas de sa maman dans le domaine de l’éducation[1] . Elle décide ensuite de s’inscrire à la faculté de droit et obtient sa licence en criminologie en 1950 et son doctorat en droit en 1951. La même année elle se marie avec le médecin Jacques Herman.

Elle a durant de nombreuses années été impliquée dans la vie des clubs libéraux néerlandophones et a été à plusieurs reprises élue présidente d’associations luttant pour le droit des Femmes. En 1968, elle est devenue membre du conseil d’administration du PVV Women of Greater Ghent[2].

Elle est décédée le à Gand des suites de complications d'un diabète.

Biographie

Enfance

Lucienne Herman-Michielsens grandit dans une famille libérale et catholique de son côté paternel. Elle est l’unique fille de Gaston Michielsens (employé de banque) et Adeline Mielecam (enseignante et par la suite directrice de l’École d’Oefenschool de la Stedelijke Gentse Normaalschool) [3]. Son père meurt alors qu’elle n’a que quatre ans.

Etudes

Elle suit tout d'abord l’exemple de sa mère et commence des études dans le domaine de l’éducation[1].

Après une année de congé sans solde, elle s'oriente désormais vers des études de droit à l’université de Gand[1], son objectif étant alors de travailler dans le journalisme. Elle obtient un doctorat en droit et des diplômes de criminologie et de notariat[3].

Vie de famille

Après ses études, elle épouse le Docteur Jacques Herman et décide de mettre de côté son militantisme politique afin de se consacrer à sa vie de famille. En effet, son époux ayant des horaires aléatoires, elle s’occupera de leurs deux enfants durant leur enfance et une partie de leur adolescence[1].

Son époux la soutiendra toujours dans ses démarches politiques de lutte pour les droits des femmes. Elle participa notamment à l’association populaire libérale locale Help U Zelf avec ce dernier [1].

Vie politique

Elle est initiée à la politique dès son entrée à l’université. Elle a déjà opté pour le libéralisme lorsqu’elle rencontre Willy De Clercq, membre du PVV[1].

Son mariage semblait annoncer la fin de son engagement politique. Ce n’est qu’en 1965 qu’elle fut de nouveau contactée par Willy De Clercq, qui cherchait une nouvelle présidente pour le comité juridique du PVV-Vrouwen (successeur de la Fédération nationale des femmes libérales, fondée en 1921)[1].

Elle occupe brièvement, en 1980, le poste de secrétaire d'État à la Communauté flamande, au sein du gouvernement Martens III[4]. Elle est également sénatrice cooptée entre le et le [5]. Avec Roger Lallemand, elle est coauteur de la proposition de loi visant à dépénaliser l'interruption volontaire de grossesse[6],[7]. Celle-ci sera adoptée au printemps 1990, en dépit de l'opposition du roi Baudouin, qui refusera de la signer pour des motifs d'objection de conscience[8]. Le souverain sera empêché de régner durant 36 heures pour que la loi puisse être publiée au Moniteur belge et mise en œuvre[9].

Prix et Reconnaissance

En 1989, elle est élue "Femme de l'année", un prix décerné par la CNFB [10].

Affectée par des problèmes de santé liés au diabète, elle décide avec son époux de déménager à Knokke-Heist. Mais son état de santé ne s'améliore pas et elle décède le à Gand, à l'âge de 68 ans[11]. En 2018, une place est inaugurée à son nom[12],[13],[14].

Références

  1. Liberaal Archief, « Liberaal Archief: Biografie Lucienne Herman-Michielsens » [archive du ], sur www.liberaalarchief.be (consulté le )
  2. « ODIS », sur www.odis.be (consulté le )
  3. Liberaal Archief, « Liberaal Archief: Biografie Lucienne Herman-Michielsens » [archive du ], sur www.liberaalarchief.be (consulté le )
  4. « Lucienne Herman-Michielsens »
  5. « GEORGETTE CISELET ET LUCIENNE HERMAN-MICHIELSENS : FEMMES POLITIQUES ET LIBÉRALES »
  6. Sylvie Lausberg, « Roger Lallemand, les femmes et la morale », Sextant. Revue de recherche interdisciplinaire sur le genre et la sexualité, no 35,‎ , p. 163–174 (ISSN 1370-267X, DOI 10.4000/sextant.413, lire en ligne, consulté le )
  7. Bérengère Marques-Pereira et Alain Squilbeck, « L'interruption volontaire de grossesse (2): », Courrier hebdomadaire du CRISP, vol. n° 1128, no 23,‎ , p. 1–47 (ISSN 0008-9664, DOI 10.3917/cris.1128.0001, lire en ligne, consulté le )
  8. Pascal Delwit, La vie politique en Belgique de 1830 à nos jours, Bruxelles, Editions de l'université de Bruxelles, coll. « Références » (no 6), , 2e éd., 390 p. (ISBN 978-2-8004-1479-9, OCLC 690814570), p. 209
  9. « Sur l'euthanasie, le dilemme des rois des Belges qui signent contre leur conscience », sur La Vie.fr, 2022-09-15cest14:32:02+02:00 (consulté le )
  10. Eliane Gubin, « Dictonnaire M - Michielsens Lucienne », dans Catherine Jacques, Valérie Piette, Jean Puissant, Dictionnaire des femmes belges, Bruxelles, Editions Racine, , 635 p. (ISBN 2-87386-434-6), p. 400 - 401
  11. « DECES DE Mme HERMAN-MICHIELSEN L'AVORTEMENT DEPENALISE A ETE SON OEUVRE », sur Le Soir, (consulté le )
  12. Viviane Teiltelbaum, « Invitation à l’inauguration de l’avenue R. Lallemand et de la place L.Herman Michielsens », (consulté le )
  13. Coordinatrice, « A l'inauguration de l'avenue Roger Lallemand et de la place Lucienne Herman-Michielsens », sur CFFB, (consulté le )
  14. « Content Page », sur www.ixelles.be (consulté le )

Article connexe

Annexe

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