Lucius Cornelius Sisenna

Lucius Cornelius Sisenna
Naissance vers 120 av. J.-C.
Décès
Nationalité romain
Activité principale
magistrat, officier, historien
Famille

Lucius Cornelius Sisenna (v. 120-67 av. J.-C.) est un légat et un historien romain.

Biographie

Lucius Cornelius Sisenna appartient à une branche plébéienne de la gens Cornelia. Il a été préteur en 78 av. J.-C., puis propréteur en Sicile. Il était un partisan de Sylla.

Il fut tué lors de la campagne contre les pirates menée par Pompée en vertu de la lex Gabinia, après la Troisième guerre de Mithridate. Sisenna, légat de Pompée, était chargé avec une flotte de surveiller les côtes du Péloponnèse. Au cours de ses opérations de nettoyage de la Méditerranée orientale, Pompée se trouva en rivalité avec Quintus Caecilius Metellus Creticus, qui avait été envoyé en Crète pour en éliminer les pirates ; Q. Metellus refusa de reconnaître l’imperium supérieur de Pompée. Pompée chercha, sans succès, à l'y contraindre en envoyant contre lui son lieutenant L. Octavius, assisté de Sisenna, qui trouva la mort pendant cette opération[1].

Il est l'auteur d'une histoire en vingt-trois tomes, tous perdus ; seuls des fragments courts et dont le contexte n'est pas toujours clair sont encore disponibles. Sur les 144 fragments conservés, 122 viennent du De compendiosa doctrina de Nonius Marcellus[2]. L'ouvrage couvrait la période allant de la guerre sociale à la mort de Sylla. Il semble que Salluste ait commencé son travail sur l'histoire en continuation de celui de Sisenna[2].

Sisenna semble également avoir traduit un recueil de contes érotiques et picaresques d'Aristide de Milet intitulé Milesiae fabulae[3], qui aurait servi de modèle à Pétrone pour l'écriture de son Satyricon[4].

Notes et références

  1. Jérôme Carcopino, César, Paris, PUF, 4e éd., 1950, pp. 603 et 605.
  2. Catherine Sensal, « L’étude des Historiae de L. Cornelius Sisenna : bilan méthodologique », Ktèma, 30, 2005.
  3. Fronton et Marc Aurèle 1830, p. 385.
  4. Zehnacker et Fredouille 2005, p. 55 et 249.

Bibliographie

Édition

Les fragments de Sisenna ont été édités et traduits en français par Martine Chassignet dans L'annalistique romaine, tome III, L'annalistique récente. L'autobiographie politique, Paris, Les Belles Lettres, 2004, p. 50-88.

Études

  • Eugen Cizek, Histoire et historiens à Rome dans l'Antiquité, Lyon, Presses universitaires de Lyon, , 355 p. (ISBN 2-7297-0522-8), p. 65 et suiv.
  • (it) Luigi Pepe, Per una storia della narrativa latina, Naples, Armanni, , p. 55-95 (chap. 3 : « Aristide - Sisenna »).
  • (it) Andrea Aragosti, Lucius Cornelius Sisenna : I frammenti dai Milesarium Libri di L. C. Sisenna, Pitagora, , 99 p.
  • Fronton et Marc Aurèle, Lettres inédites de Marc Aurèle et de Fronton, vol. 1, (lire en ligne), p. 384-385.
  • Hubert Zehnacker et Jean-Claude Fredouille, Littérature latine, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Quadrige manuels », , 520 p. (ISBN 2-13-055211-0)
  • Catherine Sensal, « L’étude des Historiae de L. Cornelius Sisenna : bilan méthodologique », Ktèma, 30, 2005, p. 365-370.
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