Lucius Manlius Torquatus
| Consul |
|---|
| Naissance |
Vers (?) Rome |
|---|---|
| Décès | Lieu inconnu |
| Époque |
République romaine tardive (en) |
| Activité |
Homme politique de la Rome antique, militaire |
| Famille | |
| Père |
Lucius Manlius Torquatus (d) |
| Mère |
Inconnue |
| Enfant |
Lucius Manlius Torquatus |
| Gens | |
| Statut |
Patricien (d) |
Lucius Manlius Torquatus, né vers 110 et mort en 47 avant notre ère, est un homme politique romain, consul en -65 à la suite de la destitution des consuls élus en -66, partisan de Cicéron lors de la conjuration de Catilina (-63) et partisan de Pompée lors de la guerre civile déclenchée par César en -49.
Éléments biographiques
Origines familiales
Il est issu de la gens Manlia et de la famille patricienne des Manlii Torquati.
Consulat (-65)
Après les élections consulaires de -66, les deux consuls élus pour -65, Publius Cornelius Sylla, neveu de l'ancien dictateur Sylla, et Publius Autronius Paetus, sont accusés de corruption électorale par Lucius Manlius Torquatus et Lucius Aurelius Cotta, oncle de Jules César. Condamnés, ils sont destitués de leur consulat, qui est dévolu aux deux accusateurs.
Cette opération amène Publius Sylla à s'associer avec Lucius Sergius Catilina, qui a été empêché de se présenter aux élections de -66, dans un projet d'attentat contre les deux consuls, qui n'aboutit à rien.
Dans la conjuration de Catilina (-63)
Catilina est candidat en -64, mais est battu par l'avocat Cicéron. De nouveau battu en -63, il va fomenter une autre conjuration, de plus grande ampleur, combattue avec succès par Cicéron, la « conjuration de Catilina » (novembre-décembre -63).
Lucius Manlius Torquatus soutient alors Cicéron et le Sénat[réf. nécessaire].
Dans la guerre civile de César contre Pompée (49-45)
Lorsque, après avoir conquis la Gaule, Jules César entre en rébellion contre le Sénat en « franchissant le Rubicon » (11 janvier -49), Lucius Manlius Torquatus se montre loyal au Sénat et à Pompée, contrairement à son ancien collègue Aurelius Cotta.
En -48, Pompée est vaincu à Pharsale. Manlius Torquatus est fait prisonnier cette même année, et est exécuté en -47.[réf. nécessaire]
Bibliographie
- Yasmina Benferhat, « Manlius Torquatus (L.) », dans Richard Goulet (dir.), Dictionnaire des philosophes antiques, Paris, CNRS Éditions, (ISBN 2-271-06386-8), vol. 4, p. 255–256.
- (en) T. Robert S. Broughton (The American Philological Association), The Magistrates of the Roman Republic : Volume I, 509 B.C. - 100 B.C., New York, Press of Case Western Reserve University (Leveland, Ohio), coll. « Philological Monographs, number XV, volume I », , 578 p., p. 60, 63, 69, 137–138, 145, 148, 156, 168.
- (en) Catherine J. Castner, Prosopography of Roman Epicureans from the Second Century B. C. to the Second Century A. D., Francfort, Peter Lang, coll. « Studien zur klassischen Philologie » (no 34), (ISBN 3-8204-9933-4), p. 40–42.
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