Ludovico Fulci

| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 84 ans) Messine |
| Nom dans la langue maternelle |
Lodovico Fulci |
| Nationalité |
italienne (à partir du ) |
| Activités | |
| Parentèle |
Nicolò Fulci (frère) Luigi Fulci (cousin germain) |
| Distinctions |
|---|
Ludovico Fulci (Santa Lucia del Mela, – Messine, ) est un juriste et homme politique italien. Professeur de droit pénal, il est député à la Chambre des députés du Royaume d'Italie puis sénateur.
Biographie
Issu d'une vieille famille noble calabraise de Tropea, installée en Sicile au XVIe siècle, Ludovico Fulci est le fils de l'avocat et professeur de droit civil à l'université de Messine et de droit commercial et d'économie politique à l'Institut royal technique, Antonio Fulci (1810-1882). Collaborateur de nombreuses revues juridiques, membre de l’Académie de législation de Toulouse, l'universitaire fonde et codirige la revue Temi Zanclea[1]. Il est l'auteur de nombreux essais de droit civil, dont la première analyse (1865) du Code civil italien. Il refuse une chaire à Rome afin de rester à Messine dont il a été vice-président du Conseil provincial, conseiller municipal[2].
Le frère cadet de Ludovico Fulci est Nicolò Fulci, député[1].
Diplômé en droit à l’université de Messine, Ludovico Fulci y est d'abord chargé de cours en droit pénal à partir de 1891, puis nommé professeur de droit et de procédure pénale le 8 mars 1918[3].
En parallèle, il s'engage en politique. Il est tour à tour membre, vice-président puis président du conseil provincial de Messine, député et sénateur.
Il participe également à la revue romaine L'Eloquenza[3].
Durant la Première Guerre mondiale, Fulci et Giuseppe Paratore s'activent pour engager les civils messinois dans l’effort de guerre après avoir créé, avant l'entrée en guerre de l'Italie, un Comité de « Préparation civile » présidé par Ludovico Falci (1915), puis un Comité de « Résistance nationale » (1917)[4].
En mars 1919, Ludovico Fulci lance à Messine le Fascio démocratique avec les libéraux Martino, Bette et Siracusano ainsi que les démocrates Silvestro Pulejo, Faucello, Baratta et Manci[4].
Décorations
- Chevalier (3 juin 1878), officier (8 janvier 1885), commandeur (22 septembre 1890), Grand Officier ( 27 avril 1913) de l'Ordre de la Couronne d'Italie ;
- Chevalier (10 juin 1880), Commandeur (24 mars 1912) de l'Ordre des Saints-Maurice et Lazare.
Notes et références
- (it) « FULCI, Ludovico - Enciclopedia », sur Treccani (consulté le )
- ↑ (it) Giorgio Attard, Messinesi insigni del sec. XIX sepolti al Gran Camposanto, Messine, Società Messinese di Storia Patria, a cura di Giovanni Molonia, , 2e éd. (1re éd. 1926), 81 p. (lire en ligne), « Fulci Antonio », p. 66-67.
- (it) « Patrimonio dell'Archivio storico Senato della Repubblica », sur patrimonio.archivio.senato.it (consulté le )
- (it) Antonio Cicala, Messina dall'Unità al fascismo: Politica e amministrazione (1860-1926), Il Grano Edizioni, (ISBN 978-88-99045-85-2, lire en ligne), p. 173
Liens externes
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