Luiz Saldanha

Luiz Saldanha
Nom de naissance Luiz Vieira Caldas Saldanha
Naissance
Lisbonne (Portugal)
Décès (à 59 ans)
Cascais (Portugal)
Nationalité portugaise
Domaines Biologie marine, océanographie, écologie marine
Institutions Faculté des sciences de l'université de Lisbonne
Musée Bocage
Laboratoire maritime de Guia
Diplôme Faculté des sciences de l'université de Lisbonne
Formation Lycée français de Lisbonne
Renommé pour Étude de la faune marine de l'Atlantique nord-est
Recherches en grande profondeur et sur les sources hydrothermales
Développement des sciences de la mer au Portugal
Distinctions Commandeur des Palmes académiques
Officier de l'ordre de Grimaldi
Grande médaille Albert-Ier (1988)
Prix Manley-Bendall de la personnalité maritime de l'année
Tridente d'Oro (1990)
Grand officier de l'ordre de Sant'Iago de l'Épée (1999, à titre posthume)

Luiz Saldanha, de son nom complet Luiz Vieira Caldas Saldanha, né le à Lisbonne et mort le à Cascais, est un biologiste marin, océanographe et universitaire portugais. Professeur à la faculté des sciences de l'université de Lisbonne, il est connu pour ses travaux sur la faune marine de l'Atlantique nord-est, ses recherches en grande profondeur et son rôle dans le développement des sciences de la mer au Portugal[1],[2],[3].

Formé au Lycée français de Lisbonne, il entretient au cours de sa carrière des liens suivis avec l'espace scientifique francophone, à travers ses collaborations avec des biologistes marins français, ses recherches à bord de submersibles français, ses distinctions françaises et monégasques et plusieurs publications en langue française[1],[2],[4],[5],[6].

À partir de 1969, il participe à des recherches en grande profondeur à bord du bathyscaphe Archimède, du Nautile et de l'Alvin, et prend part aux travaux ayant conduit à l'identification du mont hydrothermal Lucky Strike, dans la région des Açores[1],[2],[7].

Il cosigne Histoires naturelles franco-portugaises du XIXe siècle avec Jacques Daget en 1989, puis codirige avec Jacqueline Carpine-Lancre le volume Souverains océanographes : Dom Carlos I, roi de Portugal et Albert Ier, prince de Monaco, publié en 1992 et préfacé par le prince Rainier III de Monaco[5],[6],[8].

Au Portugal, Saldanha contribue à introduire dans l'enseignement supérieur plusieurs disciplines de biologie marine, notamment l'ichtyologie et l'océanographie biologique, et forme de nombreux biologistes marins devenus par la suite chercheurs et enseignants au Portugal comme à l'étranger[1],[2]. Il joue aussi un rôle central dans le renforcement des infrastructures et de la coordination institutionnelle des sciences marines, notamment à travers la relance et la direction du laboratoire maritime de Guia, à Cascais, entre 1974 et 1997[9],[2].

Biographie

Formation et jeunesse

Luiz Saldanha naît à Lisbonne, dans la paroisse de São Sebastião da Pedreira. Il effectue sa scolarité primaire et secondaire au Lycée français Charles-Lepierre de Lisbonne. Durant ces années, il fréquente un groupe scout rattaché à l'église Saint-Louis-des-Français, où il développe un intérêt précoce pour l'exploration de la nature[10],[1].

Neveu de l'archéologue Eduardo da Cunha Serrão, il accompagne également ce dernier lors de fouilles et d'autres travaux archéologiques, ce qui contribue à éveiller sa curiosité scientifique. Selon des témoignages familiaux, son intérêt ultérieur pour la vie animale et la biologie est largement autodidacte[10].

Plongée et premières campagnes océanographiques

Encore jeune étudiant, Saldanha devient l'un des pionniers de la plongée sous-marine au Portugal. En 1956, à l'âge de dix-huit ans, il effectue sa première plongée au large de Sesimbra, avec un équipement emprunté et sans combinaison isothermique. Quelques mois plus tard, à l'invitation de Mário Ruivo, de l'Instituto de Biologia Marinha (Institut de biologie marine), il participe à sa première campagne océanographique à bord du navire Faial, où il rencontre plusieurs chercheurs étrangers, parmi lesquels le biologiste marin français Jean-Marie Pérès, et commence à correspondre avec eux[10],[2].

Service militaire, Angola et débuts professionnels

En 1961, il obtient une licence en sciences biologiques à la faculté des sciences de l'université de Lisbonne, après avoir achevé ses derniers examens durant une longue période de service militaire comme officier de l'armée de terre portugaise[1].

En 1962, déjà marié, il est envoyé en Angola dans le cadre des guerres coloniales portugaises, où il reste pendant deux ans et trois mois, dans la zone d'intervention nord. Parallèlement à ses obligations militaires, il mène des collectes scientifiques, perfectionne ses techniques de taxidermie et réunit des spécimens zoologiques et botaniques qui seront ensuite déposés au Musée Bocage, aujourd'hui intégré au Musée national d'histoire naturelle et de la science de Lisbonne[1],[2].

Après son retour, il commence sa carrière professionnelle en 1965 comme naturaliste au Musée Bocage. Il y reste jusqu'en 1970, date à laquelle il devient chercheur au musée et laboratoire zoologique et anthropologique de la faculté des sciences[1].

Carrière universitaire

En 1974, Saldanha soutient un doctorat ès sciences, spécialité écologie animale, à la faculté des sciences de Lisbonne, avec distinction. Il y poursuit ensuite une longue carrière d'enseignant : professeur assistant en 1975, professeur extraordinaire en 1978, puis professeur titulaire en 1979[1],[2].

Il contribue à l'introduction et à l'enseignement universitaire, au Portugal, de disciplines telles que l'ichtyologie et l'océanographie biologique, formant plusieurs générations de biologistes marins[1],[2].

Laboratoire maritime de Guia

En 1974, l'année même de son doctorat, Saldanha entreprend la remise en état du fort Nossa Senhora da Guia, à Cascais, où il réactive et développe le Laboratoire maritime de Guia[9]. Il demande en le classement du fort comme immeuble d'intérêt public, décision approuvée en 1977[2].

Sous sa direction, le laboratoire devient un centre d'enseignement et de recherche en biologie marine et en océanographie biologique, rattaché à la faculté des sciences de l'université de Lisbonne. Il en assure la direction de 1974 jusqu'à sa mort en 1997[2].

Recherches, expéditions et diffusion scientifique

Les recherches et campagnes océanographiques de Saldanha ne se limitent pas aux eaux portugaises. Il séjourne dans des laboratoires en France, au Royaume-Uni, aux États-Unis et à Monaco, et participe à des expéditions en mer Méditerranée, dans l'océan Atlantique, l'océan Arctique, l'océan Indien, le Pacifique et en Antarctique[1],[2],[11].

L'ampleur géographique de ses voyages vaut à Saldanha, dans certains médias portugais, le surnom d'« homme des sept mers »[12].

À partir de 1969, il plonge régulièrement à bord de submersibles habités comme le bathyscaphe Archimède, le Nautile et l'Alvin, afin d'étudier la biologie abyssale et la faune des sources hydrothermales[1],[2]. En 1992, à bord de l'Alvin, il prend part aux travaux qui conduisent à l'identification du mont hydrothermal Lucky Strike, premier site hydrothermal reconnu dans la région des Açores[7].

Au-delà du domaine marin, il mène également des expéditions terrestres dans des régions désertiques, souvent en caravane traditionnelle, et prête attention aux dimensions humaines et ethnographiques des communautés qu'il rencontre[1].

En , l'incendie du bâtiment de la faculté des sciences de Lisbonne détruit son laboratoire, une grande partie de ses équipements, de ses manuscrits, de ses notes de travail, de ses livres et tirés à part, ainsi qu'une part importante de la collection zoologique réunie en Angola, ce qui entraîne des retards significatifs dans plusieurs recherches en cours[1].

Saldanha accorde aussi une grande importance à la diffusion de la science. Il donne de nombreuses conférences au Portugal et à l'étranger, participe à des comités de lecture de revues scientifiques et réalise pour la RTP les séries documentaires Missão Açores (1984)[13] et O Mar e a Terra (1985, 1987)[14].

Cette insertion dans l'espace scientifique francophone se reflète également dans ses travaux d'histoire de l'océanographie. À la fin des années 1980 et au début des années 1990, Saldanha participe à plusieurs ouvrages publiés en français et consacrés aux relations scientifiques franco-portugaises et luso-monégasques, notamment Histoires naturelles franco-portugaises du XIXe siècle, avec Jacques Daget, et Souverains océanographes : Dom Carlos I, roi de Portugal et Albert Ier, prince de Monaco, codirigé avec Jacqueline Carpine-Lancre et préfacé par le prince Rainier III de Monaco[5],[6],[8].

Protection de la nature

Très tôt engagé dans la conservation de la nature, Saldanha et d'autres membres du Centre portugais d'activités subaquatiques présentent en 1965 au ministère de la Marine un projet de création d'une réserve marine sur la côte de la serra de l'Arrábida. Bien que le projet ne soit pas retenu à l'époque, l'aire proposée est finalement protégée en 1998 avec la création du Parc marin Professeur-Luiz-Saldanha, intégré au Parc naturel de l'Arrábida[1],[15],[16].

Il collabore avec plusieurs associations de conservation, notamment la Liga para a Protecção da Natureza (Ligue pour la protection de la nature, LPN), dont il préside le conseil d'administration de 1985 à 1987 puis l'assemblée générale[17],[1].

Responsabilités institutionnelles

Saldanha exerce plusieurs responsabilités scientifiques nationales et internationales. En 1987, il prend la présidence de l'Institut national de recherche sur les pêches (INIP), organisme ultérieurement intégré à l'Institut portugais de la mer et de l'atmosphère (IPMA)[18],[2].

Il est également vice-président du Conseil international pour l'exploration de la mer, délégué dans plusieurs programmes européens consacrés aux sciences marines, membre d'instances scientifiques liées à l'Institut océanographique de Monaco et au Musée océanographique de Monaco, ainsi qu'actif dans différentes académies scientifiques internationales[2].

En 1991, il favorise la création de l'Instituto do Mar (IMAR), avec l'objectif de rassembler les chercheurs portugais en sciences marines ; il en devient le premier président de la direction et du conseil scientifique[2].

Activités artistiques

Parallèlement à sa carrière scientifique, Saldanha développe une activité artistique soutenue. Durant ses voyages et expéditions, il tient des carnets illustrés à l'aquarelle et au crayon de couleur, représentant paysages, espèces observées et moments marquants de terrain ; certains de ces carnets sont ensuite exposés ou publiés[1],[2].

Il pratique aussi la collection et la peinture de petits soldats, composant des dioramas à thème historique ou militaire qui lui valent plusieurs récompenses dans des expositions spécialisées[2].

Mort

Luiz Saldanha meurt le à son domicile de Cascais, après une longue maladie[3]. Son décès survient le jour de la Journée nationale de la mer au Portugal, date ensuite évoquée dans plusieurs hommages consacrés à sa mémoire[3].

Distinctions et hommages

Distinctions

Hommages posthumes

Après sa mort, plusieurs lieux, institutions et initiatives scientifiques prennent son nom.

  • En 1998, le Parc marin Professeur-Luiz-Saldanha est créé dans l'Arrábida[15],[16].
  • La même année, une mission hydrothermale portugaise dans les Açores, dite Missão Saldanha, ainsi qu'un mont hydrothermal, sont baptisés en son honneur[7],[22].
  • En 1999, une bibliothèque spécialisée de la station de biologie marine de Funchal reçoit son nom[3],[23],[24].
  • Le , les postes portugaises (CTT Correios) émettent une carte commémorative à son effigie à l'occasion de la Journée de la mer[2].
  • Le même jour, la Société de géographie de Lisbonne inaugure l'exposition Luiz Saldanha: Naturalista do Século XX dans son musée[2].
  • Une salle de l'Oceanarium de Lisbonne porte son nom entre 1998 et 2016[25].
  • En , le Musée national d'histoire naturelle et de la science et le laboratoire maritime de Guia organisent une séance en hommage au dixième anniversaire de sa mort et présentent l'ouvrage Luiz Saldanha e o Laboratório Marítimo da Guia d'Armando J. Almeida et Pilar Pereira[26],[27],[28].
  • En 2021, la municipalité de Funchal commémore à nouveau l'anniversaire de sa mort lors d'une session évocatrice à la station de biologie marine de Funchal[29].
  • En 2022, la municipalité de Sesimbra lui attribue à titre posthume le « Medalhão da Vila de Sesimbra » pour son rôle dans l'identification et la protection de sites de pistes de dinosaures au cap Espichel[30].

Toponymie

Le nom de Luiz Saldanha est également présent dans la toponymie locale, notamment à travers une rue à Cascais et une autre à Tavira[31],[32].

Taxons nommés en son honneur

Plusieurs taxons ont été nommés en hommage à Luiz Saldanha :

  • Charaxes lucretius saldanhai (Bivar de Sousa, 1983), sous-espèce de papillon angolais[33] ;
  • Coloconger saldanhai (Quéro, 2001), espèce d'anguille[34] ;
  • Geocharis saldanhai (A. Serrano et Aguiar, 2001), espèce de coléoptère[35] ;
  • Ilyophis saldanhai (Karmovskaya et Parin, 1999), espèce d'anguille[36] ;
  • Ophidion saldanhai (Matallanas et Brito, 1999), espèce de poisson signalée au Cap-Vert et dans le golfe de Guinée[37] ;
  • Pachycara saldanhai (Biscoito et Almeida, 2004), espèce de poisson des grandes profondeurs[38] ;
  • Puellina saldanhai (Harmelin, 2001), espèce microscopique marine signalée dans le sud du Portugal[39].

Publications sélectionnées

Luiz Saldanha est l'auteur d'environ 130 publications scientifiques et de cinq livres[40]. Parmi les titres les plus directement liés à l'espace scientifique francophone figurent notamment :

  • Histoires naturelles franco-portugaises du XIXe siècle, avec Jacques Daget (Instituto Nacional de Investigação das Pescas, Lisbonne, 1989)[5].
  • Souverains océanographes : Dom Carlos I, roi de Portugal et Albert Ier, prince de Monaco, documents réunis et commentés avec Jacqueline Carpine-Lancre et préfacé par le prince Rainier III de Monaco (Fondation Calouste Gulbenkian, Lisbonne, 1992)[6],[8].
  • Observations bionomiques à « Pedra da Anixa » (1971)[40].
  • La côte du Mozambique. Résultats d’une exploration zoologique préliminaire (1973)[40].

Parmi ses autres travaux souvent cités figurent :

  • Alguns processos usuais para a preparação e conservação de animais marinhos (1959)[40].
  • Como nasceu a secção de estudos submarinos da Sociedade Portuguesa de Ciências Naturais (1959)[40].
  • Recordando a Zoologia (1960)[40].
  • Sobre três espécies de teleósteos (Nettastomidae e Notacanthidae) novas para a Costa de Portugal (1965)[40].
  • Estudo do povoamento dos horizontes da rocha litoral da costa da Arrábida (1974)[40].
  • Fauna Submarina Atlântica (1980)[40].
  • Estudo ambiental do estuário do Tejo: povoamentos bentónicos, peixes e ictioplancton do estuário do Tejo (1980)[40].
  • A protecção e a conservação do meio marinho (1986)[40].
  • A protecção e a conservação do meio marinho nos Açores e na Madeira (1988)[40].
  • Um parque marinho no Espichel (1992)[40].
  • Prince Albert of Monaco and King Carlos of Portugal: Their contribution to the knowledge of the Atlantic deep-sea fauna (1993)[40].
  • Fauna submarina atlântica: Portugal continental, Açores, Madeira (1995)[40].
  • One hundred years of Portuguese Oceanography in the footsteps of King Carlos Bragança (1997)[40].

Voir aussi

Notes et références

  1. (pt) Pedro Ré et Armando J. Almeida, « Saldanha, Luiz Vieira Caldas », sur Centro Interuniversitário de História das Ciências e da Tecnologia (consulté le ).
  2. (pt) Pedro Ré et Armando J. Almeida, « Luiz Saldanha (1937-1997) - A paixão pelo mar » [PDF], sur Faculdade de Ciências, Universidade de Lisboa, (consulté le ).
  3. (en) Pedro Ré, Armando J. Almeida et Manuel Biscoito, « Luiz Vieira Caldas Saldanha: Passion for the Sea », Boletim do Museu Municipal do Funchal, no Supplément 6,‎ , p. 5-13 (lire en ligne, consulté le ).
  4. « Grande Médaille Albert Ier » [PDF], sur Institut océanographique, Fondation Albert Ier, Prince de Monaco (consulté le ).
  5. « Histoires naturelles franco-portugaises du XIXe siècle / par Jacques Daget, Luiz Saldanha », sur Sudoc (consulté le ).
  6. « Souverains océanographes [Texte imprimé] / Dom Carlos I,..., Albert Ier,... ; documents réunis et commentés par Jacqueline Carpine-Lancre et Luiz Vieira Caldas Saldanha », sur Bibliothèque nationale de France (consulté le ).
  7. (pt) Nuno Crato, « A Missão Saldanha », sur Ciência em Portugal (Instituto Camões), (consulté le ).
  8. « Souverains océanographes (version papier épuisée) », sur Annales Monégasques (consulté le ).
  9. (pt) « Laboratório Marítimo da Guia / Forte de Nossa Senhora da Guia », sur Universidade de Lisboa (consulté le ).
  10. (pt) Miguel Saldanha, « O meu Pai » [PDF], sur Câmara Municipal do Funchal (consulté le ).
  11. (pt) Fernando Reis, « Luiz Vieira Caldas Saldanha (1937-1997) », sur Ciência em Portugal (Instituto Camões) (consulté le ).
  12. (pt) João Paulo Sacadura, « Luiz Saldanha, o homem dos Sete Mares », Fórum Ambiente, no 8,‎ , p. 13-15.
  13. (pt) « Missão Açores », sur RTP Arquivos (consulté le ).
  14. (pt) « O Mar e a Terra », sur RTP Arquivos (consulté le ).
  15. (pt) « Parque Marinho Professor Luiz Saldanha », sur Universidade do Algarve (consulté le ).
  16. (pt) Hugo Marques, « Nas águas do Parque Marinho Professor Luiz Saldanha na Arrábida », sur National Geographic Portugal, (consulté le ).
  17. (pt) « Inauguração da exposição Arrábida: um laboratório natural para o estudo do oceano », sur Liga para a Protecção da Natureza, (consulté le ).
  18. (pt) « Posse da nova direcção do INIP », sur RTP Arquivos, (consulté le ).
  19. « Prix et récompenses 2025 » [PDF], sur Académie de marine (consulté le ).
  20. (it) « Tridenti 1990-99 », sur Accademia internazionale di scienze e tecniche subacquee (consulté le ).
  21. (pt) « Cidadãos Nacionais Agraciados com Ordens Portuguesas », sur Presidência da República Portuguesa (consulté le ).
  22. (pt) Nuno Crato, « Monte Saldanha », sur Oceanário de Lisboa (consulté le ).
  23. (pt) « Biblioteca Professor Luiz Saldanha », sur Câmara Municipal do Funchal (consulté le ).
  24. (pt) « Biblioteca Professor Luiz Saldanha recebe novo espólio » [PDF], sur Câmara Municipal do Funchal, (consulté le ).
  25. (pt) « Oceanário – Espaços para Eventos », sur Câmara Municipal de Lisboa (consulté le ).
  26. (pt) Maria João Ferreira, « Museu Bocage – datas e factos importantes », sur TriploV (consulté le ).
  27. (pt) Armando J. Almeida, « Luiz Saldanha e o Laboratório Marítimo da Guia (1975-1977). Ensino e Investigação », sur Museu Nacional de História Natural, (consulté le ).
  28. (pt) « Em estreia », Público,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  29. (pt) « Câmara Municipal do Funchal assinala Dia Mundial do Mar e aniversário da morte de Luiz Saldanha », sur Câmara Municipal du Funchal, (consulté le ).
  30. (pt) « Sesimbra distingue Luiz Saldanha, Miguel Telles e Galopim de Carvalho », sur Câmara Municipal de Sesimbra, (consulté le ).
  31. (pt) « Rua Luis Saldanha, Cascais », sur Ruas de Portugal (consulté le ).
  32. (pt) « Rua Professor Luiz Saldanha, Tavira », sur Ruas de Portugal (consulté le ).
  33. « Charaxes lucretius saldanhai », sur Wikispecies (consulté le ).
  34. « Coloconger saldanhai », sur Fishwise (consulté le ).
  35. « Geocharis saldanhai », sur Naturdata (consulté le ).
  36. « Ilyophis saldanhai », sur Encyclopedia of Life (consulté le ).
  37. « Ophidion saldanhai », sur FishBase (consulté le ).
  38. « Pachycara saldanhai », sur FishBase (consulté le ).
  39. « Puellina saldanhai », sur World Register of Marine Species (consulté le ).
  40. (en) Armando J. Almeida, « List of publications of Luiz Saldanha from 1959 up to 2001 » [PDF], sur Faculdade de Ciências de Lisboa (consulté le ).
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