Lukas Mühlemann
| Naissance |
Zurich |
|---|---|
| Nationalité | suisse |
| Diplôme | |
| Profession | |
| Activité principale |
directeur général de Swiss Life de 1994 à 1996 et de Crédit Suisse de 1997 à 2001 |
Lukas Mühlemann, né le à Zurich, est un gestionnaire d'entreprise suisse, travaillant dans le secteur bancaire.
Il est le directeur général de Swiss Re de 1994 à 1996 et de Crédit Suisse de 1997 à 2000.
Biographie
Origines et famille
Lukas Mühlemann naît le à Zurich[1]. Il est originaire de la même ville et de Bönigen, dans le canton de Berne[2].
Il est marié[2] et père de deux enfants[3].
Études
Il fait des études de droit économique de 1969 à 1973 à l'Université de Saint-Gall, puis d'économie d'entreprise de 1975 à 1977 à la Harvard Business School[1], où il obtient une maîtrise en administration des affaires pour cadres[4].
Parcours professionnel
Après travaillé chez IBM[2], il rejoint en 1977 pour le cabinet de conseil McKinsey & Company. Il en devient partenaire en 1982 et partenaire senior en 1986. Trois ans plus tard, en 1989, il est nommé directeur des filiales suisses de l'entreprise[1].
Le , il devient le directeur général de Swiss Re[1], qu'il restructure de fond en comble en deux ans, vendant la moitié du groupe et parvenant à augmenter le bénéfice de l'assureur de 50 %[5],[6].
En 1997, il est nommé directeur général de Crédit Suisse[7] et membre du conseil d'administration de la banque en 2000[8]. Il démissionne de son poste de directeur en , puis du conseil d'administration en [7].
Lukas Mühlemann est longtemps considéré comme un génie de l'ingénierie financière, mais la chute des bourses de 2001-2002 révèle que sa stratégie d'expansion était trop risquée : « Ses acquisitions extraordinairement coûteuses, son manque de perspicacité au sein du conseil d'administration de Swissair, les résultats désastreux de l'assureur Winterthur dont il avait forcé l'acquisition, les multiples problèmes judiciaires de CSG à l'étranger, contribuèrent puissamment à l'effondrement de la cote du groupe zurichois »[8].
Documentaire
- Wolfgang Herles, Die diskrete Macht der Crédit Suisse - Wie Lukas Mühlemann die grösste Schweizer Bank umbaut, 1997[9]
Notes et références
- (de) « Lukas Mühlemann », sur Munzinger-Archiv (consulté le )
- (de) Gt., « Neuer Konzern-Chef für die Schweizer Rück », Neue Zürcher Zeitung, , p. 33 (lire en ligne)
- ↑ Elisabeth Eckert, « L'homme par qui la tempête bancaire revient », L'Hebdo, , p. 27 (lire en ligne)
- ↑ « Mühlemann, Lukas », sur Base de données des élites suisses (consulté le )
- ↑ Anne Kaufmann, « L'éclat terni d'une superstar de la finance », 24 heures, , p. 3 (lire en ligne)
- ↑ Chantal Thévenoz, « Le manager en qui tout le monde croit », L'Hebdo, , p. 34 (lire en ligne)
- (de) « Aufstieg und Fall des Lukas Mühlemann », Blick, (consulté le )
- Alexandre Bruggmann, « Lukas Mühlemann met fin au scandale autour de ses indemnités », Le Temps, (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
- ↑ pd, « Mühlemann im Porträt », Thurgauer Zeitung, , p. 37 (lire en ligne)
Liens externes
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