Lycée Eberhard-Louis de Stuttgart
| Fondation | 1686 |
|---|---|
| Type | Gymnasium |
| Particularités | Mixité |
| Population scolaire | 500 élèves (2017) |
|---|---|
| Étudiants | 596 () et 443 () |
| Enseignants | 49 enseignants |
| Ville | Stuttgart |
|---|---|
| Pays |
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| Site web | https://www.ebelu.de/ |
| Coordonnées | 48° 28′ 17″ nord, 9° 56′ 28″ est | |
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| Géolocalisation sur la carte : Allemagne
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Le lycée Eberhard-Louis est un lycée établi en 1686, dans la ville de Stuttgart. Le lycée est le plus ancien de la ville, dont beaucoup d'autres, au fil des années, émergent. On le réfère souvent à 'Ebelu', tiré des quelques premières lettres des noms homonymes[1].
Ebelu est un lycée humaniste et musical, où les étudiants choisissent entre une spécialisation musicale ainsi qu'une spécialisation linguistique. Les élèves participent régulièrement à une diversité de représentations musicales, surtout de musique classique, et l'école organise ou accueille régulièrement des événements culturels et sociaux[2],[3],[4]. L'école a des diplômés reconnus, dont Fritz Bauer, Loriot, et Claus von Stauffenberg[5],[6].
En 2018, le bâtiment est agrandi et rénové[7].
Historique
Initialement et depuis le XIVe siècle, il s'agit d'une école latine, qui sera ensuite déplacée dans un autre quartier de la ville. Après un moment, des changements légaux concernant la scolarité ainsi que le développement et la popularisation de l'humanisme mènent à un agrandissement en un "Pädagogium" de classe 6, abandonnant son statut de cité scolaire afin d'endosser celui d'école publique ainsi qu'accepter l’extension de l’autorité du directeur de cette nouvelle « école modèle » sur les écoles latin de l'État. L'école est établie en 1686 en tant que Gymnasium illustre (zu Stuttgart). Parmi les raisons ayant conduit à sa fondation figurent les inquiétudes à propos d'un standard d'apprentissage plus bas suite à guerre de Trente Ans, mais également un désir d'ériger une école à Stuttgart ayant préparé ses diplômés afin d'accéder aux universités pouvant rivaliser avec les cités scolaires ainsi que les écoles religieuses.
Au XVIIIe siècle et XIXe siècle
Au XVIIIe siècle et XIXe siècle, la croissance rapide ainsi que la nouvelle organisations des écoles mènent à une volonté de davantage d'espace, qui aboutit à des rénovations ainsi qu'une nouvelle fondation entre 1838 et 1840[8]. Un Realschule est ajouté en 1794, simultanément avec un agrandissement du nombre de classes, s'élevant désormais à 9. Cette école deviendra plus tard le Friedrich-Eugens-Gymnasium. Un lycée réaliste est ajouté en 1867, qui deviendra indépendant en 1871 et se transformera en Dillmann-Gymnasium. En 1881, lors du règne de Charles Ier, en raison de la surpopulation, le Karls-Gymnasium est établi et prend 18 de ses 39 classes. En ce moment, il change de nom et prend celui d'Eberhard-Louis de Wurtemberg, ayant été mineur et sous tutelle lors de la fondation de l'école.
Au XXe siècle
Lors de la seconde guerre mondiale, le bâtiment est partiellement évacué, déplaçant certaines leçons vers les écoles se trouvant hors de la cité scolaire. Le bâtiment de l'Ebelu est bombardé en 1944 par les alliées et n'est reconstruit qu'en 1957[8]. Jusqu'à ce qu'ils ne déménagent dans le nouveau bâtiment, les étudiants se déroulent principalement dans des salles de classe appartenant à d’autres écoles. Pendant et après les mouvements sociaux de 1968, il y a un conflit important entre les professeurs et le corps étudiant, conduisant même au vandalisme, tel que la destruction de la propriété de l'école en 1972. Les causes comprennent la maltraitance des étudiants causée par les professeurs, mais aussi d'un désir d'une libéralisation générale. Haussmann, le recteur de l'époque, est généralement strict, mais protège également les étudiants et tout particulièrement le journal des étudiants, malgré le fait que celui-ci imprime des numéros controversés y compris concernant la sexualité ainsi qu'une entrevue avec Rudi Dutschke, le représentant le plus connu du mouvement étudiant d'Allemagne de l'Ouest en 1968[9].
Au XXIe siècle
En raison de la création du projet pilote de spécialisation musicale en 2013, le manque d'espace nécessite une rénovation du bâtiment, prévoyant d'étendre l'espace disponible de 3 100 m2 à 4 500 m2. L'espace additionnel devrait héberger une nouvelle branche dédiée aux salles de classe scientifiques, un espace consacré aux événements et concerts, une nouvelle salle de sport, ainsi qu'une cafétéria agrandie. De plus, les espaces extérieurs sont également rénovés. À partir de 2020, le projet est estimé à 67 millions d'euros[10].
En 2015, un bâtiment temporaire est créé à environ 200 mètres de l'école, dans le but d'accueillir les étudiants en fin de cycle lors de la rénovation[7]. Bien qu'à l'origine il était prévu que les étudiants restent dans certaines parties du bâtiment pendant la rénovation, le plan a été changé. Environ 500 étudiants sont temporairement déplacés dans un bâtiment appartenant initialement à l'École Hedwig Dohm (Hedwig-Dohm-Schule) au Ludwigstraße 111[7]. Le transfert temporaire se produit en 2019 et est accompli avec succès, malgré certains problèmes mineurs[11].
Spécialisations
Spécialisation humaniste
La plupart des étudiants font partie de la spécialisation humaniste générale. En plus des matières généralement obligatoires tel que l'anglais, les étudiants sont contraints d'apprendre le latin de la classe 5 (l'équivalent de la 6e en France) jusqu'à la classe 10 (l'équivalent de la 2nde). À partir de la classe 8, les étudiants doivent ou bien choisir une troisième langue (le français ou le grec ancien) ou bien étudier la musique en tant que matière principale (séparément de ceux ayant une spécialisation musicale complète).
Spécialisation musicale
Depuis 2013, "Ebelu" possède une classe de musique séparée destinée aux étudiants surdoués en plus des classes de langue et de musique normales. Celle-ci permet aux étudiants ayant un talent musical d'avoir des cours en coopération avec un collège local dans des matières liées à la musique, mais en attendant, ils s'assurent qu'ils peuvent acquérir le diplôme général d'entrée à l'université. Afin d'être admis, l'étudiant doit se soumettre à un examen particulier.
Bâtiment
Le premier bâtiment de la façon dont il est aujourd'hui, Gymnasiumstraße à Stuttgart, est construit en 1686 et converti en 1840. Un nouveau bâtiment est érigé en 1903 dans Holzgartenstraße puis est bombardé en 1944 dans la ville de Stuttgart. L'école est ensuite hébergée au sein des bâtiments du Zeppelin-Gymnasium jusqu'à ce que les nouveaux bâtiments du site de l'ancienne villa de Ferdinand von Zeppelin à Herdweg 72 soit achevé en 1957[8]. Le nouveau bâtiment est développé par une équipe dirigé par l'architecte Hans Bregler, un ancien élève ayant terminé son abitur en 1941. Le bâtiment devient patrimoine protégé en raison de son architecture primée (Prix Paul Bonatz 1959)[8]. La rénovation du bâtiment commence en 2019, comprenant l'agrandissement du bâtiment ainsi que la modernisation de la structure musicale et scientifique.
Vie étudiante et activités
L'école à une collaboration de longue date avec l'école saint-François de Bombay, incluant deux semaines d'échanges[4]. Des événements liés à la politique, l'art ou encore l'histoire ont régulièrement lieu, généralement organisés par des étudiants actuels ou anciens, ainsi que des parents d'élèves[9],[3].
Depuis 2018, le prix Fritz Bauer, portant le nom de l'ancien élève Fritz Bauer, est donné aux étudiants pour engagement social remarquable[12]. Fritz Bauer est un juge et procureur juif ayant aidé à la capture d'Adolf Eichmann et participé au procès de Francfort[13],[14].
Des événements musicaux, souvent donnés par les étudiants ayant pris la spécialisation musicale, sont régulièrement organisés[2],[15].
Depuis 1951, en plus du financement public, certains événements ainsi que certains étudiants provenant de milieux socio-économiques défavorisés reçoivent une bourse de l'Ebelu-Verein e.V., une association caritative dont les fondateurs sont essentiellement d'anciens élèves ainsi que les membres de la famille d'étudiants actuels ou anciens.
Anciens étudiants notables
Auteurs, écrivains et poètes
- Berthold Auerbach, poète et auteur du XIXe siècle[16].
- Johann Friedrich Cotta, éditeur, industriel et homme politique[16].
- Georg Herwegh, poète du XIXe siècle[16].
- Eduard Mörike, pasteur luthérien, écrivain et poète[17].
- Gustav Schwab, pasteur et écrivain[16].
- Fred Uhlman, avocat, écrivain et peintre.
- Wilhelm Waiblinger (de), poète romantique[16].
- Karl Mayer (de), avocat et poète[18].
- Wilhelm Hertz (de), poète et germaniste.
- Bruno Frank, écrivain humaniste et poète.
- Klaus Mehnert, écrivain, journaliste et universitaire.
- Curt Meyer-Clason (de), écrivain et traducteur.
Individus étant impliqués dans la politique
- Christoph Friedrich Blumhardt, théologien et homme politique social-démocrate.
- Eugen Gerstenmaier, théologien, homme politique et résistant.
- Conrad Haußmann, avocat et homme politique.
- Otto Hirsch (de), juriste et homme politique juif ayant été assassiné par les nazis.
- Konstantin von Neurath, criminel de guerre nazi emprisonné pour son crime.
- Joseph von Linden (de), avocat et homme politique du XIXe siècle.
- Anton Pfeifer (de), homme politique et membre du Bundestag.
- Thomas Sattelberger (de), responsable et homme politique.
- Rolf Schlierer (de), homme politique de droite, avocat et docteur.
Membres résistants et autres opposants au régime nazi
- Fritz Bauer, juge et procureur juif ayant aidé à la capture d'Adolf Eichmann.
- Kurt Huber, résistant et membre du groupe La Rose blanche.
- Rüdiger Schleicher, juriste spécialisé en droit international et résistant.
- Claus von Stauffenberg, officier supérieur de l'armée et résistant ayant été éxécuté par le régime nazi.
- Berthold von Stauffenberg, aristocrate, avocat et résistant ayant été éxécuté par le régime nazi.
Théologiens et personnalités religieuses
- Johann Christoph Blumhardt, théologien.
- Eduard Emil Koch (de), hymnologue et pasteur.
- Karl von Gerok (de), prédicateur et poète.
- Richard Wilhelm, missionnaire protestant, traducteur et sinologue.
Arts, médias et culture
- Loriot, humoriste.
- Peter Lohmeyer, acteur.
- Gottlob Friedrich Steinkopf (de), paysagiste.
- Wilhelm Ganzhorn (de), juge et parolier.
- Otto Reiniger (de), impressionniste.
- Johannes Klumpp (de), chef d'orchestre.
Scientifiques, chercheurs et philosophes
- Julius Euting, bibliothécaire et orientaliste.
- Georg Wilhelm Friedrich Hegel, philosophe et personnalité influente de l'idéalisme allemand ainsi que de la philosophie du XIXe siècle.
- Werner Krauss (de), professeur et résistant.
- Karl Schefold (de), archéologue spécialisé dans le contenu religieux de l'art ancien.
- Hans Spemann, embryologiste.
- Wilhelm Zimmermann (de), théologien et historien décrit comme le "père fondateur du végétarisme allemand"[19].
- Robert von Mohl, juriste, professeur de droit administratif et homme politique.
- Herman von Nördlinger, botaniste et entomologiste.
- Wilhelm-Sigismund Teuffel, universitaire et professeur d'humanités classiques.
- Julius Zech (de), mathématicien et astronome.
- Viktor von Weizsäcker, docteur en médecine, chercheur et professeur.
- Paul Schlack (de), chimiste et inventeur du nylon 6.
- Ludwig Raiser (de), universitaire.
- Ekkehard Kallee (de), chercheur et docteur en médecine.
- Karl Dietrich Bracher, politologue et historien.
- Alexander von Stauffenberg, historien.
Personnes ayant une importance dans leurs domaines respectifs
- Reinhard Heinrich Ferdinand Fischer, architecte.
- Johann Heinrich Ferdinand Autenrieth (de), médecin.
- Carl Benjamin Klunzinger, médecin et zoologiste.
- Adolf von Kröner, publicitaire et militant politique.
- Robert Zahn (de), archéologue.
- Hans Klumbach (de), archéologue.
- Oliver Günther (de), informaticien et maître de conférences.
Références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Eberhard-Ludwigs-Gymnasium » (voir la liste des auteurs).
- ↑ (de) Barbara Czimmer, « Neuer Rektor am Ebelu in Stuttgart » [« Nouveau recteur à Ebelu à Stuttgart »]
, sur Stuttgarter Zeitung,
- (de) « Schaufensterkonzert des Eberhard-Ludwigs-Gymnasiums: Am Freitag wird's klassisch » [« Concert en vitrine du Eberhard-Ludwigs-Gymnasium : vendredi, place au classique »]
,
- (de) Elke Rutschmann, « Ein Kämpfer gegen das Verbrechen » [« Un combattant contre le crime »]
, sur Stuttgarter Zeitung,
- (de) Eva Funke, « Im Ebelu brennt das Licht der Freundschaft » [« La lumière de l'amitié brûle à Ebelu »]
, sur Stuttgarter Nachrichten (de),
- ↑ (de) Jan Sellner, « Einer der größten Söhne Stuttgarts » [« L'un des plus grands fils de Stuttgart »]
, sur Stuttgarter Zeitung,
- ↑ (de) Sybille Neth, « Loriots Bild hängt ziemlich schief » [« Le tableau de Loriot est accroché de travers »]
, sur Stuttgarter Nachrichten (de),
- (de) Eva Funke, « Rund 500 Schüler müssen umziehen » [« Environ 500 étudiants doivent déménager »]
, sur Stuttgarter Zeitung,
- (de) « Schulgeschichte » [« Histoire de l'école »]
[PDF]
- (de) Malte Klein, « Geschichtsstunde vor Zeitzeugen » [« Leçon d'histoire avec des témoins contemporains »]
, sur Stuttgarter Zeitung,
- ↑ (de) « Eberhard-Ludwigs-Gymnasium, Ausbau zu einem Musikgymnasium inklusive Erweiterung und denkmalgerechtem Umbau und Sanierung, Herdweg 72, 70174 Stuttgart - Baubeschluss - » [« Eberhard-Ludwigs-Gymnasium, extension en école de musique
y compris agrandissement et reconstruction et rénovation conformes aux normes de préservation du patrimoine, Herdweg 72, 70174 Stuttgart
- Permis de construire - »]
- ↑ (de) Eva Funke, « Ebelu startet Schulbetrieb am neuen Standort » [« Ebelu démarre les opérations scolaires dans le nouvel emplacement »]
, sur Stuttgarter Zeitung,
- ↑ (de) Eva Funke, « Vom Ebelu-Schüler zum Nazi-Jäger » [« D'étudiant d'Ebelu à chasseur de nazis »]
, sur Stuttgarter Nachrichten (de),
- ↑ (de) Irmtrud Wojak, « Fritz Bauer - Stationen eines Lebens » [« Fritz Bauer - Les étapes d'une vie »]
, sur Union humaniste (de)
- ↑ (en) Robert Fulford, « How the Auschwitz Trial failed » [« Comment le procès d'Auschwitz a échoué »], The National Post, (lire en ligne
)
- ↑ (de) Rebecca Anna Fritzsche, « Talentschmiede entwickelt sich » [« L'usine à talents se développe »]
, sur Stuttgarter Zeitung,
- (de) Irmtrud Wojak, Fritz Bauer 1903-1968 : eine Biographie [« Fritz Bauer 1903-1968 : une biographie »], C.H. Beck, , 638 p. (ISBN 978-3-406-58154-0), p. 54
- ↑ (de) Reiner Strunk, Eduard Mörike : Pfarrer und Poet [« Eduard Mörike : pasteur et poète »], Stuttgart, Calwer Verlag (de), , 214 p. (ISBN 9783766838766)
- ↑ (de) Karl Goedeke, Grundriss zur Geschichte der deutschen Dichtung aus den quellen [« Aperçu de l'histoire de la poésie allemande à partir des sources »], vol. 3, t. II, , 12 p.
- ↑ (en) Cultural Encyclopedia of Vegetarianism [« Encyclopédie culturelle du végétarisme »], Westport, Greenwood, , 328 p. (ISBN 978-0-313-37556-9)
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