Lymphocystivirus

Lymphocystivirus
Description de l'image Defaut 2.svg.
Classification
Domaine Varidnaviria
Règne Bamfordvirae
Phylum Nucleocytoviricota
Classe Megaviricetes
Ordre Pimascovirales
Famille Iridoviridae
Sous-famille Alphairidovirinae

Genre

Lymphocystivirus
ICTV, 1984

Espèces de rang inférieur

Lymphocystivirus (LCDV pour lymphocystis disease virus) est un genre de virus géants de la famille des Iridoviridae[1].

Hôtes

Les hôtes naturels des Lymphocystivirus sont les poissons téléostéens, chez lesquels ils provoquent des excroissances cutanées tumorales[1],[2],[3]. Les lymphocystivirus infectent plus de 140 espèces d'eau douce et marines[4], réparties dans au moins 42 familles d'hôtes à travers le monde[5] et provoquent une maladie chronique s'autolimitant. Si les lymphocystivirus ne provoquent pas de mortalité massive contrairement aux mégalocytivirus et aux ranavirus, les poissons infectés présentent des lésions cutanées papillomateuses très visibles, ce qui nuit grandement à leur valeur commerciale[6],[7].

Description

Structure

Les virus du genre Lymphocystivirus sont enveloppés, présentent des géométries icosaédriques et polyédriques avec une symétrie T = 189-217. Leur diamètre est d'environ 120-350 nm.

Génome

Le génome des Lymphocystivirus est linéaire, d'une longueur proche de 100 kpb[1],[2].

Genre Structure Symétrie Capside Génome Segmentation
Lymphocystivirus polyédrique T=189-217 linéaire monobloc

Cycle de vie

Les lymphocystivirus se fixent à la cellule hôte et y pénètrent par endocytose médiée par un récepteur, comme les autres Iridoviridae[12]. Les particules virales sont mises à nu et migrent vers le noyau de la cellule où la réplication de l'ADN commence via une ADN-polymérase codée par le virus[13]. L'ADN viral migre ensuite vers le cytoplasme pour la deuxième étape de la réplication de l'ADN, qui aboutit à la formation de concatémères d'ADN[13]. L'ADN viral concatémérique est ensuite conditionné en virions par un mécanisme de têt[14]e. Le génome viral est permuté circulairement avec de l'ADN redondant terminal[13]. La transcription est basée sur l'ADN. Les poissons servent d'hôte naturel[1],[2].

Genre Hôte Tropisme tissulaire Entrée Libération Réplication Assemblage Transmission
Lymphocystivirus poissons sans endocytose via récepteur lyse & bourgeonnement noyau cytoplasme inconnu

Références

  1. (en) ICTV, « Iridoviridae », sur ICTV Online (10th) Report
  2. « Viral Zone: Lymphocystivirus », ExPASy (consulté le )
  3. RJ Whittington, JA Becker et MM Dennis, « Iridovirus infections in finfish - critical review with emphasis on ranaviruses », Journal of Fish Diseases, vol. 33, no 2,‎ , p. 95–122 (PMID 20050967, DOI 10.1111/j.1365-2761.2009.01110.x)
  4. S Essbauer et W Ahne, « Viruses of Lower Vertebrates », Journal of Veterinary Medicine B, Infectious Diseases and Veterinary Public Health, vol. 48, no 6,‎ , p. 403–475 (PMID 11550762, DOI 10.1046/j.1439-0450.2001.00473.x)
  5. X Sheng, J Xing, W Zhan et Y Wang, « Comparative studies on histopathological features of lymphocystis disease in four species of marine fish », Journal of Fishery Sciences of China, no 5,‎ (lire en ligne)
  6. I Cano, P Ferro, MC Alonso, SM Bergmann, A Romer-Oberdorfer, E Garcia-Rosado, D Castro et JJ Borrego, « Development of molecular techniques for detection of lymphocystis disease virus in different marine fish species », Journal of Applied Microbiology, vol. 102, no 1,‎ , p. 32–40 (PMID 17184317, DOI 10.1111/j.1365-2672.2006.03066.x)
  7. M Hossain, SR Kim et MJ Oh, « The lymphocystis diseases in the Olive flounder, Paralichthys olivaceous », University Journal of Zoology, Rajshahi University, vol. 26,‎ , p. 59–62 (DOI 10.3329/ujzru.v26i0.700 Accès libre)
  8. (en) Hongling Ma, Changhong Cheng, Yiqin Deng et Zhixun Guo, « Isolation and Genomic Characterisation of Lymphocystivirus platichthys1 in Brackish-Water Cultured Spotted Seabass Lateolabrax maculatus in Zhuhai, South China », Journal of Fish Diseases, vol. n/a, no n/a,‎ , e14139 (ISSN 1365-2761, DOI 10.1111/jfd.14139, lire en ligne)
  9. « Genus: Lymphocystivirus | ICTV », sur ictv.global (consulté le )
  10. Nur Lailatul Fitrotun Nikmah, Bambang Setyo Sihananto, Alim Isnansetyo et Indah Istiqomah, « Identification and characterization of Lymphocystis disease virus from snakehead (Channa striata) in South Kalimantan, Indonesia », Aquaculture, vol. 588,‎ , p. 740897 (ISSN 0044-8486, DOI 10.1016/j.aquaculture.2024.740897, lire en ligne, consulté le )
  11. Alejandro Perretta, Andor Doszpoly, Rodrigo Puentes et Martín Bessonart, « Diagnosis of lymphocystis disease in a novel host, the whitemouth croaker Micropogonias furnieri, associated with a putatively novel Lymphocystivirus species (LCDV-WC) », Diseases of Aquatic Organisms, vol. 137, no 3,‎ , p. 185–193 (ISSN 0177-5103, PMID 31942864, DOI 10.3354/dao03438, lire en ligne, consulté le )
  12. Eaton HE, Ring BA, Brunetti CR (2010). "The genomic diversity and phylogenetic relationship in the family Iridoviridae." Viruses. 2:1458-1475. http://www.mdpi.com/1999-4915/2/7/1458/pdf
  13. R Goorha, « Frog virus 3 DNA replication occurs in two stages. », Journal of Virology, vol. 43, no 2,‎ , p. 519–28 (PMID 7109033, PMCID 256155, DOI 10.1128/JVI.43.2.519-528.1982)
  14. Chinchar VG, Essbauer S, He JG, Hyatt A, Miyazaki T, Seligy V, Williams T (2005). "Family Iridoviridae 145-162. In Fauquet CM, Mayo MA, Maniloff J, Desselburger U, Ball LA (eds). Virus Taxonomy, Eighth report of the International Committee on Taxonomy of Viruses. Academic Press, San Diego, USA.
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