Méaty Fleuron

| Nom de naissance |
Rauscher |
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- |
| Fratrie |
Méaty Fleuron, souvent appelée Mlle Méaty, probablement née Jeanne Raucher le à Paris et morte le à Nice, est une artiste de café-concert de la Belle Époque.
Elle est connue pour avoir joué des « rôles à maillot »[1].
Biographie
Identité et vie privée
Méaty est présentée dans la presse comme étant la sœur de Lise Fleuron[2],[3], qui est née Marguerite Rauscher à Paris en 1874, fille de Sébastien Rauscher, tailleur, et Ernestine Lomprey[4]. Méaty est très probablement la fille cadette du couple[Note 1], Jeanne Raucher, née le à Paris[5].
Jeanne Raucher, alors dite « institutrice » et domiciliée 28, rue Sarrette, se marie en 1911 avec Ambroise Maurice Charles Tardieu, sans profession[6]. Après son mariage, le couple réside notamment à Paris (10, rue de Messine), Nice, Antibes et Versailles[7],[8].
Veuve en 1923[8], Jeanne Raucher meurt le à Nice[5]. Elle ne semble pas avoir été inhumée aux côtés de son mari dans le caveau familial du cimetière du Montparnasse[9],[10].
Carrière
Le nom de Méaty apparaît dans la presse en 1889. En 1895, l'artiste débute au Concert Européen[11]. Elle chante au Bataclan et fait une tournée avec Paulus à Aix-les-Bains en 1897[12].
Représentations
- 1889 : On n'en parlera pas, revue de l'année de A. Lemonnier et Gardel, musique de Charles Malo, à l'Eldorado ()
- 1891 : Fraternisons !, revue de l'année au théâtre des Menus-Plaisirs () : la commère[13]
- 1892 : Articles de Paris, opérette en 3 actes de Maxime Boucheron, musique d'Edmond Audran, au théâtre des Menus-Plaisirs (mars) : Jeanne[14]
- 1892 : Premier Paris, revue en 3 actes et 8 tableaux d'Albert Millaud et Charles Clairville, au théâtre des Variétés (octobre) : la commère[15]
- 1893 : Le Talisman, opéra-comique en 3 actes et 5 tableaux d'Adolphe Dennery et Paul Burani, musique de Robert Planquette, au théâtre de la Gaîté () : Michelette
- 1894 : Le 3e Hussards, opéra-comique en 3 actes et 6 tableaux d'Antony Mars et Maurice Hennequin, musique de Justin Clérice, au théâtre de la Gaité (mars) : Christiane Petersen[16]
- 1895 : Le Diable au couvent, folie-vaudeville de Celmar et Eugène Hugot au Concert Européen[17],[18],[19].
- 1895 : Paris à tous les diables, revue de Celmar et Eugène Hugot, dans le rôle de la Commère, au Concert Européen[11],[20],[21].
- 1896 : Fricoteurs, vaudeville de Plébins, à l'Alcazar de Marseille[22].
- 1896 : Le Mannequin, pantomime de Fréderic Deslandes au Concert Européen[23].
- 1896 : Le Fusilier Larifla, vaudeville de Gardel-Hervé au Concert Européen[24].
- 1896 : La Cage à Coco, de Louis Battaille et Julien Sermet, au Casino d'Hammam Lif, Cassenoisette[25] au Bataclan[26],[27].
- 1897 : Pavie, opéra-comique de Justin Clérice, livret de Léon Garnier, au Bataclan[12], puis à l'Alhambra de Marseille, Fanfan[28],[29].
- 1897 : La Faridondon ou les refrains du siècle arrangés, de Paul Gavault et Victor de Cottens, au Trianon, [30],[31].
- 1899 : Paris boycocotté, revue à grand spectacle en 2 actes et 7 tableaux d'Eugène Héros et Charles Mougel, musique de Charles Raiter, à la Scala () : Chichi / le torero / Joli Gilles[32],[33],[34],[35].
- 1900 : La Revue Roulante, d'Eugène Héros et Albert Cellarius, musique d'Eugène Dédé, au Bataclan[36],[37],[38].
- 1900 : Madame Méphisto, fantaisie-féérie en 2 actes et 7 tableaux d'Hector Monréal et Henri Blondeau, à Parisiana (janvier) : Mme Méphisto
- 1901 : Vite… Vite… à Parisiana !, revue de Francisque Verdellet et Raoul Cinoh, à Parisiana[39].
- 1901 : Tout le monde sur le pont !, revue à grand spectacle de Paul Gavault et Jean Varney, aux Ambassadeurs ()[40],[41],[42].
- 1902 : La Gran Via, zarzuela en un acte de Felipe Perez, adaptation de Maurice Ordonneau, musique de Federico Chueca et Valverde, au théâtre de l'Olympia (mai)[43]
- 1905 : La Revue de la Scala, à la Scala[1].
- 1907 : La Revue de la femme, revue en 2 actes et 8 tableaux de Lucien Boyer et Henri Battaille, au Moulin-Rouge (septembre)
- 1908 : L'Année en l'air, revue en 2 actes et 10 tableaux d'André Mouëzy-Éon et Henri Battaille, à l'Apollo ()
- 1909 : Vas-y, mon prince !, fantaisie à grand spectacle d'Henry de Gorsse et Georges Nanteuil, à La Cigale (mars)
Iconographie
Ses photographies sont publiées dans le catalogue La Référence des portraits contemporains, publié par la Librairie Nilsson, en 1899[44] et 1900[45].
Son image est utilisée pour des publicités pour des cigarettes en Espagne[46] et des conserves au Portugal[47].
Notes et références
Notes
- ↑ Les parents sont désignés dans son acte de naissance sous les noms de Sébastien Raucher et Ernestine Lompreix.
Références
- Gustave-Joseph-Alphonse Witkowski et Lucien Nass, Le Nu au théâtre depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, (lire en ligne), p. 214.
- ↑ Gustave-Joseph-Alphonse Witkowski, Tetoniana. Les seins dans l'histoire, 1898-1907 (lire en ligne), p. 276.
- ↑ « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ Acte de naissance no 2968, , Paris 6e (avec mentions marginales de mariage et de décès), Archives de Paris
- Acte de naissance no 1221, , Paris 6e (avec mentions marginales de mariage et de décès), Archives de Paris
- ↑ Acte de mariage no 1947, , Paris 1er, Archives de Paris
- ↑ Feuillet matricule, no 293, 1898, recrutement militaire de la Seine, 6e bureau, Archives de Paris
- Acte de décès no 628, , Versailles, Archives départementales des Yvelines [lire en ligne] (vue 107)
- ↑ « Famille Tardieu - #12492582 », sur Geneanet (consulté le )
- ↑ Registre journalier d'inhumation (Tardieu, Ambroise Maurice Charles), , cimetière parisien du Montparnasse, Archives de Paris
- « Annuaire des artistes et de l'enseignement dramatique et musical », sur Gallica, (consulté le )
- Paulus, Trente ans de Café-concert : Souvenirs recueillis par Octave Pradels, Paris, Société d’Édition et de Publications, 352 p. (lire en ligne).
- ↑ La revue parisienne. Fraternisons ! Le Gaulois, 11 décembre 1891, p. 3, à lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Les premières. Théâtre des Menus-Plaisirs. Le Gaulois, 18 mars 1892, p. 3, à lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Les premières. Théâtre des Variétés. Le Gaulois, 28 octobre 1892, p. 3, à lire en ligne sur Gallica.
- ↑ Les premières. Théâtre de la Gaité. Le Gaulois, 15 mars 1894, p. 3, à lire en ligne sur Gallica.
- ↑ « L'Intransigeant », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Le Radical », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « L'Art lyrique et le music-hall », sur Gallica, (consulté le )
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- ↑ « L'Art lyrique et le music-hall », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « L'Art lyrique et le music-hall », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « L'Art lyrique et le music-hall », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « La Dépêche tunisienne », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « L'Art lyrique et le music-hall », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « L'Art lyrique et le music-hall », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « La Vedette », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « L'Art lyrique et le music-hall », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « L'Art lyrique et le music-hall », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « L'Opéra », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Le Figaro », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Le Figaro », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « L'Intransigeant », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « L'Intransigeant », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Le Journal », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Le Figaro », sur Gallica, (consulté le )
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- ↑ « Le Figaro », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Le Gaulois », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Le Journal », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ Affiche originale de Louis Galice à lire en ligne sur Gallica.
- ↑ La Référence des portraits contemporains, Paris, Librairie Nilsson, (lire en ligne).
- ↑ La Référence des portraits contemporains, Paris : Librairie Nilsson, (lire en ligne), p. 93, 293, 371 et 375.
- ↑ (es) Alejandro Butera, Pioneros Del Tabaco, (lire en ligne)
- ↑ (pt) « Victorian Trade Cards da Real Fábrica de Conservas de Mattosinhos – Méaty Fleuron – Conservas de Portugal by Can the Can » (consulté le )
Voir aussi
Liens externes
- (en) « Boudoir Cards - Belle Epoque Postcards - Méaty Fleuron », sur helmut-schmidt-online.de (consulté le ).
- « Méaty Fleuron - Cliché Oricelly », sur Geneanet (consulté le ).
- (pt) « Victorian Trade Cards da Real Fábrica de Conservas de Mattosinhos – Méaty Fleuron – Conservas de Portugal by Can the Can » (consulté le ).
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