Mégalithe christianisé

Le menhir de Saint-Uzec à Pleumeur-Bodou, resculpté et surmonté d'une croix au XVIIe siècle.
L'anta de São Brissos à Montemor-o-Novo, dolmen transformé en chapelle au XVIIe siècle.
La Croix des Douze-Apôtres à Logonna-Daoulas, possible monolithe retaillé au XVIe siècle.

Un mégalithe christianisé est un monument mégalithique qui a été réutilisé ou symboliquement transformé par le christianisme à une époque ultérieure à sa construction[1], par exemple en y gravant ou en y adjoignant une croix[2], en y ajoutant une statue religieuse[3] ou en l'intégrant dans un lieu de culte chrétien[4].

Ce processus de christianisation pourrait également témoigner d'une volonté de l'Église d'assimiler un culte païen dans un syncrétisme religieux[5],[6].

Exemples

Allemagne

France

Portugal

Tchéquie

Références

  1. « Mégalithisme en Morbihan - Typologie des architectures - Évolutions et transformations », Ministère de la Culture (consulté le )
  2. « Menhir christianisé de Saint-Uzec, Placen-ar-Peulven (Pleumeur-Bodou) », notice no IA22005699, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. « Croix dite des Douze Apôtres », notice no PA29000094, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. (pt) « Anta-Ermida de Nossa Senhora do Livramento », Património cultural (consulté le )
  5. Bernard Merdrignac, Les vies de saints bretons durant le haut Moyen Âge, Editions Ouest-France, , p. 6.
  6. Myriam Philibert, Le grand secret des pierres sacrées, éditions du Rocher, , p. 239
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