Mérestékhi

Mérestékhi
Transcription Mr.s-tḫ(j)
Période Moyen Empire
Dynastie XIIe ou XIIIe dynastie
Fonction principale Sœur du roi d'Égypte
Famille
Enfant(s) Ânkhou
Fratrie Un roi d'Égypte

Mérestékhi est une « sœur du roi » de la fin de la XIIe dynastie ou du début de la XIIIe dynastie, le roi en question étant inconnu.

Attestations

La dame est attestée sur des inscriptions de l'autobiographie de son propre fils Ânkhou retrouvé dans la chapelle funéraire de ce dernier, dans laquelle Mérestékhi est décrite comme « sœur du roi ». Cet Ankhoû, attesté par plusieurs éléments (deux inscriptions rupestres à Assouan, une sculpture retrouvé dans la chapelle d'Heqaib à Assouan, un bloc de sa chapelle funéraire de provenance et conservé à Boston[1]) est « scribe du temple » de Sésostris III, puis « Directeur des Champs ». Ânkhou indique également dans sa chapelle funéraire qu'il a servi Amenemhat III alors qu'il n'était qu'un jeune prince[2],[1],[note 1] ; Amenemhat III est d'ailleurs décédé lorsque le texte a été inscrit car il est qualifié de « juste de voix »[3].

Interprétation

Dans les premières inscriptions, Mérestékhi n'était pas qualifiée de « sœur du roi », mais à un moment donné lorsqu'Ânkhou était « Directeur des Champs », Mérestékhi a acquis ce titre, indiquant qu'elle n'est pas d'origine royale mais que son frère est devenu roi[4]. Les rois donnés dans les inscriptions permettent de situer chronologiquement Mérestékhi et Ânkhou à la fin de la XIIe dynastie et au tout début de la XIIIe dynastie. Ces rois se trouvent être Amenemhat IV, Néférousobek et les premiers rois de la XIIIe dynastie, dont Sekhemrê-Khoutaouy Amenemhat-Sobekhotep et Sekhemkarê Amenemhat-Senbef[5].

Si certains chercheurs prennent le parti de faire de cette Mérestékhi la sœur d'Amenemhat IV[6], d'autres sont plutôt enclin à faire de ce roi et de Néférousobek les enfants d'Amenemhat III[7],[8],[9], et donc de faire de Mérestékhi une sœur d'un roi du début de la XIIIe dynastie.

Notes et références

Notes

  1. Certains chercheurs traduisent l'inscription comme le fait qu'Ânkhou a servi un fils d'Amenemhat III (Siesse 2019, p. 128) ; si les deux traductions sont grammaticalement correctes, Ryholt indique que, dans le cas où la seconde traduction est la bonne, il serait très étonnant que le nom du prince soit omis, ce qui fait pencher ce chercheur et d'autres vers la première traduction, c'est-à-dire Amenemhat III en tant que prince (Ryholt 1997, p. 211-212).

Références

  1. Pignattari 2018, p. 16.
  2. Ryholt 1997, p. 211.
  3. Siesse 2019, p. 128.
  4. Ryholt 1997, p. 209-211.
  5. Siesse 2019, p. 128 et 154.
  6. Ryholt 1997, p. 211-212.
  7. Tallet 2015, p. 21.
  8. Roth 2001, p. 240-241 & 581 (fig. 111).
  9. Grajetzki 2024, p. 67-69.

Bibliographie

  • (en) Kim Steven Bardrum Ryholt, The Political Situation in Egypt during the Second Intermediate Period, c. 1800–1550 B.C, Museum Tusculanum Press: University of Copenhagen, , 463 p. (ISBN 978-87-7289-421-8, lire en ligne) ;
  • Julien Siesse, La XIIIe dynastie : Histoire de la fin du Moyen Empire égyptien, Paris, Sorbonne Université Presses, coll. « Passé Présent », (ISBN 9791023105674) ;
  • (en) Wolfram Grajetzki, The Middle Kingdom of Ancient Egypt : History, Archeology and Society, Bloomsbury, , 2e éd. (ISBN 978-1-350-45553-5) ;
  • (en) Stefania Pignattari, Amenemhat IV and the End of the Twelfth Dynasty : Between the End and the Beginning, Oxford, BAR Publishing, coll. « BAR International Series 2906 », (ISBN 978-1407-31635-2) ;
  • Pierre Tallet, Sésostris III et la fin de la XIIe dynastie, Paris, Pygmalion, coll. « Les grands pharaons », (réimpr. 2015, édition augmentée et mise à jour) (1re éd. 2005), 334 p., 24 cm (ISBN 978-2-7564-1692-2) ;
  • (de) Silke Roth, Die Königsmütter des Alten Ägypten von der Frühzeit bis zum Ende der 12. Dynastie, Wiesbaden, (ISBN 3-447-04368-7).
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