Mérion de Campbell

Chenorhamphus campbelli

Le Mérion de Campbell (Chenorhamphus campbelli, anciennement Malurus campbelli[1]) est une espèce de passereaux de la famille des Maluridae appartenant au genre Chenorhamphus. Cette espèce est endémique de l'île de Nouvelle-Guinée, ou on la retrouve dans les forêts montagneuses des zones tropicales et subtropicales. Il s'agit d'une espèce classée par l'Union internationale pour la conservation de la nature comme étant de préoccupation mineure.

Taxonomie

Le Mérion de Campbell a été décrit en 1982 sous le nom de Malurus campbelli par Richard Schodde et Weatherly. Auparavant, cette espèce était classée comme sous espèce du Mérion à bec large et dans le genre Malurus, jusqu'à ce qu'une analyse de l'ADN mitochondrial et nucléaire, réalisée en 2011, révèle une forte divergence entre les deux sous-espèces, entraînant leur séparation en espèces distinctes, ainsi que la création d'un genre propre aux deux espèces Chenorhamphus[2],[3]. Cette étude a également montré leur appartenance à un clade avec les genres Sipodotus et Clytomyias, ce qui a conduit à leur reclassement dans leur propre genre, Chenorhamphus[2],[3]. L'espèce est nommée en l'honneur de Rob Campbell qui l'a identifiée lors de son séjour en Papouasie-Nouvelle-Guinée dans les années 1980[2],[3].

Description

Le Mérion de Campbell est une espèce de passereau de petite taille, d'une longueur avec la queue de 11 à 12 cm faisant pour cette famille d'oiseau l'un des plus petits de Nouvelle-Guinée, il est plus à peu près similaire en termes de taille par rapport à son cousin membre du genre Malurus et habitant aussi la Nouvelle-Guinée, le Mérion à épaulettes[4]. Le mâle est très semblable au Mérion à bec large, espèce issue du même genre, mais légèrement plus petit, avec un bec plus long et plus étroit, une calotte noire, un manteau et des scapulaires brun fauve, et le bas du dos bleu moyen[4],[5]. La femelle a le bas de la poitrine et le ventre blancs, des flancs bleus non assombris et des aigrettes plus courtes[4]. On ne sait pas à quoi ressemble les juvéniles[4].

Distribution et habitat

Cette espèce est endémique de Papouasie-Nouvelle-Guinée, où on le retrouve à l'ouest du pays près de la frontière avec l'Indonésie au sein de la Chaîne Centrale sur le Mont Bosavi, le long du fleuve Fly dans la région de Kiunga[4],[6]. Il fréquente les forêts secondaires ou primaires marécageuses à sous-bois dense de rotins et de sagoutiers, des plaines jusqu'à 800 m d'altitude[4]. Il semble préférer les zones de chablis à repousse dense. Remarquablement peu connu, on peut s'attendre à le trouver plus largement[4]. Rare et très discret, il a été observé seul, en couple et en petits groupes (probablement familiaux)[4].

Chant

Son chant est mal connu[4]. Série de « sssssss » aigus, ressemblant à ceux du troglodyte mignon de Wallace, gazouillis discrets et nasillards « tss sss sss », probablement des notes d'alarme[4].

Liens externes

Notes et réferences

  1. Avibase, consulté le 20 avril 2026.
  2. Amy C. Driskell, Janette A. Norman, Stephen Pruett-Jones et Elizabeth Mangall, « A multigene phylogeny examining evolutionary and ecological relationships in the Australo-papuan wrens of the subfamily Malurinae (Aves) », Molecular Phylogenetics and Evolution, vol. 60, no 3,‎ , p. 480–485 (ISSN 1055-7903, DOI 10.1016/j.ympev.2011.03.030, lire en ligne, consulté le )
  3. « Taxonomy Version 2 – IOC World Bird List », sur www.worldbirdnames.org (consulté le )
  4. (en) Phil Gregory, Birds of New Guinea : Including Bismarck Archipelago and Bougainville, Barcelone, Lynx, , 2e éd., 477 p. (ISBN 9788416728756), p. 234
  5. Oiseaux.net, « Mérion de Campbell - Chenorhamphus campbelli - Campbell's Fairywren », sur www.oiseaux.net (consulté le )
  6. « Mérion de Campbell - eBird », sur ebird.org (consulté le )
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