Mérytaton Tasherit
| Mérytaton Tasherit | |||||||||
| Nom en hiéroglyphe |
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| Transcription | Mry.t-Jtn Tȝ-s̆ry.t | ||||||||
| Période | Nouvel Empire | ||||||||
| Dynastie | XVIIIe dynastie | ||||||||
| Famille | |||||||||
| Père | Akhenaton ou Smenkhkarê ? | ||||||||
| Mère | Kiya ou Mérytaton ? | ||||||||
Mérytaton Tasherit (qui signifie « Mérytaton la Jeune ») serait une princesse égyptienne de la fin de la XVIIIe dynastie, mais son existence est contestée.
Attestations
La princesse, tout comme sa potentielle sœur Ânkhésenpaaton Tasherit, seraient attestées par des blocs érigés à Akhetaton puis réutilisés à Hermopolis Magna, où ils ont été découverts. Ces blocs, qui ont la particularité d'avoir été partiellement regravés, portent les inscriptions suivantes :
- bloc 451/VII A : « Fille du roi de son corps, qu'il aime, Ânkhesenpaaton Tasherit, née de la fille du roi de son corps, qu'il aime, Ânkhesenpaaton, née de la grande épouse royale Néfertiti, qu'elle vive » [1],[2],
- blocs 157/VIII et 234/VI : « Fille du roi de son corps, qu'il aime, Ânkhesenpaaton Tasherit, née de la fille du roi de son corps, qu'il aime, Ânkhesenpaaton, du roi de Haute et Basse-Égypte Néferkhéperourê Ouâenrê, doué de vie éternellement » [3],[2],
- d'autres blocs (P.C. 192 A et P.C. 209 A) sont inscrits avec un texte, aujourd'hui lacunaire, correspondant au début des deux textes précédents : « Fille du roi de son corps, qu'il aime, Ânkhesenpaaton Tasherit, née de la fille du roi de son corps, qu'il aime, Ânkhesenpaaton, ... » [4],
- blocs 783 et 794/VIII A : « Fille du roi de son corps, qu'il aime, Mérytaton Tasherit, née de la fille du roi de son corps, celle que son père aime, Mérytaton, ... »[5],
- bloc 500/VIII C : « Fille du roi issue de sa chair, qu'il aime, Mérytaton-ta-shérit, du roi Néferkhéperourê Ouâenrê, qu'il vive »[6],
- bloc 364/VIII B : « Fille du roi issue de sa chair, qu'il aime, Mérytaton-ta-shérit, née de la fille du roi de son corps Mérytaton »[7],
- d'autres portent les noms de Mérytaton Tasherit et d'Ânkhésenpaaton Tasherit, sans que les textes conservés, très lacunaires, n'apportent d'autres informations[note 1].
Un bloc découvert à Karnak conserve une partie de l'un des textes précédents, ce qui a fait dire à son découvreur qu'il devait renvoyer à Mérytaton Tasherit ou à Ânkhésenpaaton Tasherit[2].
Identité
La réalité de l'existence de ces deux princesses est l'objet de débats. En effet, des égyptologues, comme Joyce Tyldesley[8],[9], Aidan Dodson et Dyan Hilton[10], considèrent qu'il s'agit de filles royales distinctes de Mérytaton et Ânkhesenpaaton/Ânkhésenamon. Pour ces chercheurs, l'identité des parents est cependant discutée :
- certains y voient les filles qu'Akhenaton aurait eues avec ses propres filles, respectivement Mérytaton pour Mérytaton Tasherit et Ânkhesenpaaton pour Ânkhésenpaaton Tasherit[11],
- d'autres y voient les filles de Mérytaton et Ânkhésenpaaton, mais font de leur père un roi non identifié, qui pourrait être Smenkhkarê[8],
- d'autres encore proposent de faire de ces filles celles d'Akhenaton et de la reine secondaire Kiya[9],[10].
Cependant, l'existence de ces deux princesses est réfutée par d'autres chercheurs, comme Marc Gabolde[12],[13] et Dimitri Laboury[14], qui avancent que les reliefs concernant ces princesses sont des regravures, dans lesquelles le nom de la reine Kiya est remplacé par celui de Mérytaton ou celui d'Ânkhesenpaaton, tandis que le nom de sa fille, dont le nom inclut celui du dieu Aton et qui pourrait être la princesse Baketaton, est remplacé par de fictives Mérytaton Tasherit et Ânkhésenpaaton Tasherit.
Notes et références
Notes
- ↑ Voir les notes 20 et 21 de l'article de Redford, qui renvoie à l'ouvrage de Roeder von Günther et Hanke Rainer.
Références
- ↑ von Günther et Rainer 1969, p. 59, Pl. 106 (451-VII A).
- Redford 1975, p. 11-12.
- ↑ von Günther et Rainer 1969, p. 58 et 177, Pl. 19 (234-VI) et 70 (157-VIII).
- ↑ von Günther et Rainer 1969, p. 177, Pl. 200 (P.C. 192 A et P.C. 209 A).
- ↑ von Günther et Rainer 1969, p. 55, Pl. 127 (783 et 794/VIII A).
- ↑ von Günther et Rainer 1969, p. 110, Pl. 17 (500/VIII C).
- ↑ von Günther et Rainer 1969, p. 176, Pl. 159 (364/VIII B).
- Tyldesley 1999, p. 192-193.
- Tyldesley 2006, p. 136-137.
- Dodson et Hilton 2004, p. 154-155.
- ↑ von Günther et Rainer 1969, p. 55.
- ↑ Gabolde 1998, p. 284-285.
- ↑ Gabolde 2015, p. 58-59.
- ↑ Laboury 2010, p. 322-323 et 437 (note 670).
Bibliographie
- (de) Roeder von Günther et Hanke Rainer, Amarna-Reliefs aux Hermopolis : Ausgrabungen der Deutschen Hermopolis-Expedition in Hermopolis 1929-1939, Band II, Hildesheim, Verlag Gebruder Gerstenberg, ;
- (en) Donald Bruce Redford, « Studies on Akhenaten at Thebes, II : A Report on the Work of the Akhenaten Temple Project of the University Museum, The University of Pennsylvania, for the Year 1973-4 », Journal of the American Research Center in Egypt, no 12, , p. 9-14 (DOI https://doi.org/10.2307/40000003) ;
- Marc Gabolde, D'Akhenaton à Toutânkhamon, Lyon, Université Lumière-Lyon 2, Institut d'Archéologie et d'Histoire de l'Antiquité, Lyon, , 435 p. (ISBN 2-911971-02-7) ;
- Joyce Ann Tyldesley, Néfertiti, Éditions du Rocher, coll. « Champollion », (ISBN 978-2268032276) ;
- Joyce Tyldesley, Chronique des Reines d'Égypte, Actes Sud, (ISBN 978-2742775668) ;
- (en) Aidan Mark Dodson et Dyan Hilton, The Complete Royal Families of Ancient Egypt, Londres, Thames & Hudson, , 320 p. [détail des éditions] (ISBN 978-0500051283) ;
- Dimitri Laboury, Akhenaton : Néfertiti, El-Amarna, Aton, Karnak, Paris, Pygmalion, coll. « Les grands pharaons », , 478 p. (ISBN 978-2-7564-0043-3) ;
- (en) Marc Gabolde, La fin de la période d'Amarna, BBC, , consulté le ;
- Marc Gabolde, Toutankhamon, Paris, Pygmalion, , 685 p. (ISBN 978-2-7564-0990-0).
Articles connexes
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