M'hamed El Khattabi

| Vice-président de la République du Rif |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom dans la langue maternelle |
ⵎⵃⴰⵎⴻⴷ ⴱⴻⵏ ⵄⴱⴷ ⵍⴽⵔⵉⵎ ⵍⴻ ⵅⴰⵟⵜⴰⴱⵉ |
| Nom de naissance |
M'hamed ben Abdelkrim El Khattabi |
| Allégeance | |
| Formation |
Escuela Técnica Superior de Ingenieros de Caminos, Canales y Puertos (Edificio Retiro) (d) |
| Activités |
Militaire, homme politique |
| Appartenance ethno-culturelle | |
| Fratrie |
| Religion | |
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| Membre de | |
| Conflit |

M'hamed ben Abdelkrim El Khattabi (en berbère : ⵎⵃⴰⵎⴻⴷ ⴱⴻⵏ ⵄⴱⴷ ⵍⴽⵔⵉⵎ ⵍⴻ ⵅⴰⵟⵜⴰⴱⵉ; en arabe : امحمد بن عبد الكريم الخطابي), né en 1892 à Ajdir et mort en 1967 à Rabat, est un militaire et homme politique rifain. Il est surtout connu pour avoir été le principal stratège militaire de la République du Rif (1921-1926) et le frère cadet d'Abdelkrim El Khattabi, figure emblématique de la résistance rifaine contre la colonisation espagnole et française.
Biographie
Origines et formation
M'hamed naît dans le clan des Aït Khattab, rattaché aux Aït Ouriaghel, une importante tribu rifaine. Son père, Abdelkrim El Khattabi, cadi de la région, collabore initialement avec les autorités coloniales espagnoles, espérant qu’elles apporteraient progrès et modernisation. M'hamed étudie d’abord à Essaouira, puis, en 1917, grâce à une bourse du gouvernement espagnol, il rejoint l’École des mines de Madrid[1].
Résistance et guerre du Rif
À partir de 1919, aux côtés de son frère Abdelkrim, M'hamed organise la résistance rifaine contre la progression espagnole dans le nord du Maroc. Il joue un rôle majeur lors de la bataille d'Anoual (1921), où les forces rifaines infligent une lourde défaite à l’armée espagnole[2].
M'hamed est considéré par plusieurs historiens comme le stratège militaire du mouvement. L'écrivain espagnol Lorenzo Silva souligne qu’il « s’est révélé à de nombreuses occasions comme un tacticien supérieur aux généraux espagnols »[3].
Fondation de la République du Rif
Après la victoire d’Anoual, les tribus rifaines s’unissent sous la direction des frères El Khattabi. Le , ils proclament la République du Rif. M'hamed est nommé chef suprême de l’armée rifaine et vice-président du gouvernement[4].
Entre 1921 et 1925, M'hamed dirige plusieurs campagnes contre les troupes espagnoles, notamment la prise de Chefchaouen et le siège de Tétouan. En 1925, les troupes rifaines affrontent également l’armée française lors de la bataille de l’Ouergha[5].
Défaite et exil
Face à la coalition franco-espagnole et après le débarquement d’Al Hoceïma en , la République du Rif s’effondre. Le , Abdelkrim se rend aux Français à Targuist[6]. La famille est envoyée en exil sur l’île de La Réunion jusqu’en 1947, avant de s’installer au Caire.
Retour et décès
Après la mort d’Abdelkrim en 1963, M'hamed retourne au Maroc en 1967. Il meurt à Rabat la même année et est enterré à Ajdir avec les honneurs militaires[7].
Notes et références
- ↑ François Maspéro, Abd el-Krim et la République du Rif, Paris, 1977.
- ↑ Vincent Courcelle-Labrousse, La guerre du Rif, Tallandier, 2008.
- ↑ Lorenzo Silva, cité dans Max Schiavon, La guerre du Rif, Perrin, 2021, p. 310.
- ↑ Zakya Daoud, Abdelkrim. Une épopée d’or et de sang, La Croisée des Chemins, 2020.
- ↑ María Rosa de Madariaga, Abd el-Krim El Jatabi. La lucha por la independencia, Alianza Editorial, 2009.
- ↑ Peter Pierson, The History of Spain, Greenwood Press, 1999.
- ↑ « Le clan familial de l’Emir du Rif », Le Monde Amazigh, 30 juillet 2021.
Voir aussi
Bibliographie
- François Maspéro, Abd el-Krim et la République du Rif, Paris, 1977.
- Max Schiavon, La guerre du Rif: Maroc (1925-1926), Perrin, 2021.
- Zakya Daoud, Abdelkrim. Une épopée d’or et de sang, La Croisée des Chemins, 2020.
- María Rosa de Madariaga, Abd el-Krim El Jatabi. La lucha por la independencia, Alianza Editorial, 2009.
- Vincent Courcelle-Labrousse, La guerre du Rif, Tallandier, 2008.
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