Maïti Girtanner

| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 92 ans) Le Mesnil-le-Roi (France) |
| Nom de naissance |
Marie-Louise Alice Éléonore Girtanner |
| Nationalité |
Maïti Girtanner (1922-2014) est connue pour s'être présentée comme une résistante française. Elle s'est fait connaître par la publication d'un reportage, qui s'est révélé être une invention, et d'un livre sur la souffrance et le pardon.
Biographie
Marie-Louise, dite Maïti, Girtanner est née le à Aarau dans le canton d'Argovie en Suisse. Elle est la fille du Suisse Paul Werner Girtanner (1889-1926), de Saint-Gall, et de la Française Claire Rougnon (1890-1981), fille du compositeur Paul Rougnon.[réf. nécessaire]
Le , elle est nommée au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur au titre de « résistante, enseignante ; 44 ans d'activités professionnelles et associatives »[1] mais aucune source n'indique qu'elle aurait été faite chevalier de l'ordre.
Elle meurt le au Mesnil-le-Roi dans les Yvelines[2] et ses obsèques sont célébrées le en l'église de Bonnes[3].
D'après ses propres dires et écrits
À trois ans, à la mort de son père, elle vient habiter en région parisienne à Saint-Germain-en-Laye, dans la famille de sa mère. Son grand-père maternel, Paul Rougnon, était musicien, compositeur et professeur au Conservatoire de Paris, ce qui l'a conduite à devenir pianiste[4].
En 1940, son grand-père se retire avec elle à Bonnes, dans une maison familiale près de Poitiers, au bord de la Vienne, où s'arrête la ligne de démarcation. La maison est située rive gauche, en zone occupée, et la rive droite est la zone libre[5].
Dans son ouvrage, elle écrit s'être engagée dans la Résistance et avoir aidé à passer cette ligne de démarcation, avoir été arrêtée et torturée et avoir conservé des séquelles[6]. Elle dit qu'en 1984, après 40 ans, un de ses bourreaux serait réapparu, voulant la rencontrer[7]. N'ayant plus que quelques semaines à vivre, du fait d'un cancer, ce dernier ne pouvait mourir sereinement sans s'être dénoncé auprès de sa victime encore vivante, regrettant d'avoir massacré des êtres humains sans discernement et sous des ordres intransigeants. Son pardon lui est accordé[8],[9]. Elle déclare : « Deux désirs se sont imposés à moi, comme malgré moi. Le premier fut le désir fou de pardonner à celui qui m’avait détruite. Mais comment faire ? Était-ce même possible ? Le second fut de chercher ce qu’il me restait comme possibilité de servir. Ces deux désirs ne m’ont jamais quittée »[10].
Publications
- Maïti Girtanner, Résistance et Pardon, Vie Chrétienne, , 63 p., chap. 442
- Maïti Girtanner et Guillaume Tabard, Même les bourreaux ont une âme, Paris, Editions de la Loupe, , 233 p. (ISBN 978-2-84868-224-2)[11],[12] - réédition La Loupe, 2019
- Dans ce livre, Guillaume Tabard, journaliste au Figaro écrit : « Cette révélation tardive, cinquante ans après les faits, a pu intriguer des observateurs, y compris des proches de l'auteur, voire des membres de sa propre famille étonnés de cette découverte médiatique[13]. »
- Même les bourreaux ont une âme, le témoignage de Maïti Girtanner, [lire en ligne].
Pour approfondir
Articles connexes
Liens externes
Notes et références
- ↑ Décret du 11 avril 2001 portant nomination.
- ↑ (en) « Maïti Girtanner », The Times, (ISSN 0140-0460, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « La petite fourmi de la Résistance n'est plus », La Nouvelle République, (lire en ligne)
- ↑ Samuel LIEVEN, « Maïti Girtanner, de la Résistance au pardon », La Croix, (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Jacques Farisy, La ligne de démarcation dans la Vienne : 1940-1943, Geste éditions, (lire en ligne), p. 120
- ↑ Annet Sauty de Chalon, « Même les bourreaux ont une âme », Le Figaro Magazine, (lire en ligne).
- ↑ [vidéo] Maïti Girtanner : Du désir de pouvoir pardonner, Le Jour du Seigneur.
- ↑ Bernard Sesboüé, « La démarche du pardon », La Croix, (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ AGATHE LOGEART, « Pardons », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ [PDF] Maïti Girtanner - « Même les bourreaux ont une âme, François Hemelsdael, Ecclésia n° 8.
- ↑ ETIENNE DE MONTETY, « Le livre du jour : Même les bourreaux ont une âme », sur Le Figaro, (consulté le )
- ↑ « La sélection de la Rédaction », La Croix, (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le )
- ↑ MaÏti Girtanner avec Guillaume Tabard, Même les bourreaux ont une âme, CLD éditions, page 8
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