Macé (Orne)

Macé
Macé (Orne)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Orne
Arrondissement Alençon
Intercommunalité Communauté de communes des Sources de l'Orne
Maire
Mandat
Jean-Luc Thomas
2026-2032
Code postal 61500
Code commune 61240
Démographie
Population
municipale
460 hab. (2023 en évolution de +12,47 % par rapport à 2017)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 38′ 10″ nord, 0° 08′ 27″ est
Altitude Min. 161 m
Max. 219 m
Superficie 14,53 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Alençon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Sées
Législatives Première circonscription
Localisation
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Macé
Liens
Site web communedemace.webnode.fr

Macé est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 460 habitants[Note 1].

Géographie

Le bourg est situé à 4 km de Sées, à 5 km de Mortrée et à 14 km du Merlerault.

Le bourg est à 4 km de l'échangeur no 17 de l'A88 qui donne accès à l'A28 vers Rouen et Le Mans et à 8 km de l'échangeur de l'A88 vers Caen. La gare de Surdon est située à 3 km du bourg.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Orne, deux bras de l'Orne[1], le fossé 01 de la Boue[2], le fossé 01 des Petites Barres[3], le fossé 02 de la commune de Macé[4], le fossé 02 des Petites Barres[5] et divers autres petits cours d'eau[6],[Carte 1].

L'Orne, d'une longueur de 170 km, prend sa source dans la commune d'Aunou-sur-Orne et se jette dans l'embouchure de l'Orne à Merville-Franceville-Plage, après avoir traversé 60 communes[7]. Les caractéristiques hydrologiques de l'Orne sont données par la station hydrologique située sur la commune de Belfonds. Le débit moyen mensuel est de 0,452 m3/s[Note 2]. Le débit moyen journalier maximum est de 7,28 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 8,73 m3/s, atteint le même jour[8].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Macé[Note 3].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré[11] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[12]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 726 mm, avec 1,2 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Pin-au-Haras à 12 km à vol d'oiseau[15], est de 10,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 756,3 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −27,5 °C, atteinte le [Note 4].

Urbanisme

Typologie

Au , Macé est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[18]. Elle est située hors unité urbaine[19]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Alençon, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[19]. Cette aire, qui regroupe 89 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[20],[21].

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Maciacus en 900, Macey et Macei en 1060[22].

Histoire

Des fouilles archéologiques, aux Hernies, ont mis au jour les fondations d'un important sanctuaire gallo-romain près du bourg, l'un des trois plus grands de Normandie occidentale à ce jour, avec ceux d'Alauna et de Montaigu-la-Brisette[23].

Avant la Révolution française, Macé était le siège d'un doyenné du diocèse de Séez.

En 1821, la commune absorbe celle voisine de Saint-Léger-de-la-Haye[24], laquelle porta, au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), le nom de La Haye[25].

Au XIXe siècle, Macé possédait une clouterie et une exploitation de grès ordovicien pour la fabrication du macadam.

La cité de Surdon est construite par les prisonniers de guerre allemands lors de la Première Guerre mondiale. Cité ferroviaire importante et premier dépôt de créosotage de traverses de chemin de fer de France avec Fumel (Lot). La cité de Surdon dépasse le bourg de Macé en nombre d'habitants.

Politique et administration

Mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
mars 1983 mars 2026[26] Jean-Pierre Fontaine SE Cultivateur-cidriculteur
Président de la CC des Sources de l'Orne (2013 → 2026)
mars 2026[27] en cours
(au 23 mars 2026)
Jean-Luc Thomas   Retraité de la fonction publique

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[29].

En 2023, la commune comptait 460 habitants[Note 6], en évolution de +12,47 % par rapport à 2017 (Orne : −2,88 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
650636608606704713692679592
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
614602539543491481476450468
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
456461408465483518522669668
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021
632588491464476495478427418
2023 - - - - - - - -
460--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Lieux et monuments

Église Saint-Aubin.
  • Église Saint-Aubin - Elle abrite les tombeaux des saints Raven et Rasyphe, martyrisés en ce lieu vers le IIIe siècle[31].
  • Cité de Surdon dont les premières maisons ouvrières ont été construites par les prisonniers de guerre allemands de la Première Guerre mondiale.

Activité et manifestations

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Population municipale 2023.
  2. Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 28/07/2024 à 11:02 TU à partir des 86 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/01/2017 au 01/06/2024.
  3. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  4. Les records sont établis sur la période du au .
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.

Cartes

  1. « Réseau hydrographique de Macé » sur Géoportail (consulté le 17 avril 2025).

Références

  1. Sandre, « bras de l'Orne ».
  2. Sandre, « le fossé 01 de la Boue ».
  3. Sandre, « le fossé 01 des Petites Barres ».
  4. Sandre, « le fossé 02 de la commune de Macé ».
  5. Sandre, « le fossé 02 des Petites Barres ».
  6. « Fiche communale de Macé », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
  7. Sandre, « L'Orne ».
  8. « Station hydrométrique « L'Orne à Belfonds» », sur L'Hydroportail, Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires, (consulté le ).
  9. Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  10. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  11. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  12. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  13. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  14. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  15. « Orthodromie entre Macé et Le Pin-au-Haras », sur fr.distance.to (consulté le ).
  16. « Station Météo-France « Pin Au Haras-Inra », sur la commune du Pin-au-Haras - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  17. « Station Météo-France « Pin Au Haras-Inra », sur la commune du Pin-au-Haras - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  18. « La grille communale de densité », sur Insee, (consulté le ).
  19. Insee, « Métadonnées de la commune de Macé ».
  20. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Alençon », sur Insee (consulté le ).
  21. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur Insee, (consulté le ).
  22. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Droz, , p. 518.
  23. Laurent Paez Rezende, Laurence Jeanne et Caroline Duclos, « Le sanctuaire de Montaigu-la-Brisette », dans Laurence Jeanne, Laurent Paez-Rezende, Julien Deshayes, Bénédicte Guillot, et la collaboration de Gaël Léon, ArchéoCotentin, t. 2 : Les origines antiques et médiévales du Cotentin à 1500, Bayeux, Éditions OREP, , 127 p. (ISBN 978-2-8151-0790-7), p. 104.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Saint-Léger-de-la-Haye », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le ).
  26. « Il a dormi sur les rails, séquestré un sous-préfet : figure politique de l’Orne, il cède son écharpe de maire », L'Orne Hebdo,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Il a, avant tout, perpétué une tradition familiale. Il est le quatrième membre de sa famille à devenir maire de Macé. D’abord son grand-père, mais qui « a démissionné durant la Seconde Guerre mondiale car il refusait de servir sous l’Occupation. Puis, il y a eu son père et sa grand-mère. « J’ai toujours vécu là-dedans », admet le septuagénaire, dont l’arrière-grand-père était Ernest Granger, député de Paris (1889-1893)  » ».
  27. « Ce village de l’Orne n’avait plus changé de maire depuis 1983 : Jean-Luc Thomas succède à Jean-Pierre Fontaine », L'Orne Hebdo,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  28. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  29. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  30. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  31. Saints Raven et Rasyphe.
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