Machiko Hasegawa

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(à 72 ans) Tokyo |
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長谷川町子 |
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Machiko Hasegawa (長谷川 町子, Hasegawa Machiko), née à Saga le et morte le , est une mangaka japonaise. Elle est considérée comme la première femme mangaka publiée au Japon[1].
Biographie
Enfance et formation
Machiko Hasegawa naît le à Taku, la préfecture de Saga au sud du Japon. Elle vit sur l'île de Kyushu jusqu'à ses 12 ans avec ses deux sœurs. Son père, ingénieur, décède à ses 15 ans et sa mère, femme au foyer, déménage avec sa famille à Tokyo[1].
Elle se passionne pour le dessin et commence sa carrière alors qu'elle est encore lycéenne[1].
Carrière

Machiko Hasegawa devient la disciple du célèbre mangaka Suïhô Tagawa[1]. Elle commence sa série Sazae-san en 1946, d'abord publiée dans le journal local Fukunichi Shimbun. Puis, elle est publiée quotidiennement par le Asahi Shinbun, un des plus grands quotidiens du pays, entre 1949 et 1974[1], cette série sous forme de strips de quatre cases (yonkoma) acquère une diffusion nationale. Sazae-san raconte la vie d'une femme au foyer et de sa famille, et montre l'évolution de la société japonaise après la guerre, entre traditions et influence de l'occident. La famille de 7 membres de 3 générations différents vivent sous le même toit à Tokyo[1].
La série est adaptée sous forme de pièces radiophoniques en 1955. Quelques extraits ont paru en anglais sous le titre The Wonderful World of Sazae-san, mais aucune traduction française n'existe encore.
La série est ensuite transcrite en série d'animation hebdomadaire diffusée sur Fuji TV du au , soit pendant 55 ans, ce qui en fait le plus long anime diffusé d'après le Guinness World Records[2]. L'émission devient tellement populaire qu'elle est à l'origine de l'expression le syndrome de Sazae-san, qui décrit une petite déprime des Japonais le dimanche soir en regardant la série qui marque la fin du week-end et le retour du travail ou à l'école.
Célibataire, Hasegawa vit avec sa sœur aînée qui publie ses albums dans sa maison d'édition. Elles sont toutes deux collectionneuses d'art[3].
Hasegawa est aussi l'autrice de Eipuron Obasan et Ijiwaru Basan (sur une grand-mère farceuse). Elle ouvre en 1985 une galerie à Tokyo qui expose ses dessins.
Son œuvre était et reste extrêmement populaire au Japon et inspire des mangas comme Chibi Maruko-chan et Doraemon. Au milieu des années 1990, les ayants droit de Hasegawa ont vendu plus de soixante millions d'exemplaires, pour le seul Japon. En , elle prend sa retraite.
Prix et hommages
En 1962, Hasegawa remporte le 8e Prix Bungeishunjū pour Sazae-san[4].
En 1982, elle reçoit la Médaille d'honneur du Japon avec ruban violet[4].
En 1988, elle gagne également le 4e prix culturel de Tokyo[4].
En 1990, elle est récompensée de l'Ordre de la Couronne précieuse, quatrième classe[4].
En 1991, Hasegawa reçoit le Prix de la 20e édition du ministre de l'éducation de l'Association des auteurs de bande dessinée japonais pour Sazae-san[5].
Après sa mort, le , elle reçoit le prix d'honneur de la Nation la même année et sa galerie devient un musée, le musée d'Art Machiko-Hasegawa à Tokyo[6].
En 2020, elle détient le prix spécial de la 24e cérémonie du prix culturel Tezuka Osamu[7].
Notes et références
- « Aperçu des mutations de la famille japonaise au XXe siècle à travers trois mangas », Clio. Histoire, femmes et sociétés, vol. 19, no 1, , p. 8 (lire en ligne
)
- ↑ (en-GB) « Longest-running anime TV series » [archive du ], sur Guinness World Records (consulté le )
- ↑ (en) Yuhei Wada, « 'The World of Red and White' » [archive du ]
, sur www.japantimes.co.jp, The Japan Times Online, (consulté le )
- (ja) « 24 heures sur 24 : | 朝日新聞社の会社案内 » [archive du ]
, sur The Asahi Shimbun Company (consulté le )
- ↑ Joel Hahn, « Prix de l'Association des dessinateurs de bandes dessinées japonais » [archive du ]
, sur www.hahnlibrary.net, Comic Book Awards Almanac (consulté le )
- ↑ (ja) « Prix d'honneur du peuple » [archive du ]
, sur www.cao.go.jp, Cabinet du Premier ministre (consulté le )
- ↑ Rafael Antonio Pineda, « Nyx no Lantern et Machiko Hasegawa de Sazae-san remportent les prix culturels Tezuka Osamu », Réseau d'actualités animées, (lire en ligne
)
Annexes
Études
- Hiroko Sato, « Aperçu des mutations de la famille japonaise au XXe siècle à travers trois mangas », Clio no 19, 2004.
Articles connexes
Liens externes
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- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- (ja) Site officiel
- La couverture du livre et autres pages sur un blog sur Okayama
- (en) Slow Trains Literary Journal article de Suzanne Nielsen
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