Madame La Victoire
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Madame La Victoire |
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Michelle Christine Bulle plus connue sous le nom de Madame la Victoire, née en 1724 à Périgueux et morte le à Grand Port, est une chasseuse d'esclaves française de l'Isle de France, actuelle île Maurice.
Biographie
Michelle Christine Bulle est née en 1724 à Périgueux[1], d'un père sergent dans les troupes de la Compagnie des Indes. Sa vie est décrite par l'historien mauricien Amédée Nagapen[2]. Elle suit ses parents et se trouve déjà sur l'Isle de France en 1727 et navigue en diverses contrées jusqu'à son mariage. En , elle est violée par le soldat Bellamy[2].
Encore adolescente, son père quitte le métier des armes pour s’installer comme colon au Grand Port[2]. Le , alors qu'elle n'a pas encore quinze ans, elle se marie avec un autre colon, Joseph Le Masson, dit La Victoire, riche propriétaire d'une plantation esclavagiste : elle est alors connue comme « Madame La Victoire »[2]. Avec le concours de ses deux fils, elle entraîne une bonne douzaine de ses esclaves, elle se lance dans la traque des esclaves en fuite[2]. Sa réussite dans cet exercice fait que le gouverneur Desroches lui assigne cent livres de récompense par tête de noir tué et cent cinquante pour ceux qu’elle emmènerait vivants au port[2].
En , Louis XVI lui alloue une pension de 600 livres pour « son zèle et sa fermeté »[3]. L’écrivain Bernardin de Saint-Pierre décrit sa rencontre dans ses écrits[3].
Elle meurt le à Grand Port et est inhumée le lendemain à Port-Louis[1].
Représentation au cinéma
Dans le film de Simon Moutaïrou Ni chaînes ni maîtres, sorti en 2024, Madame la Victoire est incarnée par l'actrice Camille Cottin[4].
Notes et références
Références
- « Michelle Christine BULLE », sur geneanet.org (consulté le )
- Aline Groëme-Harmon, « Quand Amédée Nagapen décrivait Madame La Victoire, chasseresse de marrons », sur lexpress.mu, (consulté le )
- Pierre Antilogus, « Traque et rébellion : l'histoire méconnue des esclaves fugitifs de l'île Maurice au XVIIIe siècle », sur geo.fr, (consulté le )
- ↑ « Ni chaînes ni maîtres : « Rendre hommage aux héroïnes et héros oubliés de l’histoire de France » », sur cnc.fr, (consulté le )
Bibliographie
- Nagapen Amédée, Le Marronnage à l'Isle de France-Ile Maurice, Centre culturel africain-Port-Louis, Ile Maurice, 1999.
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
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