Mady de La Giraudière

| Naissance | |
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| Décès |
(à 95 ans) Lavelanet |
| Sépulture |
Cimetière de Dreuilhe (d) |
| Nom de naissance |
Madeleine Marie Jeanne Couquet |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Période d'activité |
- |
| Mouvement | |
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| Maître | |
| Distinction |
Mady de La Giraudière, née Couquet le à Toulouse (Haute-Garonne) et morte le à Lavelanet (Ariège)[1],[2], est une peintre, illustratrice[3],[4] et lithographe française.
Biographie
Mady de La Giraudière a passé son enfance à Lavelanet[5], dans une famille qui pendant de longues années a consacré son activité au développement de l’industrie textile.
À 19 ans, après ses études à Sainte-Marie-des-Champs de Toulouse[6], elle souhaite entrer à l’École des Beaux-Arts, mais se heurte au véto de son père, Émile Couquet, grande figure de l’industrie lavelanetienne. Passionnée de dessin et de peinture depuis sa plus tendre enfance (elle réalise sa première œuvre à 11 ans[7]) , elle travaille donc seule, avec pour seul maître la nature. Elle copie les oeuvres d'artistes qu'elle affectionne et notamment Bartolomé Esteban Murillo[7].
Vers 1955, elle rencontre Anatole Jakovsky, « Le pape des Naïfs », qui la guide pour combler son manque de formation artistique et exige d’elle beaucoup de travail dans l’espoir de pouvoir organiser une première exposition à Paris[8].
Elle peint alors une centaine de toiles en 3 ans, dont une quarantaine sont sélectionnées par Anatole Jakovsky qui organise une de ses premières expositions à la galerie Henri Benezit à Paris. Cette exposition fut un véritable évènement car c’était la deuxième fois qu’était réalisée dans la capitale une exposition consacrée à un seul peintre naïf[9].
Elle a été sélectionnée pour participer en 1997, avec ses filles Chin et Nang, à la troisième édition de « La vie de château » au centre culturel français (French cultural center) de New York, en compagnie de trente-neuf autres artistes et artisans d’art français.
Ses toiles figurent dans les musées d'art naïfs à Nice, à Vicq, à Laval, à Auvers-sur-Oise, à Lausanne, à Londres, à Tokyo, à New York. Sept de ses œuvres, des tableaux de 1,70 m sur 1,30 m qui racontent la vie du Christ, figurent dans l’église de Lavelanet. L’artiste a également prêté son concours pour rénover la salle des mariages de cette même ville[10],[5].
Obsèques
Ses obsèques[11] sont célébrées dans l’église de Lavelanet le devant un parterre de personnalités, au nombre desquelles Marie Lajus, préfète de l’Ariège, Henri Nayrou, président du conseil départemental, Kamel Chibli, vice-président de la région Occitanie, le maire de Lavelanet Marc Sanchez, et des artistes, dont Ryton Cazenave.
Mady de La Giraudière est inhumée au cimetière de Dreuilhe.
Pratique artistique
Mady de La Giraudière est appréciée en tant que visionnaire d’un monde pur et poétique et sa peinture est une mise en images qui englobe tous les aspects du quotidien[6].
Elle traite volontiers des sujets consacrés aux usines et travail industriel, mais c’est dans les scènes bibliques que sa fantaisie inventive se manifeste avec la plus grande minutie dans le détail ornemental et poétique[6].
La sensibilité de l’artiste est toujours un des éléments majeurs qui se dégage en premier de l’œuvre; rêve et réalité se mêlent alors dans cet univers du merveilleux, où nous découvrons, la poésie des animaux, les sites grandioses d’un pays féerique.
Expositions
1958 : exposition à la Galerie Urban, rue du Faubourg Saint-Honoré, à Paris[6]
1959 : exposition à Toulouse[6]
1960 : participation à l’exposition des peintres naïfs, présentée par Anatole Jakovsky, à la Maison de la Pensée Française à Paris[6]
1961 : exposition à la galerie Henri Benezit à Paris et, la même année, c’est le point de départ d’une riche carrière internationale avec une exposition à Bâle[6]
1963 : Mady de La Giraudière est invitée au Salon des Peintres Témoins de leur Temps au musée Galliera à Paris[6]
Dès 1964 et 1965, sa présence dans les grands salons est très remarquée : – salon d’automne, salon de l’Art Sacré, salon Comparaisons à Paris et Première Biennale de la peinture de Trouville[6]
Dans le cadre du 30e anniversaire de l’Ambassade Pyrénéenne, Mady de La Giraudière crée une fresque de 2m x 3m peinte sur tissu pour chacun des cinq départements partenaires institutionnels de la Maison des Pyrénées. Les sites emblématiques des Pyrénées-Atlantiques, des Hautes-Pyrénées, de l’Ariège, de la Haute-Garonne et des Pyrénées Orientales ont orné les vitrines puis les bureaux de la Maison des Pyrénées pendant plusieurs années, et cela jusqu’à la fermeture de l’Ambassade régionale.
Grâce au concours du Département des Hautes-Pyrénées, ces œuvres inédites ont été exposées à Lavelanet en [12].
Œuvres
Peinture
- La victime de Noël, la dinde, 1966, huile sur toile, Laval, MANAS (musée d'Art Naïf et d'Arts Singuliers)[13].
- La Mariée de l'année dernière, le jour du baptême, 1973, huile sur toile[14].
Conte illustré
- Un si long chemin, Crécy-la-Chapelle, Éditions la Pibole, 1980, 61 p., textes et peintures, préface de Jacques Chancel.
- La corne de Pascou : conte, Labège, Éd. la Langue au chat, 1993.
- Le Noël de Séraphin : conte, Labège, Éd. la Langue au chat, 1993.
- Le sapin de Belesta : conte, Labège, éd. la langue au chat, 1993.
- Aux couleurs du temps, livre catalogue groupe éditorial Piktos, .
Illustration
- Gaston et Matthieu Bonheur, ill. de Mady de La Giraudière, La surprenante histoire de Grain de Millet : l'enfance d'un petit homme, Paris, Éditions G.P., 1977, 34 p.
- Bernadette Arricastres, Aline Caër, Monique delpech, ... et al., ill. de Mady de La Giraudière, Helder Couto, Pierdec, Sur ton chemin : pour une catéchèse en CE II : [livret enfants], nouv. éd. entièrement ref. et mise à jour, Toulouse, Privat, Paris, Centurion, 1995, 80 p.
- Charles Mouly, Mon sabot de verre, Toulouse, Éditions du Raffût, 2008
Distinctions
Officier de l'ordre des Arts et des Lettres au titre de la promotion de ; distinction remise le par Jean-Pierre Bel, président du Sénat, au cours d'une cérémonie à la mairie de Lavelanet (Ariège). Chevalier en 1987.
Citations
« Dans la plupart des tableaux de Mady de la Giraudière, on entend les sonnailles, comme on y sent le thym, la lavande et le laurier. Et le soleil, le bon soleil du Midi ne s’y couche pour ainsi dire jamais. »
En lui remettant en 1987 la médaille des Arts et Lettres, Paul Guth la salue comme « Notre-Dame de la peinture naïve. »[15]
Lors de son accueil Marc Sanchez, maire de Lavelanet déclarait :
« Notre ville lui doit énormément pour son talent d'artiste bien sûr, mais également pour toutes les actions qu'elle entreprend notamment en direction de la jeunesse. Merci Mady et félicitations pour cet honneur mérité et qui rejaillit sur notre territoire. »
[réf. nécessaire]
Notes et références
- ↑ Relevé des fichiers de l'Insee
- ↑ « Sa peinture naïve l’avait rendue célèbre : Mady de la Giraudière s’est éteinte à 95 ans », sur gazette-ariegeoise.fr, 25 février 2018
- ↑ Gaston (1913-1980) Auteur du texte Bonheur et Matthieu Auteur du texte Bonheur, La Surprenante histoire de Grain de Millet : l'enfance d'un petit homme / Gaston et Matthieu Bonheur ; illustrations de Mady de La Giraudière, (lire en ligne)
- ↑ Leslibraires.fr, « Mady de La Giraudière », sur www.leslibraires.fr (consulté le )
- L.S., « Mady de La Giraudière, la passion de sa ville de Lavelanet », La Dépêche du midi, (lire en ligne)
- « Biographie Mady de la Giraudière », sur Mady de la giraudière (consulté le )
- « A Lavelanet (Ariège), Mady de la Giraudière expose des œuvres inconnues du public », sur France 3 Occitanie, (consulté le )
- ↑ « Mady de La Giraudière, grand-mère de l’art naïf », sur Le Quotidien de l'Art (consulté le )
- ↑ Après Séraphine de Senlis qui le fut en 1945.
- ↑ « Lavelanet : il y a 3 ans, Mady de La Giraudière nous quittait », sur ladepeche.fr (consulté le )
- ↑ ARNAUD PAUL, « Plus de 300 personnes aux obsèques de la peintre Mady de la Giraudière à Lavelanet », La Dépêche, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Laurence D'Azinat Tv, « Lavelanet : Un émouvant hommage à Mady de La Giraudière – Archives d'actualités en Ariège sur Azinat.com », sur archives.azinat.com (consulté le )
- ↑ « Mady de la Giraudière – MANAS », sur musees.laval.fr (consulté le )
- ↑ Catalogue du Salon d'automne de Paris, 1973, p. 90, no 122.
- « Bruguières. Mady de la Giraudière au salon des arts », sur ladepeche.fr (consulté le )
- ↑ MADY DE LA GIRAUDIÈRE, Mady de la Giraudière, aux couleurs de ma vie, Perpignan, Éditions JB. Conseil, (ISBN 979 10 92042 08 5), p. 15
Annexes
Bibliographie
- Pierre-Jean Bourlois, Vision sur Mady de la Giraudière, Béziers, Édition Vision sur les arts, date inconnue.
- Mady de La Giraudière, Mady de la Giraudière, aux couleurs de ma vie, Perpignan, Éditions JB. Conseil, (ISBN 979 10 92042 08 5).
Articles connexes
Liens externes
- Archives conservées par : Archives départementales des Hautes-Pyrénées (45Fi, 306a03640b7c391a5db8bdcc889185094945f8b7)
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