Magali Picard

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Magali Picard, née en 1970 à Montréal au Québec, est une syndicaliste canadienne et l'actuelle présidente de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ). Elle est la première femme et la première Autochtone à occuper ce poste.
Biographie
Magali Picard naît en 1970 à Montréal d'un père autochtone chauffeur d'autobus issu d'une famille de 14 enfants dont 9 filles. En 1982, la famille déménage à Wendake, le chef-lieu de la nation huronne-wendate. Elle découvre que ses tantes n'habitent pas au village mais en périphérie parce qu'elles ont perdu leur statut d'Autochtones en mariant des non-Autochtones. Sa mère, non autochtone, de son côté, habite le village et a sa carte d'Autochtone parce qu'elle a marié un homme autochtone. Elle réalise que si elle marie un homme qui n'est pas issu des Premières Nations, elle sera expulsée de Wendake. Ses tantes se sont battues pour faire changer cette injustice. En 1985, la Loi sur les Indiens est modifiée et, en 1986, toutes ses tantes reviennent vivre au village. Cette bataille de ses tantes est à l'origine de son engagement à se battre contre les injustices en ne restant pas silencieuse et unifiant les forces pour combattre ces injustices[1],[2].
Magali Picard commence son engagement syndical en 1999 en devenant présidente de la section locale 10042 du Syndicat des employés et employées des anciens combattants (SEAC). Elle devient présidente de la section québécoise de l'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC), puis vice-présidente nationale exécutive de l'AFPC. Enfin, Magali Picard exerce les fonctions de première vice-présidente du conseil d'administration du Fonds de solidarité FTQ et est membre de son conseil exécutif. Elle est aussi vice-présidente de la FTQ jusqu'à son élection à la présidence de cette centrale syndicale[3].
Présidente de la FTQ
Le , elle devient présidente de la FTQ lors du 33e congrès de la centrale syndicale succédant à Daniel Boyer. Wendate, elle est la première femme et la première Autochtone à occuper ce poste[4].
Pendant la grève du secteur public québécois de 2023, Magali Picard fait l'objet de critiques pour s'être rendue à la Conférence de Dubaï de 2023 sur les changements climatiques (COP 28), alors que se déroulent les négociations du secteur public. Arrivée sur place le , elle repart le même jour pour Montréal[5].
Lors des audiences de la commission parlementaire portant sur l'étude du projet de loi 3, Magali Picard accuse le gouvernement Legault de glisser vers la dictature et dit du ministre du Travail Jean Boulet ː « Soit qu'il est innocent ou qu'il fait l'innocent ». Selon la présidente de la FTQ, le projet de loi est une « campagne des salissage » contre les syndicats faite pour « essayer de cacher un bilan catastrophique » du gouvernement actuel[6].
Notes et références
- ↑ (fr-CA) « Gregory Charles, Annie-Soleil Proteau et Magali Picard », sur Deux hommes en or et Rosalie, (consulté le )
- ↑ (fr-CA) « Exclu: Magali Picard entend moderniser la FTQ », sur Premières en affaires, (consulté le )
- ↑ (fr-CA) Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, « Notes biographiques ː Magali Picard, présidente de la FTQ », sur Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, (consulté le )
- ↑ Lia Lévesque, « Magali Picard élue présidente de la FTQ », sur Le Devoir, (consulté le )
- ↑ (fr-CA) Jérôme Labbé, « Partie pour Dubaï, la présidente de la FTQ revient précipitamment au pays », sur Radio-Canada, (consulté le )
- ↑ (fr-CA) Marc-André Gagnon et Geneviève Lajoie, « Réforme du régime syndical: choc frontal entre Magali Picard et Jean Boulet », sur Journal de Québec, (consulté le )
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