Magnus Gottfried Lichtwer

Magnus Gottfried Lichtwer
Biographie
Naissance
Décès
(à 64 ans)
Halberstadt
Formation
Activités
Écrivain, juriste, conseiller de gouvernement
Enfant
Sophia Emilie Richter (d)

Magnus Gottfried Lichtwer, né le à Wurzen et mort le à Halberstadt, est un juriste et fabuliste allemand du siècle des Lumières.

Biographie

Magnus Gottfried Lichtwer est le fils du juriste Magnus Gottfried Lichtwer dit l'Ancien (1680-1721) et de son épouse Dorothea Magdalena Wichmannshausen (1692-1727). À l'âge de deux ans, il perd son père et est alors pris en charge par son tuteur, le chancelier de la collégiale, Christian Albinus Zahn (décédé en 1748). Ce dernier lui permet d'étudier à l'université de Leipzig (histoire, droit et philosophie) à partir de 1743. Lichtwer poursuit ensuite ses études à l'université de Wittenberg, où il achève avec succès son cursus l'année suivante, obtenant un doctorat en droit. Le même mois, il reçoit également une maîtrise en philosophie. En 1742, il entre dans la loge maçonnique Minerva zu den drei Palmen (de) de Leipzig[1].

A la suite d'un accident, Lichtwer perd presque complètement la vue, mais cela ne l'empêche ni de poursuivre sa carrière ni de se consacrer à son œuvre littéraire. Il occupe son premier poste à l'université de Wittenberg où, à partir de 1747, il découvre les travaux du philosophe Christian Wolff, tout en y donnant des cours particuliers de philosophie du droit. La philosophie de ce penseur des Lumières l'inspire pour la publication, en 1758, du poème didactique Das Recht der Vernunft (« Le Droit de la raison »)[2].

L'éditeur Wolfgang Deer le soutient dans la publication de ses Aesopischen Fabeln (« Fables ésopiques ») en 1748[3]. Ces fables peuvent certes être considérées comme des œuvres indépendantes, mais elles révèlent une certaine affinité avec Christian Fürchtegott Gellert. Pour commémorer le centenaire de Lichtwer, Jakob Minor (en) a publié ses fables dans la collection « Deutsche National-Litteratur » (Littérature nationale allemande)[4].

En 1749, Lichtwer épouse Henriette Sophie Albinus à Wittenberg, avec qui il aura trois filles. Avec sa famille ils s'installent à Halberstadt. En 1751, il est nommé « Conseiller royal de la principauté de Halberstadt », obtenant ainsi un poste au sein de l'administration. Sa carrière progresse de conseiller consistorial (1760) à juge criminel (1762), lui laissant peu de temps pour ses ambitions littéraires. Ceci explique pourquoi, bien que Lichtwer se soit lié d'amitié avec Johann Christoph Gottsched et Johann Wilhelm Ludwig Gleim, il n'eut que des contacts superficiels avec le cercle de poètes de Halberstadt dirigé par « Père Gleim »[5].

Il devient ensuite juge et également membre du parlement régional et meurt à Halberstadt le , à l'âge de 64 ans. Quarante-cinq ans après sa mort, son petit-fils Ernst Ludwig von Pott, en collaboration avec Friedrich Cramer, publie une biographie de son grand-père ainsi que ses écrits[6].

Œuvres

  • 1828 : Schriften, Brüggemann, Halberstadt
  • 1748 : Vier Bücher aesopischer Fabeln in gebundener Schreib-Art, Leipzig
  • 1758 : Das Recht der Vernunft. Ein Lehrgedicht, Leipzig
  • 1983 : Blinder Eifer schadet nur! Fabeln, Lehrgedichte, Reclam, Leipzig
  • 2003 : Lichtwer und Gottsched. Briefwechsel, Fabeln, Rezensionen, Walter Hettche (de) (dir.), Aisthesis, Bielefeld

Lichtwer est en outre présent dans le volume Anthologie bilingue de la poésie allemande publié dans la Bibliothèque de la Pléiade en 1993.

Notes et références

  1. ↑ Eugen Lennhoff, Oskar Posner, Dieter-Anton Binder (de), Internationales Freimaurerlexikon, Überarbeitete und erweiterte Neuauflage der Ausgabe von 1932, Munich, 2003.
  2. ↑ Martin A. Völker, Raumphantasien, narrative Ganzheit und Identität eine Rekonstruktion des Ästhetischen aus dem Werk und Wirken der Freiherren von Dalberg, 2006, p. 123.
  3. Dezobry et Bachelet, Dictionnaire de biographie, T. 2, Ch. Delagrave, 1883, p. 1598.
  4. ↑ Joseph Kürschner, Deutsche National-Litteratur: Historisch-kritische Ausgabe, 1974, p. 3.
  5. ↑ Joachim Scherf, Autorenlexikon geistlicher Lyrik deutscher Sprache, vol. 1, 2023, p. 586.
  6. ↑ Matthew H. Birkhold, Characters Before Copyright The Rise and Regulation of Fan Fiction in Eighteenth-century Germany, 2019, p. 145.

Annexes

Voir aussi

  • Magnus-Gottfried-Lichtwer-Gymnasium (de)

Bibliographie

  • Biographie des Dichters, In: Magnus Gottfried Lichtwer: Fabeln (vollständige Ausgabe). Mit Biographie des Dichters (= Familien-Bibliothek der deutschen Classiker. Band 30), Hildburghausen et Amsterdam, 1842, p. 5–8.
  • Friedrich M. Eichholz, Magnus Gottfried Lichtwers, Königl. Regierungsraths Leben und Verdienste, Verlag Mevius, Halberstadt, 1784.
  • Reiner Zieger (illustrations), Hans-Jürgen Moltrecht (texte), Ihr müßt der kleine Töffel bleiben. Magnus Gottfried Lichtwer, der Fabeldichter aus Wurzen, Kulturbund der DDR, Wurzen, 1982.
  • Walther Killy (dir.), Literaturlexikon. Autoren und Werke deutscher Sprache. (15 Bände), Bertelsmann-Lexikon-Verlag, Gütersloh/Munich, 1988–1991 (CD-ROM: Berlin 1998, (ISBN 3-932544-13-7)).
  • Franz Muncker, Lichtwer, Magnus Gottfried, dans : Allgemeine Deutsche Biographie (ADB), volume 18, Duncker & Humblot, Leipzig, 1883.
  • Hans-Wolf Jäger, Lichtwer, Magnus Gottfried, dans : Neue Deutsche Biographie (NDB), volume 14, Duncker & Humblot, Berlin, 1985, p. 469–470.
  • Johann Georg Meusel, Lexikon der vom Jahr 1750 bis 1800 sterbenen teutschen Schriftsteller, vol. 8, Gerhard Fleischer der Jüngere, Leipzig, 1808, p. 241.
  • Elisabeth Krüger, Magnus Gottfried Lichtwer – ein deutscher Fabeldichter, dans : Wurzen 961-1961, publication commémorative pour la célébration du millénaire, publiée par la municipalité de Wurzen et la rédaction du Der Rundblick Wurzen, 256 pages, Wurzen, 1961, p. 68-71.

Liens externes

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