Mahamadou Bonkoungou

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Mahamadou Bonkoungou, né le à Dédougou, est un entrepreneur burkinabè, fondateur et président-directeur général du groupe EBOMAF, actif principalement dans le bâtiment et travaux publics en Afrique de l'Ouest. Il est également présent dans les secteurs bancaire, aérien et agricole.
Biographie
Enfance, formation et débuts
Mahamadou Bonkoungou naît le à Dédougou, au Burkina Faso. Il effectue l'essentiel de sa scolarité entre Dédougou, Bobo-Dioulasso et Ouagadougou[1].
Après l'obtention du baccalauréat, il se lance dans le commerce entre Lomé, Monrovia, Lagos et Ouagadougou. Il vend des cassettes, des groupes électrogènes, des appareils de musique et divers produits manufacturés.
Il exerce ensuite dans le commerce de l’or, autour de la mine de Kalsaka, dans la province du Yatenga. Il achète l’or brut auprès d’orpailleurs, l’achemine vers Cotonou, puis revient avec des pièces détachées de motos et des appareils électroménagers.
EBOMAF et bâtiment-travaux publics
En 1988, Mahamadou Bonkoungou crée EBOMAF, sigle de l’Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils. L’entreprise se réoriente progressivement vers le bâtiment et travaux publics à partir de la fin des années 1990.
EBOMAF obtient ensuite des marchés dans plusieurs pays francophones d’Afrique de l’Ouest, au Burkina Faso, au Bénin, en Guinée, au Togo et en Côte d'Ivoire.
Selon Jeune Afrique, Mahamadou Bonkoungou entretient des relations avec plusieurs chefs d’État africains, parmi lesquels Faure Gnassingbé, Patrice Talon, George Weah, Alassane Ouattara et Umaro Sissoco Embaló, bien qu’il se défende de devoir ses marchés à ces relations politiques[2].
En 2019, EBOMAF réalise un chiffre d’affaires global de plus d’un milliard d’euros. À la fin de la même année, son carnet de commandes représente près de 1 000 milliards de francs CFA, soit environ 1,5 milliard d’euros, dans des projets routiers et aéroportuaires[2].
Activités aériennes et bancaires
Mahamadou Bonkoungou possède une compagnie aérienne privée, Lisa Transport International, également connue sous le nom de LTA. Il possède aussi un Falcon X7, qu’il a prêté au président togolais Faure Gnassingbé[2].
En , il prend le contrôle de la Banque togolaise pour le commerce et l'industrie (BTCI) à travers IB Holding, une structure dotée d’un capital de 30 milliards de francs CFA, soit environ 45 millions d’euros[3],[4],[5].
La BTCI devait initialement être cédée à Vista Bank Group, dirigé par Simon Tiemtoré, mais ce dernier échoue à réunir les fonds nécessaires, ce qui conduit à une relance du processus de cession[6],[7].
IB Holding est dirigée par le banquier marocain Nabil Tahari et détient également des participations bancaires à Djibouti.
Litige en Guinée et diversification agricole
En , Mahamadou Bonkoungou réclame 20 millions d’euros à l’État de Guinée dans le cadre d’un projet de construction de routes[8].
Le , le lancement officiel de travaux au Togo pour la création d’une infrastructure de mécanisation agricole marque une diversification de ses activités dans le secteur agricole, après le BTP et la banque[9].
Notes et références
- ↑ « Qui est Mahamadou Bonkoungou, PDG d'EBOMAF ? », Oh My Afrika, (lire en ligne)
- Julien Clémençot, « Comment l’influent Mahamadou Bonkoungou, magnat du BTP, est devenu l’ami des présidents », Jeune Afrique, (lire en ligne)
- ↑ Nadoun Coulibaly, « Togo : financement de projets et clientèle traditionnelle, le double pari de Bonkoungou avec IB Bank », Mafr/Westafrica, (lire en ligne)
- ↑ « Mahamadou Bonkoungou décroche BTCI au Togo et affiche des ambitions à l’échelle panafricaine », sur Jeune Afrique, (consulté le )
- ↑ Togo First, « Togo : le gouvernement cède la BTCI à IB Holding de Mahamadou Bonkoungou », sur Togo First (consulté le )
- ↑ Adama Wade, « Simon Tiemtoré, un sous-marin russe aux portes de BNP Afrique », Financial Afrik, (lire en ligne)
- ↑ Nadoun Coulibaly, « Mahamadou Bonkoungou décroche BTCI au Togo et affiche des ambitions à l’échelle panafricaine », Jeune Afrique, (lire en ligne)
- ↑ Mamadou Aliou Diallo, « L'homme d'affaires burkinabé Bonkoungou réclame 20 millions d'euros à la Guinée », sur Financial Afrik, (consulté le )
- ↑ « Au Togo, Mahamadou Bonkoungou étend sa présence au secteur agricole », sur Jeune Afrique (consulté le )
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
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