Maimouna Astou Yade

| Nom de naissance |
Maimouna Astou Yade |
|---|---|
| Surnom |
Maya |
| Nationalité |
Sénégalaise |
| Activité |
Activiste féministe sénégalaise |
Maimouna Astou Yade est une activiste féministe sénégalaise. Elle est la fondatrice et directrice générale de JGEN Women Global Entrepreneurship, une organisation féministe qui œuvre pour le respect des droits des femmes, pour leur autonomisation et pour l'éradication des violences basées sur le genre.
Biographie
Maimouna Astou Yade est juriste de formation et titulaire d'un diplôme de droit international public[1],[2]. Elle a aussi fait des formations en population et développement de la santé et de la reproduction[1].
Parcours militant
C'est à l'âge de 16 ans qu'elle commence son engagement pour sa communauté en devenant bénévole pour la protection des enfants de la rue dans sa ville de résidence Kaolack[2]. Toutefois, elle prend la décision de défendre les droits des femmes en raison de deux faits : d'abord parce qu'elle a été victime d'une privation de parole en public[3] ; mais aussi parce que durant ses études de juriste elle a constaté que plusieurs de ses amies ainsi que des femmes de son milieu étaient victimes d'excision, de violences basées sur le genre, d'inégalités sociales et de contraintes les poussant à abandonner les études[2]. Elle co-fonde alors une association de femmes déléguées pour en faire le porte-voix des revendications et besoins des étudiantes auprès des responsables de son Université.
Maimouna Yade dirige par la suite le Club des jeunes filles en Population et Développement, ce qui lui permet de porter un fort plaidoyer lors de sa participation au forum panafricain des jeunes leaders sur les questions d'excision[2]. Plus tard, elle travaille à la réalisation de programmes contre l'excision dans les zones les plus rurales du Sénégal avant de co-fonder et présider l'association YWA Sénégal qu'elle quitte en 2015[2].
Engagement féministe
Son engagement féministe s’articule autour de la promotion des droits des femmes et de la contestation des normes sociales discriminatoires. Elle dénonce notamment les violences médiatiques, les inégalités de représentation ainsi que les mécanismes patriarcaux au sein de la société sénégalaise[1],[4].
Elle est membre de collectifs féministes sénégalais et participe régulièrement à des prises de position publiques portant sur les violences sexuelles, les droits reproductifs ainsi que les politiques publiques en matière d’égalité de genre[5],[6].
JGEN Women Global Entrepreneurship
En 2016, elle crée sa propre plateforme baptisée JGEN Women Global Entrepreneurship[7], pour l'autonomisation et l'appui à l'entrepreneuriat des femmes, pour le respect des droits des femmes, et pour l'élimination des violences basées sur le genre[1],[2],[8],[9]. Pour assurer la pérennisation du féminisme au Sénégal, Maimouna Yade s'évertue à préparer la relève à travers son projet dénommé « les pupilles féministes »[10]. Au sein de cette organisation, elle met en place des programmes destinés principalement aux jeunes femmes, visant à renforcer leurs capacités économiques et leur leadership[1],[11],[12].
Prises de position
Maimouna Astou Yade intervient régulièrement dans l’espace public et médiatique sur des questions liées aux droits des femmes. Elle plaide notamment pour une réforme du cadre juridique en matière de droits familiaux ainsi que pour un renforcement de la protection des femmes contre les violences[6].
Elle appelle également à une mobilisation collective contre les discours sexistes et les pratiques discriminatoires, en soulignant la nécessité d’un engagement conjoint des institutions et de la société civile[1],[13].
Notes et références
- « « La masculinité toxique est très présente au sein des médias... », Maimouna Astou Yade », sur WATHI, (consulté le )
- Carolin Beck, Chloé Bertrand, Hannah Millbers, Sofietou Sakho et Inaïssa Sylla, « ACTIVISTES ET FÉMINISTES EN CÔTE D'IVOIRE ET AU SÉNÉGAL: ACTIONS, ENJEUX, DYNAMIQUES »
[PDF], sur sciencespo.fr (consulté le )
- ↑ OG, « Les nouveaux visages du féminisme se dévoilent », sur Sud Quotidien, (consulté le )
- ↑ Barry Souleymane, « « Les femmes sénégalaises doivent porter plainte contre JAMRA » : La charge de Maimouna Astou Yade », sur Senenews - Actualité au Sénégal, Politique, Économie, Sport, (consulté le )
- ↑ Samba Diouf, « Justice pour Louise : “La mère de la victime, menacée, a quitté Mbour, mais…”, les révélations de Maimouna Astou Yade », sur Dakarmidi, (consulté le )
- Zaynab Sangarè, « Maimouna Astou Yade : “La révision du Code de la famille doit être un impératif pour les parlementaires nouvellement élus” - Infos Crédibles », sur www.infoscredibles.sn, (consulté le )
- ↑ « Maimouna Astou Yade - Jeune Afrique.com : suivez toute l'actualité sur JeuneAfrique.com », sur JeuneAfrique.com (consulté le )
- ↑ Cécile Sabina Bassene, « Plainte contre Mia Guissé : « Il est temps que JAMRA arrête de nous saouler avec ses plaintes à deux sous », (Maïmouna Astou Yade) », sur PRESSAFRIK.COM, Premier média certifié JTI au Sénégal (consulté le )
- ↑ (en-US) « À-PROPOS DE NOUS - J-GEN SENEGAL », (consulté le )
- ↑ Seneplus, « MAIMOUNA YADE, UNE FÉMINISTE PIQUANTE »
, sur seneplus.com, (consulté le )
- ↑ Souleymane Gano, « Droits des femmes : l’ONG J-GEN milite pour une synergie d’actions entre organisations communautaires de base et collectivités territoriales - APS », (consulté le )
- ↑ « Sénégal: 'J-GEN' plaide pour une révision du Code de la famille pour une meilleure prise en charge des femmes », Agence de Presse Sénégalaise, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Babacar NDOUR, « « LE MICROCRÉDIT TUE LE POUVOIR ÉCONOMIQUE DES FEMMES » (Par Maimouna Astou Yade) - », (consulté le )
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