Maison Charbonnier

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49° 11′ 00″ N, 0° 22′ 08″ O |
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La maison Charbonnier est un édifice situé à Caen, dans le département français du Calvados, en France. Elle est inscrite au titre des monuments historiques.
Localisation
Le monument est situé au no 1bis et no 1ter de la rue Pémagnie[1], dans le centre-ville ancien de Caen.
Historique
L'opération d'alignement et d'élargissement de la rue Pémagnie, commencée à la fin du XVIIe siècle[note 1], est relancée dans les années 1880 afin de relier la place Saint-Sauveur à la gare Saint-Martin[note 2]. Après de longues procédures, plusieurs maisons sont détruites en 1894[note 3],[A 1]. En bas de la rue, les maisons, dont l'ancien manoir d'Olivier de Brunville[3], appartenaient à Sylvain Charbonnier, pharmacien et ancien conseiller municipal. À leur emplacement, il se fait construire en 1896 un hôtel particulier par un architecte célèbre à Caen, Auguste Nicolas[4],[A 2].
Sylvain Charbonnier meurt dans son hôtel le [5]. Vers 1910, l'architecte Charles Postel achète l'hôtel. À l'origine, le bâtiment fait l'angle sur un petit jardin clos d'une clôture donnant sur la place Saint-Sauveur[1]. À l'angle, se trouve également un jardin d'hiver surplombant ce jardin[1]. En 1912, Charles Postel construit un immeuble sur l'ancien jardin qui vient cacher la façade sur la place Saint-Sauveur[A 2].
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L'hôtel Marescot de Prémare, construit lors de la première phase d'alignement de la rue Pémagnie. -
L'hôtel avant la construction de l'immeuble Postel en 1912.
Protection
La façade et la toiture sur rue, y compris le retour sur cour, ainsi que le décor de la pièce du deuxième étage sont inscrits au titre des monuments historiques depuis le [1].
Architecture
L'édifice est bâti sur des caves datant probablement du XVIIe siècle[1].
La maison est un « exemple achevé de l'expression éclectique en vogue au tournant du siècle »[1], et « très ostentatoire »[4].
Au premier étage, se trouve une pièce ornée de boiseries[1].
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Angle donnant sur l'ancien jardin.
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Bouche inférieure en forme de dauphin d'un tuyau de descente se recourbant pour jeter les eaux dans le caniveau.
Notes et références
Notes
- ↑ Les bâtiments situés entre le no 2 et le no 10 datent de cet époque.
- ↑ Terminus de l'ancienne ligne de Caen à la mer, la gare est ouverte en 1875. L'avenue de Courseulles est tracée pour la desservir[2] .
- ↑ L'ancien alignement est encore visible au no 15.
Références
- Philippe Lenglart, Le nouveau siècle à Caen, Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, (ISBN 9-782854-802047), p. 95
- ↑ Lenglart 1989, p. 101-104.
- Lenglart 1989, p. 185.
- Autres références :
- « Maison », notice no PA14000079, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ « Cote S/2848 »
, sur Archives départementales du Calvados (consulté le ).
- ↑ « Séance du 4 mai 1894 », Bulletin de la Société des antiquaires de Normandie, vol. XVII, , p. 202-203 (lire en ligne
)
- Le patrimoine des communes du Calvados, Flohic Éditions, 2001 (ISBN 2-84234-111-2), p. 454
- ↑ « Acte de décès »
, sur Archives départementales du Calvados
Voir aussi
Articles connexes
- Liste des monuments historiques du Calvados
- Liste des monuments historiques de Caen
- Hôtels particuliers de Caen
Liens externes
Bibliographie
- Le patrimoine des communes du Calvados, Flohic Éditions, 2001 (ISBN 2-84234-111-2) p. 454
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