Maison Dupeyré
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après 1787 |
| Propriétaire |
Association |
| Patrimonialité |
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| Département | |
| Commune |
| Coordonnées |
43° 53′ 34″ N, 0° 30′ 14″ O |
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La maison Dupeyré est l'un des rares hôtels particuliers de la fin du XVIIIe siècle subsistant à Mont-de-Marsan, préfecture du département français des Landes. Elle est inscrite aux monuments historiques par arrêté du [3].
Présentation
Située au 46 rue Armand-Dulamon proche de l'hôtel Brettes, la maison Dupeyré est l'une des maisons bourgeoises les plus ornées de la ville. Elle est inscrite entièrement, y compris sa cour intérieure et son bâtiment nord[3].
Architecture
Les plans de cette maison bourgeoise ont longtemps été attribués à l'architecte parisien Victor Louis (1731-1800)[4]. Cette hypothèse est depuis remise en question[5]. S'élevant sur trois niveaux d'habitation, elle est couverte d'un toit brisé percé de fenêtres. La façade comporte au rez-de-chaussée quatre baies cintrées à encadrement de pierre, surmontées de médaillons à motifs floraux. Les portes sont encadrées de pilastres et la porte d'entrée est surmontée du monogramme de la famille[5]. La propriété d'origine possède une cour, un jardin, des dépendances, dont des écuries. L'ensemble constitué par le rez-de-chaussée, étage, grenier, écurie, remise, cour intérieure et jardin occupe une superficie de 11 ares, 37 centiares[6].
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Détail de fenêtres du rez-de-chaussée. -
Monogramme sur le linteau d'une porte d'entrée.
Historique
- Origines
En 1751, Étienne Dupeyré (v.1707 - ), juge à Labrit, achète une ancienne maison à Mont-de-Marsan, dite « maison de Lafarge », presque à l'état de ruines. À son décès trois ans plus tard, il laisse une veuve, Anne Corrent (1727 - ), et un fils prénommé Jean (Labrit, - Losse, ). Le , Jean Dupeyré, devenu lieutenant criminel du sénéchal de Marsan, donne procuration pour l'achat au sieur Fageau aîné, maître de musique, de la « maison de Magen » et son petit jardin attenant. Les deux parcelles mitoyennes, acquises par le père en 1751 et par le fils en 1787, offrent l'emprise nécessaire à l'édification après cette dernière date par Jean Dupeyré de sa résidence pour s'y établir avec sa famille[n 1], [6]. Elle s'appuie sur les anciens remparts de Mont-de-Marsan[7] (enceinte du Bourg-Neuf)[n 2], à hauteur de la plus ancienne des deux portes Campet, dont les traces d'arrachement sont encore visibles à gauche de la porte principale[1]. Une annonce concernant la location ou la vente de la maison Dupeyré, sise rue de la préfecture, paraît dans le Journal des Landes daté du [8].
- Après la famille Dupeyré
Le bâtiment est acquis en 1899 auprès des descendantes de la famille Dupeyré[n 3] par l'abbé François-Jules Gieure, alors supérieur au grand séminaire d'Aire-sur-l'Adour, pour son compte personnel contre la somme de 18 000 francs. Le , François-Jules Gieure, devenu entretemps évêque de Bayonne, revend le bien pour la somme de 12 000 francs, à l'abbé Jean Dubois, aumônier à l'hôpital de Mont-de-Marsan, et à l'abbé Rémy Lanavère, aumônier au pensionnat Jeanne d'Arc, avec une clause disposant que la maison reviendrait en pleine propriété au survivant des deux. Le , la Société civile immobilière de Mont-de-Marsan est fondée par l'abbé Jean Dubois, devenu curé de Cère, avec Camille Brettes et Paul Lascourrèges, propriétaires, dont l'objet est l'exploitation de l'immeuble. Celui-ci est mis à disposition à titre gracieux pendant plusieurs années d'organismes s'occupant de l'éducation moralisatrice de la jeunesse. Le , la SCI devient membre fondateur de l'Association d'instruction, d'éducation et de développement physique et moral de la jeunesse de Mont-de-Marsan et lui fait apport de l'immeuble. Le , une petite partie de l'ensemble, servant jadis d'écurie et en très mauvais état, est vendu par l'association[6]. Le reste du bâtiment accueille le carrefour des jeunes (lieu d'accueil d'étudiants et de jeunes travailleurs) et l'aumônerie des lycées[4] jusqu'en 1977, date de sa revente à des investisseurs.
Galerie
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Façade principale. -
Vestige des remparts de Mont-de-Marsan de la « cale des bains » au 29 rue Armand-Dulamon dans le prolongement de la maison Dupeyré. -
Carte postale du début du XXe siècle
Notes et références
Notes
- ↑ Sa femme Jeanne Dupeyré (? - 10 septembre 1798), lui est apparentée. Il l'épouse en janvier 1770. Le couple a un fils lui-aussi prénommé Jean (Labrit, 20 janvier 1771 - Mazerolles, 4 octobre 1853)
- ↑ Voir la fondation de Mont-de-Marsan
- ↑ Jean Dupeyré (né en 1771) et son épouse Marie Catherine Saint-Girons (Bordeaux, 1776 - Cazaubon, 25 octobre 1868) ont un fils, également prénommé Jean (1795 - 10 décembre 1874), qui deviendra président du tribunal de première instance de Mont-de-Marsan. De l'union de ce dernier le 16 octobre 1838 avec Rose Castelnau (1817 - 24 octobre 1897) naissent trois filles, Marie, Henriette et Louise, qui héritent de cette maison au décès de leur père en 1874 et la cèdent en 1899.
Références
- Anne Berdoy, Jeanne-Marie Fritz et Pierre Garrigou Grandchamp, Mont-de-Marsan, Atlas historique des villes de France : Livre II - Sites et monuments, Ausonius éditions, , 276 p. (ISBN 9782356132222), p56
- ↑ Coordonnées trouvées sur Google Earth
- « Maison Dupeyré », notice no PA40000049, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 25 juillet 2010
- La maison Dupeyré, panneau de présentation réalisé par la Ville de Nantes et les Monuments historiques, consulté sur site le 07 février 2023
- Anne Berdoy et Jeanne-Marie Fritz, Mont-de-Marsan, Atlas historique des villes de France : Au XVIIe siècle, une poussée limitée de la croissance urbaine, Ausonius éditions, , 276 p. (ISBN 9782356132222), p217
- Jacqueline Baylac, Mont-de-Marsan, châteaux, moulins et Grande Rue : Des maisons et des hommes, Bulletin n°21 des Amis des archives des Landes (AAA) et de l'Association landaise de recherches et de sauvegarde (ALDRES), 2010-2011, 185 p., p. 101-110
- ↑ Alain Lafourcade, Mont-de-Marsan de A à Z, Saint-Cyr-sur-Loire, Éditions Alan Sutton, , 144 p. (ISBN 978-2-8138-0205-7)
- ↑ Journal des Landes, « Maison à louer ou à vendre », sur Archives départementales des Landes, (consulté le )
Voir aussi
Article connexe
Liens externes
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