Maison Rouge (Strasbourg)
Centre commercial de la Maison Rouge
| Destination actuelle | |
|---|---|
| Style |
XXe siècle |
| Architecte |
François Herrenschmidt |
| Construction |
1978 |
| Propriétaire |
Loeb-Picard |
| Pays | |
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| Département | |
| Quartier | |
| Commune |
| Coordonnées |
48° 34′ 59″ N, 7° 44′ 41″ E |
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La Maison Rouge est un ancien hôtel situé au 22 place Kléber à Strasbourg. Le bâtiment historique fut ravagé par un incendie en 1970 et détruit en 1973. Il est alors remplacé par un bâtiment à vocation commerciale qui ouvre en 1978. Celui-ci abrite notamment la FNAC.
Époques médiévale et moderne
L'auberge, connue sous le nom de Stadelhof en 1253, est constituée d'un seul corps de bâtiment. Celui-ci s’agrandira en annexant les cinq maisons avoisinantes[1]. Les premières mentions du nom de « La Maison Rouge » datent de 1387[1]. Vers 1500, la maison du numéro 22, à l’angle de la Petite-rue-de-la-Grange, agrandit l’auberge, appelée désormais Zur Fortuna[2]. À la fin du XVIe siècle, l’auberge est renommée Zu dem Schüren (À la Grange)[1]. La maison du numéro 24 bis est annexée à la fin du XVIIe siècle, tout comme la maison du numéro 25, au cours de la Révolution de 1789[1]. À la fin du XVIIIe siècle, l’hôtel est dénommé Auberge de la Maison Rouge[1]. En 1825, la maison du numéro 26 se greffe à l'ensemble pour constituer un ensemble de cinq bâtiments[1].
Époque contemporaine
1860-1970 : de l'Auberge de la Maison Rouge à l'Hôtel de la Maison Rouge
Vers 1860, des travaux pour uniformiser la façade de l'ensemble des bâtiments sont entrepris[1]. En 1879, l’auberge est achetée par M. Goebel. Il déposera un permis de construire, qui ne sera pas accordé[1].
Une lettre explique la demande de permis de construire[3] :
En 1898, un incendie détruit partiellement l’édifice[3]. Des travaux de reconstruction ont lieu entre 1898 et 1900 par les architectes Albert Brion et Eugène Haug. Les travaux sont marqués par la construction d'une nouvelle façade[4]. L'auberge est désormais nommée L'Hôtel de la Maison Rouge[1]. Les Nouvelles Galeries, chaîne de grands magasins, en devient propriétaire en 1918[5]. En 1937, une affiche lumineuse est installée sur le toit et illumine la place Kléber[5]. Durant l’après-guerre, l’hôtel est rebaptisé plusieurs fois : « 200 chambres, pâtisserie» en 1947, « Bière Gruber » en 1951, « Restaurant le Chambord, Grill room » en 1966, « Bar Dancing Ambassadeur » en 1969 »[6]. En 1970, un incendie détruit les combles du bâtiment et l’hôtel ferme définitivement le [6].
De 1973 à nos jours, Centre commercial de la Maison Rouge
En 1973, malgré son caractère historique (notamment lié à la vie culturelle de Strasbourg), la démolition de l’Hôtel de La Maison Rouge est décidée, afin de construire un bâtiment à vocation commerciale[7],[8]. Des courriers d’opposition sont envoyés à la municipalité ; des manifestations s’organisent ; une association de sauvegarde est créée[9]. Le nouveau bâtiment de La Maison Rouge est inauguré en 1978[2]. L'architecte du nouveau bâtiment, M. Herrenschmidt, Architecte en chef des bâtiments civils et des palais nationaux, a voulu une façade en référence aux maisons alsaciennes, avec leur toit en pente et leurs chiens assis, tout en réinterprétant les colombages. Le jeu de toitures imbriquées rappelle l’existence des cinq maisons antérieures[2].
En 1998, la Fnac s'installe et convertit un étage de bureau en surface commerciale. La nouvelle surface commerciale est éclairée par un puits de lumière en forme de pyramide quadrangulaire[10],[11],[12].
En 2017, une exposition présente un projet de la Mairie de Strasbourg et du propriétaire du bâtiment, M. Loeb-Picard : réaménager la façade et créer des vitrines au pied de l'immeuble[13],[14].
Références
- Lamboley, Christian., La Maison Rouge et l'Homme de Fer, Contades, (ISBN 2-903255-21-0, OCLC 253948031, lire en ligne), p. 37
- « Maison Rouge (Fnac) (Strasbourg) », sur archi-wiki.org.
- Lamboley, Christian., La Maison Rouge et l'Homme de Fer, Contades, (ISBN 2-903255-21-0, OCLC 253948031, lire en ligne), p. 38
- ↑ Lamboley, Christian., La Maison Rouge et l'Homme de Fer, Contades, (ISBN 2-903255-21-0, OCLC 253948031, lire en ligne), p. 39-44-45
- Lamboley, Christian., La Maison Rouge et l'Homme de Fer, Contades, (ISBN 2-903255-21-0, OCLC 253948031, lire en ligne), p. 45
- Lamboley, Christian., La Maison Rouge et l'Homme de Fer, Contades, (ISBN 2-903255-21-0, OCLC 253948031, lire en ligne), p. 46
- ↑ Lamboley, Christian., La Maison Rouge et l'Homme de Fer, Contades, (ISBN 2-903255-21-0, OCLC 253948031, lire en ligne), p. 99
- ↑ « Ce bâtiment emblématique de la place Kléber va accueillir trois nouveaux commerces »
- ↑ Lamboley, Christian., La Maison Rouge et l'Homme de Fer, Contades, (ISBN 2-903255-21-0, OCLC 253948031, lire en ligne), p. 90-91-92-93-95-98-100-102-107
- ↑ « La Fnac pourrait-elle quitter la Maison Rouge ? »
- ↑ « La Fnac quitte la place Kléber ? »
- ↑ « Avenir de la Fnac à Strasbourg : après 10 jours de débats, quelle est la situation »
- ↑ « A Strasbourg, la Maison Rouge va s’éclaircir », sur lemoniteur.fr, .
- ↑ « La Maison Rouge : 700 ans et une histoire controversée », sur france3-regions.francetvinfo.fr.
Voir aussi
Bibliographie
- Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg
- Archives Municipales de Strasbourg
- Archives de la Police du Bâtiment
- Archi-wiki
- Christian Lamboley, La Maison Rouge et l’Homme de Fer, Editions Contades, , 499 p. (ISBN 978-2-903255-21-3 et 2-903255-21-0)
Liens externes
- « Accueil », sur archi-wiki.org (consulté le )
- « Jean-Louis Loeb-Picard : 40 ans d'expérience immobilière », sur jllp (consulté le )
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