Maison Valla

| Type | |
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| Surnom(s) |
"La villa la plus folle de Lyon" |
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| Rénovation | |
| Commanditaire |
Laurent Valla (1844-1889) |
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| Commune | |
| Quartier | |
| Adresse |
| Coordonnées |
45° 45′ 52″ N, 4° 51′ 28″ E |
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La Maison Valla est une demeure bourgeoise construite à la fin du XIXe siècle, située au 53 boulevard des Brotteaux dans le 6e arrondissement de Lyon[1].
Édifiée en 1888-1889 pour l’industriel lyonnais Laurent Valla (1844-1889), elle constitue aujourd’hui un exemple rare d’habitation d’un industriel « modeste » de cette période, dont le décor intérieur est en grande partie conservé. Si des demeures prestigieuses comme la Villa Lumière ou la Villa Berliet ont elles-aussi subsisté à Lyon, la plupart des villas de l'époque ont disparu[2],[3].
Particularité architecturale notable, la maison est désormais enchâssée dans un immeuble contemporain de bureaux construit au début du XXIe siècle, formant un ensemble atypique[4],[5].
Historique
La maison est construite entre 1888 et 1889 pour Laurent Valla (et non "Roland", contrairement à ce qui est affirmé dans plusieurs articles de presse)[6], propriétaire d’une usine de graisses minérales située à proximité, à l’angle de la rue Ney et du cours Lafayette. Gendre et héritier de l’industriel Joseph Lamy, fondateur de l’entreprise vers 1840, Valla décède peu après l’achèvement de la demeure, en décembre 1889. Son fils Victor Valla (1884-1960) lui succède[7].
Au cours du XXe siècle, l’activité industrielle de la famille évolue : après un incendie survenu vers 1920, l’usine est reconstruite dans le quartier de Gerland. L’entreprise, spécialisée dans les huiles, graisses et savons industriels, est ensuite intégrée au groupe Antar. Elle disparaît vers 1950, tandis que les installations industrielles sont démolies au début des années 1960[7].
La maison, quant à elle, reste habitée par les descendants de la famille Valla jusqu’à la fin des années 1990[8].
Sauvegarde et transformation
Au début des années 2000, dans un contexte de développement du quartier proche de La Part-Dieu, la demeure est rachetée par un promoteur immobilier qui envisage sa démolition pour construire un immeuble. Grâce à l’intervention de l’Architecte des bâtiments de France et à la mobilisation des héritiers, la maison est finalement protégée au titre des monuments historiques, notamment en raison de sa proximité avec la gare des Brotteaux et de son intérêt patrimonial[3].
Un compromis original est alors trouvé : plutôt que de détruire la maison, un immeuble de bureaux est construit autour d’elle. Achevé en 2003, ce projet donne naissance à un « immeuble-pont » qui enjambe la bâtisse. Depuis, la maison est intégrée à cet ensemble immobilier et abrite des bureaux. Elle a été rebaptisée "Mad House"[9],[10].
Architecture
Implantation et structure
La maison est édifiée sur une parcelle étroite, initialement comprise entre un boulevard et une voie ferrée aujourd’hui disparue. Elle se compose [7]:
- d’un sous-sol,
- d’un rez-de-chaussée surélevé,
- d’un étage carré,
- de combles.
Le gros œuvre est réalisé en mâchefer sur un soubassement en pierre calcaire. À l’origine, deux escaliers extérieurs symétriques menaient à l’entrée principale, remplacés vers 1930 par un avant-corps[7].
Décor intérieur
L’intérêt de la Maison Valla réside dans la conservation exceptionnelle de son décor intérieur[11], particulièrement riche dans les pièces en façade [7]:
- Salle à manger : cheminée en marbre rouge veiné blanc, encadrée de placards ornés de têtes de lion tenant des guirlandes de fruits (ananas, raisins, épis de blé).
- Salon : cheminée en marbre blanc veiné gris, décorée de piédroits sculptés de têtes de lion, constituant l’élément central de la pièce.
- Un escalier en pierre avec rampe en ferronnerie mène à quatre chambres organisées autour d’un palier central, chacune dotée d’un cabinet de toilette, lesquels comportent des vitraux figurant des divinités antiques : Pallas et Junon.
- Chambre principale (au-dessus de la salle à manger) : cheminée ornée d’un motif de coquille et dessus-de-porte en papier peint marouflé représentant des scènes allégoriques (putti évoquant les éléments ou les saisons).
- Chambre au-dessus du salon : décor plus sobre, avec une cheminée à motifs de palmettes.
Les éléments décoratifs comprennent des lambris d’appui, des moulures et corniches, des cheminées en marbre, des menuiseries travaillées, ainsi que des ferronneries[7].
Notes et références
- ↑ La rédaction, « UN LIEU. La maison Valla. », sur Tribune de Lyon, (consulté le )
- ↑ « - YouTube », sur www.youtube.com (consulté le )
- « Maison Valla : demeure historique à l'étonnante sauvegarde », sur https://www.pariszigzag.fr/, (consulté le )
- ↑ « Top 10 des bâtiments de Lyon à l'histoire insolite », sur mesinfos, (consulté le )
- ↑ Lauriane Clement, « La maison Valla : la villa la plus folle de Lyon », sur Rue89 Lyon, (consulté le )
- ↑ « Généalogie de Laurent Louis VALLA », sur Geneanet (consulté le )
- © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel
© Ville de Lyon, « maison »
[doc], sur patrimoine.auvergnerhonealpes.fr, (consulté le )
- ↑ « Maison Valla à Lyon : enjambée par un immeuble », sur googlearth.forumpro.fr (consulté le )
- ↑ LC, « Histoire et patrimoine lyonnais : 1871-1900, les débuts de la IIIe République », sur Lyon Capitale, (consulté le )
- ↑ « Elle est enjambée par un immeuble : c'est quoi cette maison spéciale à Lyon ? », sur actu.fr, (consulté le )
- ↑ « Maison Valla Lyon.jpg », sur Forum Le monde du Scrap, (consulté le )
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