Maison d'arrêt de Fontenay-le-Comte
| Maison d'arrêt de Fontenay-le-Comte | ||||
Entrée de la maison d'arrêt | ||||
| Localisation | ||||
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| Pays | ||||
| Région | ||||
| Département | Vendée | |||
| Localité | Fontenay-le-Comte | |||
| Quartier | Rabelais–Le Porteau | |||
| DISP | Rennes | |||
| Coordonnées | 46° 28′ 07″ nord, 0° 48′ 46″ ouest | |||
| Géolocalisation sur la carte : Vendée
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
Géolocalisation sur la carte : France
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| Architecture et patrimoine | ||||
| Architecte(s) | Charles Vétault (première prison) George Loquet (seconde prison) |
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| Construction | 1825-1827 | |||
| Propriétaire | ||||
| Statut patrimonial | Recensé à l'inventaire général | |||
| Installations | ||||
| Type | Maison d'arrêt | |||
| Superficie | 3 000 m2 | |||
| Capacité | 29 places | |||
| Fonctionnement | ||||
| Date d'ouverture | ||||
| Opérateur(s) | ||||
| Effectif | 70 | |||
| Statut actuel | En fonctionnement (d) | |||
La maison d'arrêt de Fontenay-le-Comte est une maison d'arrêt située à Fontenay-le-Comte, dans le département la Vendée, en région Pays de la Loire.
Histoire
Dès le XVIIIᵉ siècle, un premier établissement pénitentiaire est édifié à l’emplacement de l’actuelle rue Gaston-Guillement. Sous la période révolutionnaire, cette structure est élevée au rang de maison d’arrêt, de justice et de correction, intégrant ainsi simultanément des fonctions judiciaires et carcérales[1]. En juin 1811, à la suite du transfert de la cour d’assises et des services de justice vers le chef-lieu départemental, l’établissement est requalifié en maison d’arrêt et de correction[1]. Dans un rapport circonstancié adressé au Conseil des bâtiments civils le 20 août 1812, le ministre de l’Intérieur observe que la maison d’arrêt assume également des attributions de maison de correction, de dépôt de sûreté et, de manière occasionnelle, de poste de police municipale, bien que la commune ait déjà fait édifier une infrastructure spécifique à cet usage quelques années auparavant[1]. L’établissement est alors décrit comme solidement construit, hautement sécurisé et en excellent état de conservation. Il se compose de deux corps de bâtiments distincts, chacun pourvu d’une cour intérieure, l’une réservée aux détenus masculins, l’autre aux détenues féminines, et peut accueillir sans difficulté entre soixante-dix et quatre-vingts personnes[1].
En 1815, des campagnes de restauration sont engagées sur l’édifice, inaugurant une série d’interventions successives visant à en rétablir l’état matériel. Trois ans plus tard, en 1818, l’hypothèse de l’adjonction d’une chapelle est formulée, tandis qu’entre 1820 et 1821 est évoqué un projet d’agrandissement plus général des structures existantes. Cette succession de propositions trouve son aboutissement en 1824, lorsque le préfet, par arrêté en date du 10 novembre, entérine la construction d’un nouvel édifice, établi d’après les plans de l’architecte Charles Vetault. Au milieu du XIXᵉ siècle, de nouvelles interventions sont entreprises en 1850 sous la direction de l’architecte Jean-Firmin Levêque ; toutefois, en 1854, le projet d’aménagement qu’il élabore demeure sans exécution effective. Enfin, en 1857, l’architecte Victor Clair présente un projet d’extension qui n’est que partiellement mis en œuvre, les travaux demeurant inachevés et ne connaissant pas de réalisation intégrale[2].
Considéré comme obsolète et structurellement vétuste, l’établissement pénitentiaire est intégralement rebâti entre 1897 et 1899 sous la direction de l’architecte départemental Georges Loquet[2].
La réforme judiciaire et pénitentiaire de 1926 entraîne la suppression d'un nombre considérable de prisons d'arrondissement, et celle de Fontenay est ainsi fermée en . Les lois promulguées les et rétablissent un grand nombre de ces établissements. La prison de Fontenay rouvre ses portes en , pour être à nouveau supprimée par décret du [1]. Elle est alors intégrée à la prison de Niort, les détenus étant transférés dans cette dernière[3]. Toutefois, durant la Seconde Guerre mondiale, la maison d'arrêt est rouverte définitivement afin d'y interner des résistants[4]. Après la Libération, des femmes y sont internées pour faits de collaboration[4].
En 1950, la maison d’arrêt de La Rochelle se voit contrainte de fermer ses portes, la vétusté de ses bâtiments rendant leur maintien inopportun[5]. Dès lors, les détenus de la Charente-Maritime sont transférés à la maison d'arrêt de Fontenay-le-Comte[5]. En 1965, ladite prison, jusqu’alors apanage du département, est cédée à l’État ; ce faisant, Fontenay-le-Comte, autrefois sous la juridiction du ressort de Bordeaux, est désormais rattachée à celui de Rennes[5]. En 1972, le quartier des femmes est aboli et définitivement fermé. L’année suivante, il est statué que les détenus mineurs ainsi que les jeunes majeurs n’ayant pas encore atteint 21 ans seront désormais dirigés vers le centre de jeunes détenus de Rochefort[5].
En 1985, il est fait droit à l’installation de la télévision au sein des cellules[5]. Peu après, en 1986, les cours de promenade, naguère compartimentées en enclos circulaires dits « en camembert », sont agrégées en une unique enceinte dévolue à l’essor des détenus[5]. En 1995, l’enceinte carcérale se voit agrandie afin d’y adjoindre une infirmerie ainsi qu’un cabinet destiné aux soins dentaires[5].
En 2017, un projet de prison voit le jour à La Roche-sur-Yon et à Fontenay. En effet, les deux bâtiments ne correspondent plus aux normes actuelles. Cependant, en 2018, le ministère de la Justice annule le projet, ce qui provoque une polémique au sein des deux villes[6].
Événements notables
Le directeur de la prison, est agressé par un détenu le [7]. L'homme en question est né en 1999 et est arrivé à Fontenay 16 mois plus tôt. Il est reconnu comme instable et était signalé pour sa radicalisation depuis quelques semaines[7],[8]. Le directeur est placé en ITT de deux jours et l'agresseur est condamné à 8 mois de prison[9].
Notes et références
- « 2 Y 2 - Fonds de l'établissement pénitentiaire de Fontenay-le-Comte (an XI-1934) », sur FranceArchives (consulté le )
- « Prison à Fontenay-le-Comte (85) », sur Gralon (consulté le )
- ↑ « 2 Y 2 - Fonds de l'établissement pénitentiaire de Fontenay-le-Comte (an XI-1934) », sur FranceArchives (consulté le )
- La Nouvelle République, « Prison de Fontenay : un peu d'histoire »
, sur La Nouvelle République, (consulté le )
- « Les prisons et la maison d'arrêt », sur Fontenay-le-Comte d'hier et d'aujourd'hui (consulté le )
- ↑ « Vendée : pas de nouvelle prison ni à La Roche-sur-Yon, ni à Fontenay-le-Comte », sur France 3 Pays de la Loire, (consulté le )
- « Un directeur de prison agressé par un détenu en Vendée », sur parismatch.com, (consulté le )
- ↑ 6medias2, « Vendée : un directeur de prison agressé par un détenu », sur Valeurs actuelles, (consulté le )
- ↑ « Fontenay-le-Comte. 8 mois de prison pour le détenu qui a agressé le directeur de la maison », sur larochesuryon.maville.com (consulté le )
Liens externes
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