Maison de Pierre Loti à Hendaye

Maison de Pierre Loti à Hendaye
Présentation
Type
Fondation
Patrimonialité
Localisation
Localisation
Coordonnées
43° 21′ 36″ N, 1° 46′ 37″ O
Carte

La maison de Pierre Loti à Hendaye (France), appelée Bakharetchea (« la maison solitaire ») par l'écrivain, est la maison où celui-ci a résidé lors de sa période basque de 1891 à 1923. Situé rue des Pêcheurs, l'immeuble a été inscrit au titre des monuments historiques en 2010.

Historique

Grille d'entrée de la maison Loti.

Nommé en 1891 au commandement de la station navale d'Hendaye pour surveiller la frontière (notamment pour réprimer la contrebande qui enrichit certaines familles basques bourgeoises), Pierre Loti loue une maison de rapport, alors sans commodités, en bordure de la Bidassoa[1]. Les trois terrasses du jardin donnent sur le fleuve et la berge opposée. L'édifice a été construit de 1863 à 1867 pour le compte de Jeanne Marie Jauréguy, cultivatrice à Hendaye, sur les ruines d'un vieux fort réduit à un tronçon de rempart dit « rempart Camino ». Baptisée Adamenia par celle-ci, la maison a été rachetée par le maire de la ville, Jean-Baptiste Dandin, pour être louée aux estivants ou aux officiers affectés à la station navale[1].

Désormais locataire de ce qu'il appelle le « chalet Dantin », Pierre Loti effectue un premier commandement de décembre 1891 à juin 1893 puis un deuxième de mai 1896 à décembre 1897[2].

En 1899, le propriétaire ayant fait peindre la maison en blanc et les contrevents en vert, Loti trouve à celle-ci « un air plus gai et plus basque »[2]. Il lui donne le nom de Bakharetchea (en pseudo basque « La maison solitaire » car sa seule grande ouverture est celle sur la baie de Txingudi), avant de l'acquérir le [3]. Le , Loti installe son cabinet de travail dans la tour nord du rempart Camino qui borde sa propriété du côté de la Bidassoa. Il y travaillera à une adaptation theâtrale de Ramuntcho[1].

En 1906, il expose à ses amis basques à Ascain son plan pour transformer le « chalet Dantin» en « maison basque »[1]. Il y fait exécuter de gros travaux pour en améliorer le confort et lui donner un aspect plus « basque » en plaquant des « poutrelles de muraille » pour simuler du pan de bois[4].

La maison devient un lieu de villégiature où il peut recevoir des personnalités comme Rosemonde et Edmond Rostand, venus depuis Cambo, le [4],[1].

Il y meurt le à l'âge de 73 ans[4].

Le bâtiment est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du . L'inscription concerne la totalité de la villa avec ses terrasses, ses tourelles et son jardin[5].

Architecture

L'entrée de la propriété est signalée par une plaque de bois circulaire fixée sur le piédroit de droite et arborant le nom de Bakharetchea. Il s'agit d'une grille en fer dont la partie pleine est ornée de deux losanges. Elle s'ouvre sur un jardin boisé qui s'étend depuis le haut du versant jusqu'à la façade côté rue de la maison[2] La maison comporte un rez-de-chaussée et deux étages, le rez-de-chaussé ayant pour particularité de s'avancer de plusieurs mètres par rapport aux autres niveaux de la façade, formant ainsi une terrasse bordée d'un garde-corps en fer formé de rectangles à croisillon. L'écrivain avait installé son cabinet de travail au premier étage en . En avant du rez-dechaussée, court le rempart dit Camino avec son garde-corps en fer ceignant les tours et les pans de muraille. Il est bien visible sur la demi-tour de droite, laquelle servait de belvédère à l'hôte de la maison[2]. La façade arrière surplombe la Bidassoa.

Références

  1. Jean-Louis Marçot, Bakharetchea, la maison solitaire, dans Patrimoine Pays Basque & Histoire(s), No 9, novembre 2020, pp. 23-28.
  2. La basquisation de la maison de l'écrivain Pierre Loti à Hendaye (Pyrénées-Atlantiques) dans les premières décennies du XXe siècle siècle, pierreseche.com, CERAV, Paris, 26 février 2026.
  3. Alain Quella-Villéger, Dans l'intimité de Pierre Loti (1903-1923), Le Croit vif, , p. 192
  4. «Bakhar Etchea», maison de Pierre Loti à Hendaye.
  5. Notice no PA64000077, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi

Bibliographie

  • Gustave Babin, Du jardin de Loti au village de Ramuntcho dans L'Illustration, numéro 3091, pp. 127-129
  • René Cuzacq, Les écrivains du pays basque et bayonnais. Rostand à Cambo et Loti à Hendaye. Les ancêtres des temps romantiques, Éditions Jean Lacoste, 1951, 77 p.

Articles connexes

Liens externes

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