Maison de maître de la Masselière

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| Propriétaire |
Propriété privée |
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| Commune |
| Coordonnées |
47° 29′ 46″ N, 0° 17′ 43″ O |
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La Masselière est une maison de maître située à Cornillé-les-Caves, en France.
Localisation
La maison est située dans la commune de Cornillé-les-Caves dans le département de Maine-et-Loire[1].
Description
Historique
La Masselière est une demeure bourgeoise située en Anjou, près de la vallée de la Loire et des coteaux du Baugeois, dans le village de Cornillé-les-Caves.
Le domaine de la Masselière, composé de bois, de terres arables et de zones humides, est habité et géré depuis plus de quatre cents ans par une même famille. Il associe depuis longtemps une bourgeoisie urbaine propriétaire des terres, des fermiers qui les ont exploitées et un village dont il est une composante non négligeable.
Depuis le 13e siècle, le territoire de Cornillé-les-Caves était partagé entre les abbayes du Perray-Neuf et du Ronceray. À côté de ces domaines d’abbayes, existaient des terres bourgeoises.
La grande maison de la Masselière est construite en 1822[Note 1].
Au milieu du 16e siècle, la terre de la Masselière appartenait à la famille Marquis puis s'est transmise par les familles Le Tonnelier et Guilbault aux Charlery.
Les Charlery étaient officiers au grenier à sel de la baronnie de Candé. L’un d’eux, René François est répertorié comme sénéchal et juge ordinaire civil et criminel.
En 1559, la closerie et appartenances de la Masselière auraient compris 9 journaux de terre, soit environ 4 à 5 hectares, et 9 quartiers de vigne, soit environ ½ hectare[Note 2].
Dans les registres de la commune, Guilbault est ainsi identifié comme Guilbault sieur de la Masselière[Note 3]. Claude Guilbault a épousé Jaquine Le Tonnelier, héritière du domaine, et devient sieur de la Masselière[Note 4].
Romain Charlery épouse Marie-Jeanne Guilbault, seule héritière du domaine, et devient propriétaire du lieu.
Jules Charlery hérite non seulement de la Masselière mais par sa mère, Henriette Guéhéry, de Maunaie (Le Guédéniau) et de Chartrené.
L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 2007[1].
Annexes
Articles connexes
Liens externes
- Ressource relative à l'architecture :
Références
Notes
- ↑ Elle s’inscrit dans une histoire plus ancienne, celle d’une bourgeoisie urbaine angevine pour qui la terre était un élément fondamental de sa reconnaissance en tant qu’élite, en particulier pour les familles tournées vers les offices.
- ↑ Les fortunes, au sens large du mot, viennent de la terre, ici celle d’un domaine roturier sans droits seigneuriaux (justice par exemple), appelé sieurie, autour d’une demeure principale et de quelques rentes foncières
- ↑ Dans la première partie du 19e siècle a lieu la conquête de la terre par la bourgeoisie, qui étend son domaine et renforce ainsi sa position sociale. Posséder une terre apporte aussi un moyen d'identification, le nom. Les citadins sont appelés par leur patronyme ; l’acquisition de sieuries permet d’y ajouter le nom du lieu.
- ↑ Si la propriété est pérenne et reste dans la famille, le lieu de résidence est alors la marque d’une branche. Qui dit patrimoine ou patronyme renvoie à l’image du père. Au 19e siècle, seul le mariage donne à la femme une position dans la société bourgeoise, et pourtant le patrimoine se transmet aussi par les femmes.
Références
- « Maison de maitre de la Masseliere », notice no PA49000065, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
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