Maja Strozzi-Pečić
Maja Strozzi-Pečić (née à Zagreb le et morte à Rijeka le ) est une chanteuse d'opéra croate.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Formation |
Conservatoire de Vienne |
| Activité | |
| Mère |
Marija Ružička Strozzi (en) |
| Enfant |
| Tessiture |
|---|

Biographie
Née à Zagreb le , elle a étudié dans sa ville natale puis au Conservatoire de Vienne avec Johann Gänsbacher[1], avant ses débuts à l'Opéra de Wiesbaden en 1901. Elle y incarne Kerlina dans l'opéra-comique Fra Diavolo de Daniel-François-Esprit Auber et Eugène Scribe[2]. En 1903, elle intègre l'Opéra de Graz, puis, en 1910, devient la prima donna de l'Opéra de Zagreb, où elle rencontre un succès certain, dès ses débuts, en endossant le rôle de Rosina dans l'opéra de Rossini, Le Barbier de Séville[2].
Par la suite, elle devient une grande figure du répertoire de soprano à l'échelle européenne. Elle devient particulièrement célèbre dans le rôle de Violetta, dans la Triaviata de Verdi[1]. En 1917, en Suisse, son talent impressionne Igor Stravinsky[2] qui lui écrit 8 pièces[3], et Thomas Mann[1]. Outre ses prestations à l'opéra, elle a aussi chanté en solo, en Croatie et lors de nombreuses tournées à l'étranger, contribuant ainsi à la promotion des compositeurs croates. Elle meurt à Rijeka le [2].
Influences
La cantatrice rencontre le compositeur serbe Petar Konjović le à un concert organisé par la jeune académie serbo-croate de Budapest. À compter de ce moment-là, et jusqu'à ses derniers concertes publics en , Maja Strozzi-Pečić interprètera régulièrement des chansons du compositeur[3]. Il s'en suivra une longue collaboration durant laquelle Petar Konjović va composer des œuvres sur mesure pour la tessiture de la cantatrice en adaptant des chansons populaires de la culture serbo-croate à sa demande (dont Sabah[4] et Moja zemlja[5]). Au début du XXe siècle, la question d'une identité nationale pour chaque peuple slave alors gouverné par l'Empire Austro-hongrois et d'une communauté culturelle de l'ensemble des slaves du Sud (d'où émergera le Royaume de Yougoslavie) est d'actualité. L'une des pièces les plus célèbres issue de cette collaboration est l'opéra Koštana, qui ne sera finalement créé qu'en [6],
Vie familiale
Boris Papandopulo, compositeur et chef d'orchestre croate, est son fils. L'actrice Marije Ružička-Strozzi (hr) est sa mère[1].
Références
- Grmusa 2016, p. 72.
- (cr) Priredio Zlatko Vidačković, « Stoljeće jedne dinastije », sur www.matica.hr, (consulté le ).
- Grmusa 2016, p. 73.
- ↑ Grumsa 2016, p. 78.
- ↑ Grumsa 2016, p. 80.
- ↑ Grmusa 2016, p. 79.
Voir aussi
Bibliographie
(en) Verica Grmusa, « Star persona and national identity in the age of the empire: The role of Maja Strozzi-Pecic in Petar Konjovic’s opus », Muzikologija, no 20, , p. 69–86 (ISSN 1450-9814 et 2406-0976, DOI 10.2298/MUZ1620069G, lire en ligne, consulté le ).
Liens
- Ressource relative à la musique :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- Portail de l’opéra
- Portail de la Croatie