Malinchismo

Codex Azcatitlan : Hernán Cortés et La Malinche (à l'extrême droite), manuscrit pictural indigène du début du XVIe siècle relatant la conquête du Mexique.

Le terme « malinchismo » est utilisé en espagnol mexicain pour caractériser une attitude face à ce qui est d'origine étrangère. Le terme désigne à la fois la préférence de ce qui est étranger à ce qui vient de sa propre nation et le rejet ou le dénigrement de ce qui est national.

Ce terme trouve son origine dans le destin de La Malinche, une femme autochtone mexicaine qui accompagne l'espagnol Hernan Cortés lors de sa conquête de la Mésoamérique et qui l'aide en tant qu'interprète, guide et conseillère, avant de devenir son amante. Grâce à l'aide de La Malinche, les conquistadors sont capables d'établir des alliances et des pactes pour obtenir l'aide de certains peuples contre l'empire aztèque. Le terme est souvent interprété négativement du fait de ce qui est perçu comme une trahison de la Malinche. À ce sentiment s'ajoute ceux de honte et d'infériorité envers les étrangers[1].

De façon plus générale le « malinchismo » renvoie à l'idée de trahison du discours officiel nationaliste mexicain. Cette idée est développée amplement dans le Le Labyrinthe de la solitude du prix Nobel mexicain Octavio Paz[2].

Le terme est également utilisé dans d'autres pays d'Amérique centrale comme le Salvador, pour désigner une préférence pour la culture occidentale en général[3].

Lien interne

Notes et références

  1. (es) Hurtado, Guillermo, « Notas para una crítica filosófica del malinchismo », Journal of Mexican Philosophy, vol. 1, no 1,‎ , p. 39-53
  2. (es)Serna, E. (2010). Laberinto con salida. Sección "Doce libros del siglo XX mexicano", no. IX, Letras Libres, sep 2010, 80-81.
  3. (pt) LEMOS, M. T. T. B. et DANTAS, Alexis Toribio, América: Visões e Versões - Identidades em confronto, Rio, 7 Letras, , p. 86
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