Mallah (Bepanda)

Mallah (Bepanda)
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Biographie
Domicile
Bepanda (jusqu'en )
Activités

Julienne Yagaka Guebou, en religion Mallah (ou Ma'alah, Malla'a), née vers 1956 dans l'Ouest du Cameroun, est une prophétesse chrétienne, dirigeante de la secte du même nom. À compter de sa première vision mystique en 1981 ou 1982, son culte, qui prétend guérir les malades, prend lieu dans la cour de sa maison dans le quartier de Bepanda à Douala, en compagnie d'une autre prophétesse appelée Marie-Lumière. Suite au meurtre d'une fille par trois de ses adeptes en 2002, sa secte est interdite par l'État camerounais. Elle vit dès lors en exil, principalement aux États-Unis.

Biographie

En 1971, Julienne Yagaka, originaire de Bandjoun, donne naissance à son premier enfant et tombe malade. Sa famille tente de faire appel aux guérisseurs traditionnels bamiléké, mais Yagaka guérit seulement après avoir eu des visions catholiques[1]. Le mari est mécanicien pour une firme japonaise et tient un garage juste à côté de leur maison[1].

En 1982, Julienne Yagaka, bientôt rejointe par Marie-Lumière, commence à rassembler entre 5000 et 8000 fidèles chaque semaine dans la cour de sa maison à Bepanda. Selon Éric de Rosny, le style de leurs prêches, tenus la plupart du temps en langue française, est inspiré du mouvement du Renouveau charismatique[2]. Le curé de Yagaka lui demande d'arrêter ses activités, mais elle persiste[1].

Parmi le groupe de Yaoundé, un fidèle du nom de Sofo prend peu à peu de l'importance. Yagaka se brouille avec lui lorsqu'il commence à se faire appeler « le Seigneur Jésus ». Marie-Lumière prend le parti de Sofo et les deux fondent un nouveau groupe à Bonamoussadi[2].

Le , une fillette de six ans est battue à mort par sa mère et deux autres adeptes de la secte Mallah, sous prétexte que l'enfant aurait été possédée par un démon. Le préfet du Wouri interdit alors les réunions de culte. Yagaka se réfugie aux États-Unis[3].

Voir aussi

Bibliographie

  • Éric de Rosny, « Mallah et Marie-Lumière, guérisseuses africaines », Études Paris, vol. 364, no 4,‎
  • Éric de Rosny, chap. 8 « Le bureau Lumière: Deux prophétesses catholiques à Douala », dans L’Afrique des guérisons, Paris, Karthala, coll. « Les Afriques », (ISBN 978-2-8111-0436-8, lire en ligne), p. 177‑200
  • Arol Ketchiemen, Mystères et légendes du Cameroun, vol. 1, Douala, Éditions du Muntu, , 305 p. (ISBN 978-2-492170-63-8)

Presse

  • E. Dipanda, « Mallah, le préfet réagit enfin », Mutations, no 633,‎ (lire en ligne)
  • El Pacho, Achille Nzoba, Dovan A. Bogning, « La secte Mallah met Douala en branle », Le Popoli,‎ (lire en ligne)
  • Germain Koumyo Ekwe, Jacques Doo Bell, « Mallah, la prophétesse qui fait peur au cardinal Tumi », Le Messager, no 1174,‎ (lire en ligne)
  • Martin Luther Mbita, « Cameroun: Les «miracles» de la prophétesse Mallah exaspèrent les autorités catholiques », Agence de presse internationale catholique,‎ (lire en ligne)
  • « Mallah à l’Eglise protestante », Le Jeune Enquêteur, no 58,‎ (lire en ligne)
  • « A 13 ans, elle défiait déjà le curé de sa paroisse », Agence de presse internationale catholique,‎ (lire en ligne)

Articles connexes

Liens externes

Références

  1. de Rosny 2010.
  2. Éric de Rosny, chap. 3 « Étude panoramique des nouveaux mouvements religieux et philosophiques à Douala (Cameroun) », dans L’effervescence religieuse en Afrique, Karthala, (DOI 10.3917/kart.serap.2004.01.0089, lire en ligne), section « Le Bureau Lumière »
  3. Adrien Renaud, « Revue de presse du 08 au 12 avril 2002 », Ambassade de France au Cameroun,‎ (lire en ligne)
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