Mamadali Mahmoudov

Mamadali Mahmoudov
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Biographie
Naissance

Forish District (en)
Décès
(à 79 ans)
Tachkent
Nationalité
Activité

Mamadali Mahmoudov, également connu sous le nom de Evril Touran, est un écrivain ouzbek (d'abord soviétique), né le dans la région de Djizzak et mort le à l’hôpital Yunasabad de Tachkent, d’une attaque cardiaque[1].

Après avoir exercé plusieurs métiers (berger, mécanicien…), il commence une carrière littéraire à 27 ans, d'abord comme critique littéraire avant de publier dans des périodiques et d'étudier le journalisme à l'université de Tachkent. Devenu journaliste et écrivain, il côtoie de grands noms comme la poétesse Zoulfia ou les écrivains Charaf Rachidov et Odil Yoqoubov. En 1977, son ouvrage Le Loup de Bogdon fait de lui le premier écrivain à souhaiter l'indépendance de l'Ouzbékistan. Il est ainsi régulièrement la cible d'interrogatoires du KGB durant les années 1980 et est contraint de laisser son poste de secrétaire de l'Union des écrivains d'Ouzbékistan après avoir dénoncé certains agissements de Islam Karimov, à l'époque premier secrétaire du parti communiste ouzbek.

Ses agissements, ainsi que sa sympathie pour le parti d'opposition Erk après l'indépendance de l'Ouzbékistan, lui ont attiré les foudres de Karimov, devenu le chef du pays après l'indépendance. Mahmoudov a été une première fois emprisonné entre le et le pour « élaboration et diffusion de matériel pornographique ». Il est ensuite de nouveau arrêté à la suite des attentats du 16 février 1999, avant d'être condamné le à 14 ans de prison pour des motifs fictifs de complot et d'organisation de malfaiteurs (les charges consistant en la détention de numéros de la revue du parti Erk et participation à une association criminelle. À son procès, il témoigne avoir été torturé de diverses manières par la police[2],[1]. Il est incarcéré à la prison de Navoï, puis transféré au centre médical de Tachkent, puis enfin au camp de travail de Tchirtchik. Il reçoit un coup derrière la tête en et est extrêmement affaibli par la détention[1]. En 2013, il est à nouveau transféré à la prison de Tachkent, où il est jugé pour violation du règlement de la prison, et condamné à trois ans supplémentaires le . Après avoir fait appel, il est libéré onze jours après cette nouvelle condamnation, le [1].

Ouvrages

  • Mon Bogdon, 1974 (recueil de récits)
  • L'Antilope des montagnes, 1974 (recueil d'esquisses)
  • Le Loup de Bogdon, 1977
  • La Montagne éternelle, 1981 (traduction française en 2008)
  • Le Loup bleu, 1992

Distinctions

  • Prix Tchulpon en 1992 pour son roman La Montagne éternelle de 1981[1]
  • Prix du Pen Club/Barbara Goldsmith pour la liberté d'écrire en 2001[2]

Sources

  1. « Mamadali Mahmudov », Pen Club America, consulté le 2 novembre 2025.
  2. « Mamadali Mahmoudov », Babelio, consulté le 2 novembre 2025.
  • Biographie sommaire par Philippe Frison en annexe de la traduction française de La Montagne éternelle (Éditions de l'Aube, 2008)

Liens externes

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