Manneville-ès-Plains
| Manneville-ès-Plains | |||||
La mairie de Manneville-ès-Plains. | |||||
![]() Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Normandie | ||||
| Département | Seine-Maritime | ||||
| Arrondissement | Dieppe | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Côte d'Albâtre | ||||
| Maire Mandat |
Gérard Fouché 2020-2026 |
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| Code postal | 76460 | ||||
| Code commune | 76407 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Mannevillais, Mannevillaises | ||||
| Population municipale |
310 hab. (2023 |
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| Densité | 49 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 51′ 21″ nord, 0° 45′ 20″ est | ||||
| Altitude | Min. 0 m Max. 83 m |
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| Superficie | 6,36 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Saint-Valery-en-Caux (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Saint-Valery-en-Caux | ||||
| Législatives | Dixième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime
Géolocalisation sur la carte : Normandie
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| Liens | |||||
| Site web | http://www.manneville-es-plains.fr | ||||
Manneville-ès-Plains est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.
Géographie
Localisation
Manneville-ès-Plains est un village normand limitrophe de la Manche (mer), situé à 30 km au sud-ouest de Dieppe et à 20 km au nord-est de Fécamp.
Les communes limitrophes sont Cailleville, Gueutteville-les-Grès, Saint-Valery-en-Caux et Veules-les-Roses.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[1],[Carte 1].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[4] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[5]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 911 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 8,6 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Ectot-lès-Baons à 24 km à vol d'oiseau[8], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 905,5 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,9 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Manneville-ès-Plains est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Valery-en-Caux, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[12]. Cette aire, qui regroupe 17 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[13],[14].
La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[15]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[16].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (91,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (81,4 %), zones urbanisées (9,2 %), prairies (9 %), zones agricoles hétérogènes (0,4 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Manonis villam vers 1023, Mannavilla vers 1025[18], Manneville in Planis en 1276[19].
Signification : « la grande ferme, le grand domaine » de -ville domaine rural, village et main(e), grand en français médiéval. La forme normande est normalement man(ne).
Le complément ès-Plains, qui apparaît sous la forme in planis en 1276, s'applique à une petite région, ancien « pays des Plains », correspondant approximativement au Canton de Saint-Valery-en-Caux, signifiant « campagne découverte »[20] et la préposition es, construction de « en les », est rare en toponymie[21].
Histoire
Un aureus (denier d'or) romain datant de Vespasien a été trouvé dans la commune en 1863[22].
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Dieppe du département de la Seine-Maritime. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la sixième circonscription de la Seine-Maritime.
Elle fait partie depuis 1793 du canton de Saint-Valery-en-Caux[23]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est toujours membre, est modifié, passant de 14 à 77 communes.
Intercommunalité
La commune est membre de la communauté de communes de la Côte d'Albâtre.
Liste des maires
Politique de développement durable
En 2018, la communauté de communes de la Côte d'Albâtre réalise l'installation d'un réseau d'assainissement relié à la station d’épuration de Saint-Valery-en-Caux[26].
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[28].
En 2023, la commune comptait 310 habitants[Note 5], en évolution de +10,71 % par rapport à 2017 (Seine-Maritime : +0,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
Les enfants de la commune sont scolarisés au sein du regroupement pédagogique intercommunal (RPI) de Gueutteville-les-Grès[30].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments

- L'église Notre-Dame, construction en belles et solides pierres en grès, réparée et embellie à la suite du grand incendie de 1835 par Charles Robert.
L'abbé Cochet en donnait cette description en 1871 : « La nef, détruite en 1849, était du XIe siècle. Elle a été remplacée par une construction en style ogival. Le clocher, tombé en 1673, a été refait à neuf en 1850. Le chœur, brûlé en 1840, a été reconstruit en 1842 en style du XIIIe siècle, sauf les murs de grès qui sont un reste du XVIe siècle[22] » - Manoir de 1460, propriété privée, jouxtant l'église[31].
- Le presbytère en brique bâti en 1859.
- La mairie et l'école des garçons : construction ogivale en brique élevée en 1859.
- L'école des filles créée en 1861.
- La maison « L'Oriflamme », anciennement une épicerie, mercerie et café, bâtie en 1859.
- Sentier de randonnée en « 8 » reliant le village vers Veules-les-Roses et Saint-Valery-en-Caux.
Personnalités liées à la commune
- Augustin Guillaume Hochet, homme politique né le à Manneville-ès-Plains et mort dans la même commune le .
- Gustave Canu (1814-1902), général de division, grand-croix de la Légion d'honneur, né et mort dans la commune.
Héraldique
![]() |
Les armes de la commune de Manneville-ès-Plains se blasonnent ainsi : Les deux léopards d'or sur champ de gueules rappellent les armes de la Normandie. |
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Manneville-ès-Plains sur le site de l'Institut géographique national.
- « Dossier complet : Commune de Manneville-ès-Plains (76407) », Recensement général de la population de 2016, INSEE, (consulté le ).
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
Notes
- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
- ↑ « Réseau hydrographique de Manneville-ès-Plains » sur Géoportail (consulté le 18 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
- ↑ « Fiche communale de Manneville-ès-Plains », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Manneville-ès-Plains et Ectot-lès-Baons », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Ectot Les Baons », sur la commune d'Ectot-lès-Baons - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Ectot Les Baons », sur la commune d'Ectot-lès-Baons - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- Insee, « Métadonnées de la commune de Manneville-ès-Plains ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Saint-Valery-en-Caux », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « Les communes soumises à la loi littoral. », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Jean Adigard des Gautries, « Les noms de lieux de la Seine-Maritime attestés entre 911 et 1066 (suite) », Annales de Normandie, 8e année, no 3, 1958, p. 304.
- ↑ Christian Guerrin, « Les compléments toponymiques dans les noms de communes de Seine-Maritime » [article] Nouvelle revue d'onomastique, Année 2000, p. 317.
- ↑ François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de la Manche, 1986, p. 177.
- ↑ Société française d'onomastique, 2000, Nouvelle revue d'onomastique, numéros 35 à 36, p. 317.
- Abbé Cochet, Répertoire archéologique du département de la Seine-Inférieure : rédigé sous les auspices de l'Académique des sciences, belles-lettres et art de Rouen, Paris, Imprimerie nationale, coll. « Répertoire archéologique de la France », , 652 p. (lire en ligne), p. 534, lire en ligne sur Gallica.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ « Manneville-ès-Plains », sur seine76.fr, (consulté le ).
- ↑ « Zoom. Manneville-ès-Plains : la mairie change de place et intègre le presbytère : La petite commune de 300 habitants a vu ces dernières années un rajeunissement de sa population grâce à l'installation de jeunes couples », Le Courrier cauchois, (lire en ligne, consulté le ) « Depuis dix-neuf ans, dont sept passés en tant que conseiller municipal et douze en tant que maire, Gérard Fouché s'investit pour entretenir le bien vivre ».
- ↑ « Manneville-ès-Plains : d’importants travaux d’assainissements en cours », Paris-Normandie, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « L'école rurale », sur mairie-manneville-es-plains.fr (consulté le ).
- ↑ « Visite au manoir de Manneville-ès-Plains : Visite. Des lieux, des édifices remarquables ou insolites. Chaque samedi, cet été, sortez des sentiers battus. Aujourd’hui : Manneville-ès-Plains », Paris-Normandie, (lire en ligne, consulté le ).
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