Manoir de Commeaux

Manoir de Commeaux
Vue méridionale.
Présentation
Type
Construction
XVIe siècle
Patrimonialité
Localisation
Pays
Département
Commune
Coordonnées
48° 47′ 14″ N, 0° 06′ 40″ O
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Le manoir de Commeaux est un édifice situé à Commeaux, en France.

Localisation

Le monument est situé dans le département français de l'Orne, à l'est du bourg de Commeaux, au bord de l'Houay, un affluent de l'Orne.

Historique

Au XVe siècle, la terre et seigneurie de Commeaux formant un quart de fief appartenait à la famille Louvet.

En 1488, Patry de Pierre, écuyer, fils de Jean de Pierre et de Jeanne Louvet, fille et seule héritière de Guyon Louvet, rend aveu du quart de fief de Commeaux à Monseigneur le duc d'Alençon, sous la baronnie d'Aunou.

Au début du XVIe siècle, Commeaux appartient à Nicolas Fresnel, maitre administrateur de la Maison-Dieu d'Argentan. Mort en 1518, il laisse plusieurs enfants dont Jacques (mort après 1545) et Jean (mort après 1544), seigneurs de Commeaux et Neauphe. Messire Jean Fresnel, curé de Neauphe et Sévigny, seigneur de Commeaux, lègue à ses neveux Romain, Jean et Jacques Droulin, fils de Maurice Droulin, écuyer et de Damoiselle Barbe Loison, la terre de Commeaux, comme l'indique la succession de 1562 des parents Droulin [2].

Mention de la terre et du manoir de Commeaux dans l'acte de succession de Maurice Droulin et Barbe Loison. Les héritiers Droulin propriétaires desdits biens par la succession de leur oncle maternel, Jean Fresnel, écuyer (1562).

Philippe Droulin, fils de Jean, hérite de Commeaux et mourut avant 1657, date à laquelle Thenneguy d'Avoine, écuyer, sieur de Maineville, tuteur des filles mineures de Philippe de Droullin, vendit le fief de Commeaux à Claude de Vigneral, écuyer, seigneur de Ry et de la Chablerie.

Claude de Vigneral mourut à Ry en 1695 et son second fils, François, hérita de Commeaux et rendit aveu au roi pour ce fief. Le fief de Commeaux, tant en domaine fieffé que domaine non fieffé, comprenait 115 acres ou 90 hectares environ.

Au moment où éclata la Révolution de 1789, le manoir était habité par Jeanne-Françoise de Guerpel, veuve de François de Vigneral, petit-fils de Claude de Vigneral et par son jeune fils Pierre-François. Ce dernier émigra en 1792. Il se noya accidentellement dans le Rhin, à Andernach et fut enterré à Vallendar, près de Trèves.

Commeaux, propriété d'émigré, fut mis sous séquestre et devait y rester jusqu'au 15 nivôse an X (1802) malgré les réclamations des héritiers de Pierre-François de Vigneral. Ces héritiers étaient, d'une part, les enfants mineurs de Julie-Françoise des Rotours de Chaulieu, veuve de Bertrand-Charles-Guillaume des Rotours de Quatre-Puits et, d'autre part, Anne-Marguerite-Eulalie de Vigneral, veuve de Louis-Augustin de Bonchamps.

Sous le Premier Empire, les héritiers rentrèrent en possession de leur bien et la terre de Commeaux, divisée, fut rendue en partie, sauf le château et les prés à l'entour.

Le château, en effet, était habité par Mme de Vigneral, née de Guerpel, mère de Pierre-François de Vigneral, elle y mourut très âgée le .

Le château échut, avec les herbages qui l'entourent à Georges de Guerpel et à sa sœur, Mile Félicie de Guerpel. Ils ne tardèrent pas à vendre ce qui restait de l'ancien fief de Commeaux et le château servit d'étable et de grenier.

En 1861, le comte Gustave de Vigneral, racheta le château et une partie des terres de l'ancienne seigneurie.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le manoir fut très endommagé. Il a été restauré par le comte Jean de Vigneral[3].

Le manoir est classé monument historique le .

Il est aujourd'hui propriété privée.

Architecture

En 1909, le manoir est décrit ainsi :

« Le château tel qu'il existe actuellement se compose d'un corps de bâtiment orienté nord-sud et flanqué de deux tourelles sur la face nord.

La face Est est formée par une aile faisant un angle droit avec la façade principale. La grande porte d'entrée est au nord, mais, au sud, dans une petite tour à pans coupés se trouve une autre entrée donnant sur un escalier tournant qui est en pierre.

Au rez-de-chaussée, on trouve, à droite, en entrant par la grande porte, une grande salle servant de salon et communiquant avec la tourelle ouest, qui, en dernier lieu, était convertie en chapelle.

A gauche, se trouve l'ancienne cuisine avec laverie dans la tourelle Est, et, communiquant avec la cuisine dans l'aile Est, une pièce qui dut servir de salle à manger.

Au premier, deux grandes chambres sur le salon et la cuisine, avec communication dans les tourelles. Au-dessus de la salle à manger une autre chambre sans intérêt.

Le second n'a jamais dû être terminé, les cheminées n'étant que construites à moitié.

Les cheminées des quatre grandes pièces sont bien conservées, mais les quatre voûtes des tourelles qui ont dû être restaurées sont encore presque intactes et présentent un réel intérêt. »

— Bulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne, p.103, 1909.

L'édifice est classé au titre des monuments historiques depuis le [4].

Notes et références

Annexes

Articles connexes

Liens externes

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