Manuel Aguirre de Cárcer
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| Ambassadeur d'Espagne en France | |
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| Ambassadeur d'Espagne en Italie (d) | |
Justo Gómez Ocerín (d) | |
| Ambassadeur d'Espagne en Belgique | |
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Salvador Albert (d) Ángel Ossorio y Gallardo (en) |
| Naissance | |
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| Décès | |
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Patricio Aguirre de Tejada (d) |
| Parentèle |
| Membre de |
Union ibéro-américaine (d) |
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Manuel Aguirre de Cárcer y de Tejada (1882-1969) est un diplomate, haut fonctionnaire et écrivain espagnol.
Sous la Restauration et pendant la dictature de Primo de Rivera, Aguirre de Cárcer était à la tête du bureau du Maroc au sein du ministère des Affaires étrangères. Sous la Seconde République, il exerça comme ambassadeur d’Espagne en Belgique et en Italie, puis, sous la dictature franquiste, en France (1951-1952).
Il est aussi l’auteur de romans et de nouvelles, dont quelques pastiches de Cervantes, et d’un livre de mémoires relatant ses expériences parlementaires et judiciaires en 1922, dans le cadre de la crise consécutive à la débâcle d’Anoual.
Biographie
Aguirre de Cárcer embrassa la carrière diplomatique en 1904[1] et fut admis comme membre titulaire de l’Union ibéro-américaine (UIA)[2].
Dans les années 1910, Aguirre de Cárcer exerçait la fonction de directeur du département du Maroc au ministère des Affaires étrangères. En , le frère cadet d’Abdelkrim, dont Aguirre de Cárcer était en quelque sorte le mentor, lui adressa une lettre pour lui exposer les desiderata (notamment économiques) de la famille Abdelkrim concernant la tutelle espagnole sur la baie d’Al Hoceïma, et plus particulièrement sur la kabila (tribu rifaine) de Beni Ouriaghel[3]. En 1923, après que l’administration du Maroc espagnol eut été remaniée à l’instigation du dictateur Primo de Rivera, Aguirre de Cárcer fut placé à la tête de l’Oficina de Marruecos (Office du Maroc), relevant directement de la Présidence et destiné à servir de canal de communication avec le haut-commissaire au Maroc et à centraliser toutes les compétences, à l’exception des questions militaires, qui seraient du ressort du ministère de la Guerre. Selon l’historien Julio Albi de la Cuesta, il semble ressortir de ses écrits qu’Aguirre de Cárcer « était un homme sec, d’un grand esprit critique, sans doute peu commode pour ses collaborateurs. Cependant, il s’agit d’un expert de premier rang, et d’un profond connaisseur des affaires qui allaient lui être confiées »[4]. C’est à ce titre aussi qu’il fut appelé à déposer devant la Commission des responsabilités, convoquée en 1922 à la suite du rapport d’instruction Picasso et chargée de cerner les responsabilités dans la débâcle militaire espagnole d’Anoual[5]. Aguirre de Cárcer fut témoin des débats, souvent houleux, aux Cortes à ce sujet, et en fera le récit dans un livre de mémoires paru en 1944.
En , Aguirre de Cárcer était, avec Mauricio López-Roberts, signataire au nom de l’Espagne du Protocole de Tanger.
Sous la Seconde République, après un bref passage en 1933 par le sous-secrétariat aux affaires étrangères du ministère d’État, Aguirre de Cárcer remplit de 1934 à 1936 l’office d’ambassadeur d’Espagne en Belgique[6]. Désigné ensuite ambassadeur d’Espagne à Rome en 1936, il présenta cependant sa démission le , aussitôt après le coup d’État de juillet 1936 et le déclenchement de la subséquente guerre civile[7],[8].
En , sous le régime franquiste, Aguirre de Cárcer réintégra le corps diplomatique espagnol à l’issue d’un long procès instruit par le Tribunal de révision des fonctionnaires diplomatiques[7]. Il fut nommé chargé d'affaires à Paris en [9], avant d’occuper le poste d’ambassadeur d’Espagne en France du au [10].
Aguirre de Cárcer avait épousé María Luisa Alvarado et était de ce fait gendre de l’homme politique Juan Alvarado[1]. Il décéda à Madrid le [1],[11].
Œuvre écrite

- La pasión de Carolina (1910)[12]
- Glosa del año 23, Madrid, Editorial Pace /Gráficas LAR, , 367 p. (livre-témoignage sur l’année parlementaire 1923, sous le signe de la situation militaire au Maroc espagnol)[13].
- En el estilo de... (série d’exercices d’imitation stylistique et de pastiches, notamment à la façon de Cervantes, par Aguirre de Cárcer (Octavio Ayllón) et Ángel Palomino[14], 1945)[15].
Notes et références
- (es) « Ha fallecido don Manuel Aguirre de Cárcer, embajador de España », ABC, Madrid, Vocento, , p. 32 (lire en ligne).
- ↑ (es) Isidro Sepúlveda, El sueño de la madre patria: hispanoamericanismo y nacionalismo, Madrid, Fundación Carolina / Marcial Pons Ediciones de Historia, , 530 p. (ISBN 978-8496467040), p. 397.
- ↑ (es) Julio Albi de la Cuesta, En torno a Annual, Madrid, Ministerio de Defensa, coll. « Defensa », , 668 p. (ISBN 978-8497819626, lire en ligne), p. 168.
- ↑ J. Albi de la Cuesta (2014), p. 639.
- ↑ J. Albi de la Cuesta (2014), p. 529.
- ↑ (es) « Embajador(a) », Madrid / Bruxelles, Ministerio de Asuntos Exteriores y Cooperación.
- (es) Marina Casanova, « El inicio de la guerra civil y sus repercusiones en los diplomáticos españoles acreditados ante el Quirinal y el Vaticano », Espacio Tiempo y Forma, Madrid, Universidad Nacional de Educación a Distancia, vol. 4, , p. 33 (ISSN 1130-0124, lire en ligne).
- ↑ (en) Francisco Morente Valero, « On Hostile Soil: Spanish Republican Diplomats in Berlin at the Onset of the Spanish Civil War », Contemporary European History, Cambridge, Cambridge University Press, vol. 26, no 1, , p. 56 (ISSN 0960-7773, DOI 10.1017/S0960777316000503).
- ↑ (es) Encarnación Lemus, París, ciudad de acogida: el exilio español durante los siglos XIX y XX (ouvrage collectif, sous la direction de Fernando Martínez López, Jordi Canal et Encarnación Lemus), Madrid, Sociedad Estatal de Conmemoraciones Culturales / Marcial Pons Historia, , 416 p. (ISBN 978-84-92820-12-2), « El gobierno republicano en París y las relaciones España-Francia en la década de los cincuenta », p. 315.
- ↑ (es) « Embajadores de España en Francia » [archive du ], sur Ministerio de Asuntos Exteriores y Cooperación.
- ↑ (es) « Esquela », ABC, Madrid, Vocento, , p. 112 (lire en ligne).
- ↑ (es) Alberto Sánchez Álvarez-Insúa, « La colección literaria Los Contemporáneos. Una primera aproximación », Monteagudo, Murcie, Ediciones de la Universidad de Murcia, no 12, , p. 102 (ISSN 0580-6712, lire en ligne).
- ↑ (es) « "Glosa del año 23", por Manuel Aguirre de Cárcer », La Vanguardia, Barcelone, , p. 8 (lire en ligne).
- ↑ (es) José Luis Calvo Carilla, « La novela: lecturas de 2004 », Siglo XXI, literatura y cultura españolas. Revista de la Cátedra Miguel Delibes, Valladolid, Universidad de Valladolid, Cátedra Miguel Delibes, no 3, , p. 68 (ISSN 1697-0659, lire en ligne).
- ↑ (es) Melchor Fernández Almagro, « Críticas y noticias de libros », ABC, Madrid, , p. 37 (lire en ligne)
Liens externes
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