Manuel Gondra

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| Ambassadeur du Paraguay aux États-Unis (en) | |
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| Président du Paraguay | |
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(à 55 ans) Asuncion |
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Manuel Gondra (né le à Buenos Aires et mort le à Asunción) est un homme politique paraguayen. Il occupe la fonction de président du Paraguay du au , et du au , respectivement.
Biographie
Jeunesse et débuts de carrière
Manuel Gondra naît le à Buenos Aires. Bien qu'il ait été un bon élève, il choisit d'interrompre ses études sans obtenir de diplôme. Il préfère se consacrer à l'étude autodidacte de nombreux sujets, notamment les sciences sociales, l'histoire des Amériques et la géographie. Il connait un certain succès dans ce domaine. Cependant, sa carrière intellectuelle fut interrompue lorsqu'il rejoint la Révolution de 1904 aux côtés des Libéraux[1]. Il devient ensuite ambassadeur plénipotentiaire au Brésil en 1905. Son assiduité lui vaut par la suite d'être nommé ministre de l'Intérieur, puis ministre de la Guerre et de la Marine, et enfin ministre des Affaires étrangères du Paraguay[2].
En 1917, il est également nommé ambassadeur aux États-Unis, poste qu'il occupe jusqu'au début de son second mandat de président[3].
Carrière
Premier mandat
La première candidature de Manuel Gondra bénéficie d'un large soutien tant auprès des intellectuels que des citoyens paraguayens. Il entra en fonction le [4]. Président d'un Paraguay fragilisé par des crises internes, Gondra est décrit par Arturo Bray comme ayant un « tempérament abulique, au désespoir de ses amis, qui a coûté tant de sang au pays[1]. »
La présidence de Gondra prend fin lorsque le colonel Albino Jara lance un coup d'État contre lui le , malgré des programmes politiques similaires. Ce coup d'État est la conséquence de l'effondrement du mouvement libéral au Paraguay[4],[5].
Second mandat
Après que le chaos consécutif au coup d'État de Jara se soit apaisé, Manuel Gondra se représente. Sa campagne est couronnée de succès et il entre en fonction le . Cependant, cette prise de fonction n'est pas sans polémique. Immédiatement après, les partisans du candidat adverse, les schaereristes, et leur chef Eduardo Schaerer (auprès duquel Gondra avait auparavant travaillé), se livrent à des violences, déclenchant la guerre civile paraguayenne. Dans ce conflit naissant, Eduardo Schaerer fait pression sur le ministre de l'Intérieur, José Guggiari (un proche allié), pour qu'il démissionne, mais Gondra résiste. Face à ces pressions et à la perte de pouvoir qui en résulte, il est contraint à la démission le [6]. Cependant, les disciples de Gondra prennent le pouvoir après sa démission. La faction gondriste du parti exerce le contrôle du gouvernement de 1921 à 1936[7].
Notes et références
- (en) « Manuel Gondra, the president who did not read Machiavelli », sur Terere Complice, (consulté le ).
- ↑ (es) « Biografía de Manuel Gondra ya enriquece las bibliotecas - Artes y Espectáculos - ABC Color », sur www.abc.com.py (consulté le ).
- ↑ (en) « Manuel Gondra studying at the University of Texas », sur UTA Libraries Digital Gallery/digitalgallery-beta, (consulté le ).
- (en) « 6. Paraguay (1904-present) », sur uca.edu (consulté le ).
- ↑ (en) « Paraguay - Liberal Decades », sur countrystudies.us (consulté le ).
- ↑ (es) « La Guerra Civil Parguaya 1922-1923 », sur histarmar.com.ar (consulté le ).
- ↑ (en) Harris Gaylord Warren, « Political Aspects of the Paraguayan Revolution, 1936-1940 », The Hispanic American Historical Review, vol. 30, no 1, , p. 2–25 (ISSN 0018-2168, DOI 10.2307/2508996, lire en ligne
).
Annexes
Bibliographie
- (es) Liliana Brezzo, El Paraguay a comienzos del siglo XX (1900-1930)
- (es) Roberto Romero, Gondra, un intelectual ejemplar, 1989. 148 pages, (lire en ligne).
Liens externes
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