Manuel Otero Martínez

| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 28 ans) Omaha Beach (Calvados, France) |
| Nationalité | |
| Allégeance | |
| Activités |
Militaire, soldat, mécanicien, marin |
| Membre de | |
|---|---|
| Grade militaire | |
| Conflits | |
| Lieu de détention | |
| Distinction |
Manuel Otero Martínez, né en 1916 à Outes en Galice (Espagne) et mort au combat en France en pendant la Seconde Guerre mondiale, est un marin et militaire espagnol.
Engagé aux côtés des Alliés, il meurt sur un champ de mines durant le Débarquement de Normandie.
Biographie

Dans son village natal galicien d'A Serra de Outes[1], Manuel Otero se consacre depuis très jeune à réparer et peindre des bateaux[2]. Il s'enrôle plus tard dans la marine marchande en tant que mécanicien. Certains sources indiquent qu'il travaille également en tant que charbonnier à Gijón, dans les Asturies[3].
Lorsqu'éclate la guerre d'Espagne, le , Manuel Otero n'a que vingt ans. Républicain espagnol, il s'engage pour la République contre les forces nationalistes[4].
Peu de sources documentent à ce jour son parcours pendant le conflit, mais on sait qu'il est grièvement blessé au poumon pendant la bataille de Brunete. Il est déplacé dans un hôpital de Valence, puis est fait prisonnier et incarcéré à Barcelone par les troupes franquistes en 1939.
Après l'intervention de sa famille, d'obédience nationaliste, il est libéré de prison et peut retourner en Galice[5].
Cependant, son retour en Galice est très difficile : les habitants le dénoncent aux autorités franquistes en tant que républicain.
Exil aux États-Unis
En 1940, pour échapper à la Terreur blanche, Manuel Otero doit donc s'exiler aux États-Unis, par l'archipel d'Hawaii. Il rejoint ensuite la ville de New York, et ouvre à proximité un atelier de mécanique dans le comté de Westchester[6].

En 1941, alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage en Europe, Manuel Otero s'engage de façon volontaire dans l'armée des États-Unis[7], pays qui rejoint les Alliés de la Seconde Guerre mondiale après l'attaque de la base militaire de Pearl Harbor par le Japon.
Manuel Otero est aussitôt mobilisé et envoyé au Royaume-Uni[8]. Il intègre la 1ère division d'infanterie, surnommée la Big Red One (littéralement : Le gros 1 rouge) en raison de son insigne, un imposant 1 rouge sur fond or.
Manuel Otero participe en son sein à la campagne d'Afrique et au débarquement de Sicile[9].
Il obtient le grade de soldat de première classe[10].
En 1944, il prend part à l'épisode décisif du Débarquement de Normandie qui lui est fatal[11].
Débarquement de Normandie
Le 6 juin 1944, Manuel Otero est déployé sur les plages de Normandie autour de 7h40 du matin, précisément dans le secteur G d'Omaha Beach.
Il arrive parmi les premiers sur les lieux, mais les courants et la marée modifient les plans originaux du débarquement. Il porte alors un fusil enveloppé de plastique pour le protéger de l'eau, se rapproche de la côte mitraillée par les nazis, alors que ses camarades tombent sous situées les balles allemandes.
Il parcourt environ 100 mètres jusqu'à un mur de pierre[12], derrière lequel il se réfugie avec les soldats John P. Ford et David Arnold[13],. Le commandement leur demande alors de traverser une clôture de fils de fer préalablement détruite par trois torpilles Bangalore[14].
Les hommes avancent sur le terrain, sans savoir qu'il est miné.
C'est dans ce contexte que Manuel Otero meurt au combat, tué par les explosifs[15].
Décoration militaire
Bibliographie
- Antonio Osende Barallobre, Manuel Otero Martínez: Un gallego en Omaha Beach, Arenas, (ISBN 978-84-95100-65-8)
Notes et références
- ↑ (en-US) « Otero Martínez, Manuel », sur Galician New York: a Cultural History (consulté le )
- ↑ (es) COPE, « 80 años del desembarco de Normandia: "El día D murieron 4.415 soldados" », COPE, (consulté le )
- ↑ (es) « Manuel Otero, el héroe del desembarco de Normandía que llevó el luto a Outes », La Voz de Galicia, (consulté le )
- ↑ (es) Raquel Tejero, « Manuel Otero, el único español fallecido en el desembarco de Normandía », El Debate, (consulté le )
- ↑ (es) Ángel Martínez, « Nacido en Outes, muerto en Normandía: la historia del único español que combatió en el Día D », Levante-EMV, (consulté le )
- ↑ Europa Press, « La desconocida historia de Manuel Otero, el único español que murió hace 70 años en el desembarco de Normandía », www.europapress.es, (consulté le )
- ↑ « La historia desconocida del único español que murió en Normandía », www.publico.es, (consulté le )
- ↑ (en-US) « The National D-Day Memorial Necrology Project », National D-Day Memorial (consulté le )
- ↑ (es) Ángel Martínez, « Nacido en Outes, muerto en Normandía: la historia del único español que combatió en el Día D », El Correo Gallego, (consulté le )
- ↑ « Martinez Manuel Otero », sur www.uswarmemorials.org (consulté le )
- ↑ (es) « Salvar al soldado Manuel Otero, el único español que participó y murió en el desembarco de Normandía », El Español, (consulté le )
- ↑ (es) José Carlos Rodríguez / EFE, « Homenaje a Manuel Otero, único español que participó en el Desembarco de Normandía: 'La corriente les desplazó, estaban vendidos' », El Correo Gallego, (consulté le )
- ↑ (es) « El gallego Manuel Otero, el único español en el Desembarco de Normandía », Quincemil, (consulté le )
- ↑ (es) Manuel Morales, « Los últimos pasos del español que murió el Día D », El País, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (es) « La historia de película de Manuel Otero, el único español que participó en el desembarco de Normandía », ElHuffPost, (consulté le )
Liens externes
- Portail de l’histoire militaire
- Portail de la Galice
- Portail de la Normandie
- Portail de la Seconde Guerre mondiale
- Portail des États-Unis
- Portail de la France
- Portail de l’Espagne