María Consuelo Porras

María Consuelo Porras
Illustration.
María Consuelo Porras en 2023.
Fonctions
Procureure générale du Guatemala

(7 ans, 11 mois et 29 jours)
Président Jimmy Morales
Alejandro Giammattei
Bernardo Arévalo
Prédécesseur Thelma Aldana
Successeur Gabriel García Luna
Juge suppléante à la Cour constitutionnelle

(2 ans et 26 jours)
Prédécesseur Carmen María Gutiérrez Sole
Successeur Jorge Rolando Rosales Mirón
Biographie
Nom de naissance María Consuelo Porras Argueta
Date de naissance
Lieu de naissance San Juan Comalapa (Guatemala)
Nationalité Guatémaltèque
Parti politique Indépendante
Diplômée de Université de San Carlos
Profession Avocate

María Consuelo Porras Argueta, née le à San Juan Comalapa (Guatemala), est une avocate.

Elle est procureure générale du Guatemala entre 2018 et 2026. À ce poste, elle travaille activement à freiner les enquêtes pour corruption dans le pays, ce qui lui vaut d'être mise sous sanctions par les États-Unis et l'Union européenne.

Biographie

Professeur d'université, elle est membre de la Cour constitutionnelle de 2016 à 2018.

Elle est nommée procureure générale (ministre de la Justice) en 2018[1] par le président Jimmy Morales et reste en fonction sous son successeur Alejandro Giammattei. À ce poste, elle s'oppose frontalement au travail du Procureur spécial contre l’impunité, qui enquêtait sur la corruption des élites économiques et politiques du pays, qu'elle finit par démettre de ses fonctions. Cette décision provoque des manifestations réclamant sa démission et celle du président Giammattei[2].

Une répression est ensuite exercée contre les responsables de la lutte anti-corruption. Cinq juges du parquet spécial contre l’impunité et un ancien représentant de la Commission internationale contre l'impunité au Guatemala sont incarcérés en 2022 sous le motif d'« obstruction » ou « abus d’autorité ». Une répression dénoncée par Amnesty International et par le centre pour l'Action légale en droits humains du Guatemala, qui met en cause un « système complètement corrompu »[3].

Ses actions ont conduit l'Union européenne à la désigner comme un risque pour la démocratie dans son pays, et a renouvelé en 2024 des sanctions émises à son encontre[4]. Les États-Unis et l'UE la considère comme un acteur corrompu et anti-démocratique[5].

Notes et références

Sources

Article connexe

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