María Epul

María Epul
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Biographie
Naissance
Décès
Activité

María Epul de Cañuqueo, née en 1881 et morte le , est une paysanne puis machi de Cerro Negro en Argentine. La presse l'a couverte lorsqu'elle a soigné Juana Sosa Toledo et sa belle-fille, la femme politique Eva Perón. En 2006, une pièce de théâtre lui rend hommage.

Biographie

María Epul naît en 1881 dans une communauté mapuche du Sud du Chili. Vers le début du XXe siècle, sa famille déménage et s'établit avec elle de l'autre côté de la Cordillère, à Gualjaina en Argentine. En 1911, elle se marie avec Francisco Cañuqueo. Le couple et ses quatre enfants s'installent en 1919 dans le hameau de Cerro Negro[1].

Petit à petit, la réputation de guérisseuse d'Epul croît, et pour s'y consacrer à plein temps elle cesse de s'occuper de la ferme familiale. De nouvelles familles s'installent à Cerro Negro, où une école est alors bâtie. L'aviateur Casimiro Szlapelis (es) conduit plusieurs personnalités de Buenos Aires jusqu'à la machi pour qu'elle les soigne. À partir de 1950, Juana Sosa Toledo, mère de Juan Perón, alors président, se rend parfois chez María Epul pour s'y soigner, tout comme sa belle-fille Eva Perón[1].

En 1954, la gendarmerie arrête María Epul, la met en examen pour exercice illégal de la médecine et la détient provisoirement à José de San Martín[1]. Les habitants de la région protestent et récoltent une centaine de signatures pour leur pétition[1]. Plusieurs familles de la colonie de José de San Martín étaient aussi des patientes régulières d'Epul[2]. Moins d'une semaine plus tard, le président la gracie[1].

Epul meurt le [1].

Théâtre

En 2006, Andrea Despo crée la pièce Sueños de agua à Trelew, sur la vie de María Epul. Des parties du spectacle sont en mapudungun, la seule langue qu'Epul parlait[3].

Références

  1. (es) Andrés Bonatti, « María Epul, la curandera mapuche que se metió en la intimidad de Perón y Evita », Clarín,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. (es) Fabiana Nahuelquir, « Entre desplazamientos y expropiaciones: estrategias y memorias de familias radicadas en la Colonia San Martín (Chubut) para permanecer juntos », dans Parentesco y política : Topologías indígenas en Patagonia, Editorial UNRN, coll. « Aperturas », , 71–111 p. (ISBN 978-987-3667-44-2, lire en ligne)
  3. (es) Miriam Álvarez, « Identidad Y Memoria Colectiva En Sueños De Agua », dans VI Jornadas De Las Dramaturgias De La Norpatagonia Argentina, Neuquén, Editorial de la Universidad Nacional del Comahue, (ISBN 978-987-604-440-0, lire en ligne), p. 157

Bibliographie

  • (en) Laura Marcela Méndez, « Machi y Camaruquera del Cerro Negro: Testimonio e historias para reconstruir la vida de una curandera popular » [« Machi et Camaruquera de Cerro Negro: Témoignages et récits pour retracer la vie d'une guérisseuse populaire »], La Aljaba, vol. 12,‎ , p. 231–232 (ISSN 0328-6169 et 1669-5704, lire en ligne)
  • (es) Antonia Ñanco, Doña María Epul de Cañuqueo, machi y camaruquera de Cerro Negro : testimonios e historias para reconstruir la vida de una curandera popular, Fundación Ameghino,
    Antonia Ñanco est la nièce de María Epul.

Voir aussi

Liens externes

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