Marc-Antoine Sirugue
| Marc Antoine Sirugue-Maret | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Maire de Vitteaux | |
| – (8 ans) |
|
| Député (suppléant) de la Côte-d'Or | |
| – (3 ans, 1 mois et 17 jours) |
|
| Législature | Convention nationale ( |
| Député de l'Aube | |
| – (4 ans, 10 mois et 13 jours) |
|
| Législature | Corps législatif ( |
| Député de l'Aube (arrondissement de Troyes) | |
| – (2 mois et 2 jours) |
|
| Législature | Chambre des représentants ( |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Marc-Antoine Sirugue « Marie Antoine Sirugue »[1] |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Vitteaux, France |
| Date de décès | (à 87 ans) |
| Lieu de décès | Rouen, France |
| Nationalité | |
| Parti politique | Modérés |
| Profession | Docteur en médecine Colonel de gendarmerie |
Marc Antoine, baron Sirugue, dit « Sirugue-Maret » (° - Vitteaux (province de Bourgogne) ✝ - Rouen (Seine-Inférieure)) est un médecin puis militaire et homme politique français des XVIIIe et XIXe siècles.
Biographie
« Fils de sieur Etienne Sirugue, marchand et maître de poste à Vitteaux, et de demoiselle Françoise Vorle, » Marc-Antoine Sirugue avait été reçu docteur en médecine[2] ; il avait publié d'ailleurs une (la) Dissertatio medico-chirugica de gangraena (1775)[3]. Il était aussi maire de Vitteaux (1783-1791).
Lorsque la Révolution française éclata, il appartenait aux armées du roi et était parvenu à un grade supérieur dans la gendarmerie.
Administrateur du département de la Côte-d'Or, il fut élu[4], le , deuxième député suppléant de ce département à la Convention nationale. Il fut appelé à siéger en vertu de l'article 1er de la loi du 7 ventôse an III () et du tirage au sort destiné à compléter les membres de la Convention, opéré le 5 floréal an III (). Il prit place parmi les modérés, ne se fit pas remarquer au cours de la cession, et il reprit, à la fin de la législature, son activité militaire.
Chef de division de gendarmerie dans le Roussillon en , il commandait la 14e légion de gendarmerie (avec résidence à Troyes, dans l'Aube) en .
Élu plus tard () par le Sénat conservateur, député de l'Aube au Corps législatif, il fut fait ( de la même année) chevalier de l'Empire.
Créé baron de l'Empire en 1814, il fut appelé[5], aux Cent-Jours, à représenter l'arrondissement de Troyes à la Chambre.
Sirugue-Maret meurt le à Rouen, certainement auprès de sa fille, épouse du préfet de la Seine-Inférieure.
Allié à la famille de Hugues-Bernard Maret, duc de Bassano, il a accolé le patronyme de son illustre beau-frère au sien (« Sirugue-Maret »).
Fonctions
- Maire de Vitteaux (1783-1791) ;
- Député (suppléant) de la Côte-d'Or à la Convention nationale ( - ) ;
- Colonel de gendarmerie ;
- Chef de division de gendarmerie dans le Roussillon (Tarn-Aude-Ariège-Pyrénées-Orientales) () ;
- Commandant de la 14e légion de gendarmerie (avec résidence à Troyes, dans l'Aube) en ) ;
- Député de l'Aube au Corps législatif ( - ) ;
- Député de l'Aube (arrondissement de Troyes) à la Chambre des représentants (Cent-Jours : - ).
Titres
- Chevalier Sirugue et de l'Empire (décret du (« à la suite du décret du 25 prairial an XII le nommant membre de la Légion d'honneur »), lettres patentes du (Madrid)) ;
- Baron Sirugue et de l'Empire (1814) ;
Décorations
- Légion d'honneur :
- « Légionnaire » (25 prairial an XII), puis,
- Officier de la Légion d'honneur (1804)[6].
| Figure | Blasonnement |
![]()
|
Armes du chevalier Sirugue et de l'Empire (à la suite du décret du 25 prairial an XII le nommant membre de la Légion d'honneur, lettres patentes du (Madrid))
D'azur à la bande cousue de gueules au signe des chevaliers, occupant le tiers de l'écu et accompagnée en chef à sénestre d'un sabre d'argent à la poignée d'or accostée de deux étoiles d'argent, et en pointe à dextre d'une tête de cheval d'or ; et pour livrées : bleu, rouge, jaune et blanc.[7] |
Union et postérité
Fils aîné d'Estienne Sirugue (°1698 - Vitteaux ✝ avant 1767), issu de son second mariage (, Flavigny-sur-Ozerain) avec Françoise Vorle (née en 1716 - Flavigny-sur-Ozerain), Marc Antoine épousa en 1780 Anne Maret (°1757✝1828, sœur du duc de Bassano et du comte Maret).
Ensemble, ils eurent une fille, Jeanne Alix Bernarde (°1785 - Vitteaux ✝ - Paris), mariée, le , avec Henri Dupont-Delporte (° - Boulogne-sur-Mer ✝ - Paris VIIIe), haut fonctionnaire et homme politique français du XIXe siècle, dont postérité.
Annexes
Bibliographie
- « Sirugue-Maret (Marc-Antoine, baron) », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore] ;
Notes et références
- ↑ selon le vicomte Albert Révérend (1er Empire).
- ↑ « roglo.eu », Marc Antoine Sirugue (consulté le )
- ↑ Pierre M. Conlon, Le Siècle des Lumières : bibliographie chronologique (1773-1775), Librairie Droz, , 552 p. (ISBN 978-2-600-00200-4, lire en ligne)
- ↑ Par 127 voix (510 votants).
- ↑ 55 voix (104 votants)
- ↑ Almanach impérial, Testu, (lire en ligne)
- ↑ PLEADE (C.H.A.N. : Centre historique des Archives nationales (France)).
Voir aussi
Articles connexes
- Famille Maret de Bassano ;
- Liste des membres de la Convention nationale par département ;
- Liste des membres de la noblesse d'Empire ;
- Armorial des chevaliers de l'Empire ;
- Liste des députés de l'Aube
Liens externes
- Archives conservées par : Service historique de la Défense (GR 22 YD 19, FRSHD_PUB_00000355.pdf)
- Ressources relatives à la vie publique :
- « roglo.eu », Marc Antoine Sirugue (consulté le ) ;
- « www.darnault-mil.com », Les Officiers de Napoléon (consulté le ) ;
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