Marcel Christofle

Marcel Christofle
Biographie
Naissance
Décès
(à 78 ans)
Alger
Nationalité
Activité

Marcel Christofle ( - ) est un architecte français, principalement actif en Algérie, où il exerça comme architecte en chef des Monuments historiques, des Palais nationaux et des Mosquées d'Algérie à partir de 1927[1].

Biographie

Marcel Christofle naît le à Constantine[1]. Il est le fils d'Adolphe Gervais Christofle, agent des Ponts et Chaussées, et de Marguerite Victoire Rose Jouane[1]. Il entre à l'École des beaux-arts de Paris en 1898 dans l'atelier de Victor Laloux[1]. Il obtient son diplôme d'architecte en 1906 avec un projet intitulé « Villa dans un faubourg d'Alger »[1].

Carrière

En 1906, Marcel Christofle est nommé architecte ordinaire des Bâtiments civils et des Monuments historiques[1]. Il exerce en Algérie comme architecte du Gouvernement général, architecte des mosquées du département d'Alger, puis pour le Service sanitaire maritime et le Service des Domaines des villes[1]. En 1927, il succède à Albert Ballu comme architecte en chef des Monuments historiques, des Palais nationaux et des Mosquées d'Algérie, devenant le premier titulaire de cette fonction à résider sur place[1]. En 1936, il est nommé architecte en chef du Service des Palais nationaux à Alger[1].

Réalisations et restaurations

Marcel Christofle intervient notamment sur la restauration du mausolée royal de Maurétanie et du site et du musée de Timgad[1]. Il dirige également des travaux sur les palais de la Djenina, d'Été, d'Hiver et du Penon[1]. Il réalise des bâtiments et équipements publics à Alger, dont l'amirauté, les docks, un centre de santé et les magasins généraux de l'Assistance publique[1]. Parmi ses constructions figurent aussi le bâtiment des télécommunications de Belcourt à Alger, l'immeuble Ferrer à ossature métallique et la poste de Sétif réalisée en 1932[1].

Distinctions

Marcel Christofle reçoit une médaille d'argent à l'Exposition régionale de Constantine en 1897 et le Grand Prix à Sétif en 1910[1]. Il est cité à l'ordre de l'armée le et décoré de la Croix de guerre 1914-1918[1]. Il est nommé officier de l'Instruction publique en 1921 et chevalier de la Légion d'honneur en 1948 pour quarante et un ans de services civils comme architecte en chef en Algérie[1].

Vie personnelle

Il épouse Clémence Antoinette Minaberriet à Toulouse le [1]. Il est le père de Marcel Henry Christofle (1902-1979), également architecte à Alger[1].

Publications

Marcel Christofle est l'auteur de rapports sur des travaux archéologiques menés en Algérie, dont un « Essai de restitution d'une huilerie romaine »[1].

Notes et références

  1. « Christofle, Marcel (1877-1956) », sur AGORHA – Institut national d'histoire de l'art (consulté le )
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