Marcel Flouret

Marcel Flouret
Fonctions
Président de la SNCF
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Préfet de la Seine
-
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Marcel Pierre Flouret
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Distinctions

Marcel Flouret, né le à Bergerac (Dordogne) et mort le à Fontainebleau (Seine-et-Marne)[1] est un résistant, haut fonctionnaire et dirigeant français[2]. Il fut, entre autres, préfet de la Seine en à la Libération, président de la SNCF (1946-1949) et président d'EDF (1952-1962)[2].

Biographie

Jeunesse et Première Guerre mondiale

D'une famille du Sud-Ouest, il nait à Bergerac, fils de Joseph dit Emile Flouret (1865-1945), un imprimeur-libraire à Bergerac où il fut conseiller municipal de 1909 à 1919 et juge (et président quatre ans) du tribunal de commerce de 1907 à 1929, avant de terminer sa carrière comme bibliothécaire-archiviste de la ville de Libourne, chevalier de la Légion d'honneur[3], officier de l'Instruction publique, et de son épouse Marie Elise Augière (1869-1949)[2].

Il sort de l'école polytechnique en 1912 et s'engage dans l'armée, dans le génie militaire. Sous-lieutenant le , il s'oriente au début de la guerre vers l'aviation naissante, il est lieutenant aviateur le puis chef d'escadrille[2]. Il sera blessé pendant le conflit et recevra la Croix de Guerre et 4 citations[2].

Entre-deux-guerres et Guerre mondiale

Le nouveau préfet de la Seine s’adresse aux Parisiens (1944).

Il est promu capitaine en 1920[2]. De 1920 à 1925, il va mener différentes missions à l'étranger, à la mission aéronautique de contrôle en Autriche et en Hongrie, puis il part en Pologne où il enseigne à l'École de guerre et au Centre des hautes études militaires[2]. À son retour en France, il est admis à l'École de guerre en mais est détaché au ministère des Finances comme sous-chef de cabinet de Joseph Caillaux en et il quitte l'armée quelques mois plus tard, en novembre, en entrant à la Cour des comptes comme conseiller référendaire de 2e classe[2]. Il va alors poursuivre sa carrière dans les cabinets ministériels : chef du cabinet du ministre des Finances Vincent Auriol le , qu'il suit au ministère de la Justice comme directeur du cabinet en puis, toujours comme directeur du cabinet, quand celui-ci devient ministre chargé de la Coordination des services à la Présidence du Conseil en [2]. À la déclaration de guerre en , il est mobilisé comme lieutenant-colonel mais en , il est nommé directeur du cabinet de Georges Monnet, ministre du Blocus, puis brièvement, du au , directeur du cabinet du ministre de l'Air le général Bertrand Pujo[2]. En 1941, dans l'administration du régime de Vichy, il est président du Comité supérieur du coût de la vie[2]. Il entre dans la Résistance sous le pseudonyme de « Février »[2]. Le , il entre dans l'Hôtel de Ville de Paris et le , il est nommé préfet de la Seine[2].

Après guerre

Lors de la descente des Champs Elysées le 27 août 1944 par le général De Gaulle. Marc Flouret est la deuxième à partir de la droite.

Il est président de la SNCF de à , période marquée par la reconstruction du réseau après la guerre[4],[Note 1]. Il investit fortement dans son électrification[4] ce qui provoquera son départ, le ministre des Transports Christian Pineau, jugeant cette électrification excessive, le poussera à la démission et il est remplacé par Pierre Tissier.

Il est ensuite, en [2], gouverneur de la Banque de l'Algérie et de la Tunisie[5] puis président d'EDF de 1952 à 1962 dont il sera après président honoraire[2].

Cour des comptes

Il fera carrière à la Cour des comptes mais sans y exercer, car toujours en disponibilité[2]. Il sera ainsi conseiller référendaire de 1re classe le , conseiller maître le , président de chambre le et président de chambre honoraire le [2].

Autres fonctions

Marcel Flouret sera également président de la Commission consultative du cinéma, président de l'association du festival de Cannes, président de la société d'entraide des membres de la Légion d'honneur et en 1963, président de la société d'études du tunnel sous la Manche[2].

Franc-maçon, affilié en 1936 à la loge « La République », il est en 1954, lieutenant-commandeur du Suprême Conseil de France[2].

Distinctions

Notes

  1. Après la guerre, près de 2600 ponts et viaducs sont endommagés, une centaine de gares détruites et une grande partie des équipements et du matériel est inutilisable.

Références

  1. Archives départementales de la Dordogne, commune de Bergerac, année 1892, acte de naissance no 78 (avec mention marginale de décès)
  2. Cour des comptes, « FLOURET Marcel Pierre », sur www.ccomptes.fr (consulté le ).
  3. En 1938 et décoré des mains de son fils Marcel, alors commandeur de la Légion d'honneur (cf. son dossier sur la base Léonore, cote 19800035/755/85689).
  4. SNCF, « Marcel Flouret: de 1946 à 1949, l’homme de la reconstruction », sur www.sncf.com (consulté le ).
  5. Le Monde, « M. Marcel Flouret devient président de l'Électricité de France », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. Chevalier en 1920, officier en 1931, commandeur en 1937, grand officier en 1946 et grand-croix en 1954 (source : Base léonore),
  7. « BODMR n°15 du 24 juin 1954 page 530 », sur legifrance.gouv.fr (consulté le )

Liens externes

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