Marcel Langiller

Marcel Langiller
Image illustrative de l’article Marcel Langiller
Marcel Langiller en 1927.
Biographie
Nom Marcel Aristide Langiller
Nationalité Français
Naissance
Paris 12e (France)
Décès (à 72 ans)
Paris 16e (France)
Taille 1,77 m (5 10)
Période pro. 1932-1939
Poste Attaquant
Parcours senior1
AnnéesClub 0M.0(B.)
~1924-1929 CA Paris
1930-1934 Excelsior de Roubaix
1934-1935 Red Star Olympique 029 0(9)
1935-1937 AS Saint-Étienne 065 (23)
1937-1939 CA Paris 052 0(9)
Sélections en équipe nationale2
AnnéesÉquipe 0M.0(B.)
1927-1937 France 030 0(7)
Parcours entraîneur
AnnéesÉquipe Stats
1948-1949 CA Paris
1 Ne sont comptabilisés que les matchs en compétitions officielles, quel que soit le statut (amateur et professionnel). Les matchs amicaux ne sont pas comptabilisés.
2 Matchs officiels.
Dernière mise à jour : 13 janvier 2026

Marcel Langiller (parfois écrit Langillier), né le à Paris 12e et mort le [1] à Paris 16e[2], est un footballeur international français.

Jouant ailier gauche, il comptant 30 sélections avec l'équipe de France et participe notamment à la première Coupe du monde, en 1930 en Uruguay.

Carrière

Natif de l'Est de Paris[4], Langiller se fait connaître comme footballeur au Cercle athlétique de Paris, son club formateur. Précoce, il fait ses débuts en équipe première dès ses 16 ans[3]. À 18 ans, il y remporte le premier Championnat de France de football en 1927, alors officiellement amateur, en marquant notamment les deux buts de son équipe lors d'une dernière victoire décisive sur le FC Rouen, et atteint la finale de la Coupe de France en 1928, perdue face aux rivaux du Red Star Olympique.

Il fait dès ses débuts en équipe de France, d'abord contre l'Espagne, puis au match contre l'Angleterre du à Colombes, qui se termine sur une sévère défaite (0-6). Dans un contexte où les cas suspects d'amateurisme marron, une pratique interdite, se multiplient, la presse publie les notes de frais présentées par les joueurs à la fédération française : ainsi Langiller, qui réside alors à Paris, se fait rembourser 450 francs de déplacement, soit l'équivalent, à l'époque, d'un aller-retour Paris-Marseille... En , il marque son premier but avec l'équipe de France, contre l'Angleterre[5], puis il est sélectionné pour le tournoi olympique. Il est titulaire lors du match du premier tour, perdu contre l'Italie (3-4), qui remporte par la suite la médaille de bronze.

En 1929, Langiller s'accorde avec l'Excelsior de Roubaix, ambitieux club du Nord repris par la famille Prouvost[6] - dont il doit devenir le capitaine[7]. Le transfert de l'attaquant fait grand bruit dans la presse, avec des rumeurs de prime à la signature allant jusqu'à 50 000 francs, soit le salaire annuel d'un professeur des universités[8],[9]. Lui se défend en expliquant venir ouvrir un magasin d'articles de sport à Lille avec un ami sur leurs fonds propres. Après enquête, la Fédération lui refuse sa licence[6],[10]. En attendant, Langiller ne peut jouer que les - nombreux - matchs de gala de son nouveau club[11]. Il finit par obtenir sa licence le 1930[12].

De nouveau sélectionné en équipe de France dès le mois de mai 1930, Langiller participe en juillet avec l'équipe de France à la première Coupe du monde. Le joueur de l'Excelsior, positionné ailier gauche, marque un but des quatre buts français lors du match d'ouverture face au Mexique. Il dispute les trois rencontres des Bleus lors du tournoi. Il dispute un an plus tard le match de football France - Angleterre, première victoire des Français sur des professionnels anglais. En , il est pour la première fois capitaine de l'équipe de France[13], lors d'un match contre l'Italie. Il porte le brassard lors de sept matchs, le dernier en [5].

En 1932 le professionnalisme est finalement autorisé en France, et l'Excelsior fait partie des membres fondateurs du championnat de France professionnel. Langiller marque le le premier but de l'histoire du club en championnat contre le Hyères FC (1-3)[14]. En cours de saison, il devient capitaine, à la place de l'Anglais Ernest Payne, et c'est comme capitaine qu'il remporte la Coupe de France en 1933[13]. Particulièrement populaire à cette période[15], il est surnommé « La Caille »[3], en référence à son physique[13]. En 1933-1934, il connaît une saison tronquée par une blessure au ménisque[16], qui lui fait perdre sa place en équipe de France[17] et manquer la Coupe du monde de 1934.

En conflit avec les dirigeants[18], Langiller quitte l'Excelsior pendant l'été 1934 pour le Red Star Olympique[3], club avec lequel il s'entraînait la saison précédente, étant resté domicilié à Paris[19],[13]. Le club audonien vient de remonter en première division et a de l'ambition[17], mais ne termine qu'à une décevante 12e place.

L'été suivant il est transféré à l'AS Saint-Étienne, ambitieux club de deuxième division. Titulaire, il marque une vingtaine de buts en deux saisons pleines mais ne parvient cependant pas à faire monter le club, qui termine deux fois à la troisième place[20].

En 1937, il revient dans le club de ses débuts, le Cercle athlétique de Paris, tombé en deuxième division, où il termine sa carrière de footballeur. Il y honore ses dernières sélections en équipe de France. Il compte finalement trente sélections en équipe de France de football, et avec laquelle il marque sept buts[21].

Alors que le métier de footballeur est encore balbutiant, il crée une « Amicale des joueurs professionnels », dont l'objectif est de venir en aide aux joueurs en cas de grave blessure[22].

Après la Seconde Guerre mondiale, il prend la présidence de son club du Cercle athlétique de Paris[23], dont il devient le mécène[3] alors qu'il possède une imprimerie à Paris. Il y reste pendant près de vingt ans, et en est même l'entraîneur en 1948-1949. Sous sa présidence, le CAP, qui souffre de ne pas disposer de stade principal, reste embourbé en fin de classement de la deuxième division - dont on n'est alors relégué qu'en cas d'abandon du statut professionnel. C'est chose faite en 1963 ; le club est relégué en Championnat de France amateur puis en Division d'honneur de Paris.

Langiller quitte la présidence avec la fusion du club parisien avec le Stade olympique charentonnais en 1964[24].

Style de jeu

Il est présenté comme un footballeur complet, capable d'occuper tous les postes de la ligne d'attaque. Gaucher mais bon des deux pieds, c'est cependant comme ailier gauche qu'il effectue l'essentiel de sa carrière, où il peut exploiter son explosivité, sa qualité de tirs et son « intelligence du jeu »[3].

Statistiques

Statistiques de Marcel Langiller [14],[25]
Saison Club Championnat Coupe(s) nationale(s) Total
Division M. B. M. B. M. B.
1926-1927 Drapeau de la France CA Paris DH 5 2 5 2
1927-1928 Drapeau de la France CA Paris DH 7 4 7 4
1928-1929 Drapeau de la France CA Paris DH 4 6 4 6
1929-1930 Drapeau de la France Excelsior AC DH 1 0 1 0
1930-1931 Drapeau de la France Excelsior AC DH 5 5 5 5
1931-1932 Drapeau de la France Excelsior AC DH 3 2 3 2
1932-1933 Drapeau de la France Excelsior AC D1 14 6 7 3 21 9
1933-1934 Drapeau de la France Excelsior AC D1 6 0 2 0 8 0
1934-1935 Drapeau de la France Red Star Olympique D1 24 6 5 3 29 9
1935-1936 Drapeau de la France AS Saint-Étienne D2 31 7 3 3 34 10
1936-1937 Drapeau de la France AS Saint-Étienne D2 29 11 2 2 31 13
1937-1938 Drapeau de la France CA Paris D2 26 5 2 0 28 5
1938-1939 Drapeau de la France CA Paris D2 20 2 4 2 24 4

Note : ces statistiques ne sont pas certaines et divergent selon les sources.

Outre les statistiques manquantes de Division d'honneur, Langiller dispute également avec le CA Paris le Championnat de France de football 1927, que son club remporte et au cours duquel il marque deux buts lors du dernier match, et avec l'Excelsior Athlétic Club la deuxième édition de la Coupe Sochaux en 1931-1932, prémice du championnat de France professionnel.

Palmarès

Décoration

  • Médaille d'honneur de l'éducation physique et des sports, échelon or (1954)[26]

Galerie

Notes et références

  1. Certaines sources, à l'exemple la notice de la BNF, indiquent un décès le 28 décembre 1980.
  2. « LANGILLER Marcel Aristide », sur matchID - Moteur de recherche des décès (consulté le )
  3. « MARCEL LANGILLER », sur www.allezredstar.com (consulté le )
  4. Certaines sources indiquent Charentonneau[3], or ce n'est pas une commune, mais le nom d'un stade, et d'une île, à Maisons-Alfort
  5. « Marcel Langiller », sur eu-football.info (consulté le )
  6. « Football », L'Écho des sports,‎ , p. 3 (lire en ligne)
  7. « Excelsior Athlétic Club », sur Gallica, La Croix du Nord, (consulté le )
  8. « Football - le scandale des transferts », L'Auto,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  9. « Salaires et prix (1919-1939) », sur clioweb.free.fr
  10. « Tout en rien ! », L'Écho des sports,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  11. « Nouvelles fédérales », L'Écho des sports,‎ , p. 3 (lire en ligne)
  12. « Nouvelles fédérales », L'Écho des sports,‎ , p. 3 (lire en ligne)
  13. L'homme sportif du jour, Marcel Langiller, Le Miroir des sports, , p.306.
  14. « Marcel Langiller - Fiche de stats du joueur de football », sur www.pari-et-gagne.com (consulté le )
  15. « Les lecteurs du Rose ont composé l'équipe de France de leur choix », sur Gallica, L'Écho des sports, (consulté le )
  16. « Langiller a été opéré hier », sur Gallica, L'Auto-vélo, (consulté le )
  17. « Pour la nouvelle saison de football, le Red Star avec Langillier », sur Gallica, L'Intransigeant, (consulté le )
  18. « Club français bat Excelsior », sur Gallica, L'Écho du Nord, (consulté le )
  19. « L'Olympique lillois battu par l'Excelsior... », sur Gallica, L'Œuvre, (consulté le )
  20. « Marcel Langiller Attaquant de l'ASSE », sur www.asse-stats.com, (consulté le )
  21. « Fiche de Marcel Langiller », sur FFF.fr
  22. « Marcel Langiller », sur www.football-the-story.com (consulté le )
  23. « ... », Le Parisien libéré,‎ (lire en ligne)[réf. incomplète]
  24. « Cercle Athlétique de Paris Charenton », sur histoire.maillots.free.fr (consulté le )
  25. Le site asse-stats lui attribue un match et un but en moins en championnat lors de la saison 1936-1937 ; le site footballdatabase lui attribue un match et un but en moins en championnat, et un but en moins en Coupe, avec le Red Star ; le site national-football-teams.com indique lui des statistiques sensiblement différentes, apparemment incorrectes.
  26. « Bulletin officiel des décorations, médailles et récompenses n°08 du 07/04/1955 - Légifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )

Liens externes

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