Marcel Niat Njifenji

Marcel Niat Njifenji
Illustration.
Marcel Njifenji Niat en 2013.
Fonctions
Président du Sénat

(12 ans, 9 mois et 5 jours)
Élection 12 juin 2013
Réélection






Prédécesseur Fonction créée
Successeur Aboubakary Abdoulaye
Sénateur RDPC au Sénat du Cameroun

(12 ans, 11 mois et 3 jours)
Député RDPC du Ndé à Bangangté
& membre du comité Central du RDPC

(moins d’un an)
Ingénieur & Dir. Gén. à la SONEL
(Société nationale d'électricité) à Douala

(27 ans et 2 mois)
Successeur Mark E. Miller
Ministre du Plan et de l’Aménagement du territoire

(7 mois et 19 jours)
Prédécesseur Elisabeth Tankeu[1]
Successeur Jean Tchouta Moussa Mbatkam[2]
Vice-Premier ministre chargé des Mines, de l’Eau et de l’Énergie

(7 mois et 18 jours)
Prédécesseur Francis Nkwain[3]
Successeur Jean Bosco Samgba[3]
Maire de Bangangté dans le Ndé

(5 ans)
Prédécesseur Thomas Tchatchoua
Successeur Célestine Ketcha Courtès
Biographie
Nom de naissance Marcel Njifenji Niat
Date de naissance
Lieu de naissance Bangangté (Cameroun français)
Date de décès (à 91 ans)
Lieu de décès Yaoundé (Mfoundi, Cameroun)
Nationalité Camerounaise
Parti politique RDPC
Conjoint Marcie Tchaptchet
Diplômé de Supélec
Profession Ingénieur
Religion Protestant

Image illustrative de l’article Marcel Niat Njifenji

Marcel Niat Njifenji, né le à Bangangté (Cameroun français) et mort le à Yaoundé (Mfoundi, Cameroun), est un homme politique camerounais. Il est ingénieur et fut directeur de société publique, ministre, député, maire, agriculteur et promoteur de festival[4],[5].

Il est président du Sénat de 2013 à .

Biographie

« Une personnalité très charismatique, [...] un homme posé et puissant, qui sait apprécier la compétence et l'efficacité et s’appuyer sur ses collaborateurs en accordant une large délégation de pouvoirs »

— Mémoires qu'un haut fonctionnaire affecté auprès de Marcel Niat Njifenji, alors vice-Premier ministre et Directeur de la SONEL, gardera de 18 mois de collaboration [6]

Origines et études

Marcel Niat Njifenji est né le à Bangangté dans la région de l’Ouest. Son père, infirmier fonctionnaire, et sa mère, agricultrice, sont tous deux originaires de Bangangté.

Il fait ses études primaires et secondaires à Bangangté jusqu’à 13 ans. Après le cours secondaire (devenu collège classique et moderne mixte) et le lycée général-Leclerc de Yaoundé où, en 1954, il est lauréat du concours général de France et de l’Union française en histoire géographie. Il obtient son baccalauréat (mathématiques élémentaires) en 1955.

En France, il obtient une licence en sciences physiques et mathématiques à la faculté des sciences de Clermont-Ferrand, puis un diplôme d’ingénieur de Supélec[7]. Il fait partie de la première vague retour d'étudiants camerounais allés étudier à l'étranger[8].

Carrière civile et publique

Ingénieur des ponts et chaussées

De retour au Cameroun, Marcel Niat Njifenji est intégré dans la fonction publique le , au grade d’ingénieur des ponts et chaussées et des services techniques de l’État.

Détaché le à l'Énergie électrique du Cameroun (ENELCAM), il est responsable du bureau d’études et à ce titre participe aux travaux de construction du barrage hydroélectrique d’Édéa III.

À la création de la Société d'électricité du Cameroun (EDC) en 1965, il est nommé chef du service études et travaux neufs. À ce poste de 1965 à 1972, seront étudiés et réalisés sous sa conduite les premiers ouvrages de transport, de répartition et de distribution de l’énergie électrique et l’amorce de l’électrification rurale avec des techniques et des matériaux adaptés au contexte local.

Directeur de la SONEL

Le , Marcel Niat Njifenji est nommé directeur général adjoint de l’EDC après avoir assumé quelque temps les fonctions d’attaché au directeur général chargé des études et de la programmation.

De à et de à , il est directeur général de la SONEL (Société nationale d’électricité du Cameroun), société qu’il a créée sous les directives du président de la république du Cameroun en fusionnant les sociétés préexistantes dans le pays : ENELCAM, EDC et POWERCAM[9].

Ainsi, à ces différents titres, il établit une programmation de l’électrification du Cameroun sur la base d'études du potentiel hydroélectrique, et des exigences de développement de la consommation et des objectifs du gouvernement.[réf. nécessaire]

Dans ce cadre, il participe à la réalisation d’importants ouvrages tels :

  • Les barrage de Bamendjing et barrage de Bakaou[réf. souhaitée]
  • Le renforcement de la centrale électrique d’Edéa et la construction de la centrale hydroélectrique de Song Loulou. Garga Haman Hadji, alors directeur financier de la Sonel, dira que Niat prend seul la décision de doubler le nombre de turbines de la centrale de Song Loulou, réduisant ainsi les futurs délestages d'électricité[10].
  • Les réseaux de transport THT du Sud (RIS)[réf. souhaitée]
  • La Centrale hydroélectrique de Lagdo construite par la coopération chinoise sur les études d’avant-projet de la SONEL,[réf. souhaitée]
  • Les réseaux de transport HT du Nord, de Ngaoundéré-Garoua-Maroua.[réf. souhaitée]
  • L’électrification de plus de 2000 villes et villages du pays.[réf. souhaitée]

Il quitte la direction générale de la SONEL en et est remplacé par Mark. E. Miller[11], délégué par le groupe AES ayant racheté la SONEL[12].

Ministre

Le , Marcel Niat Njifenji fait sa première entrée au gouvernement comme ministre du Plan et de l’Aménagement du territoire. Il cumule avec les fonctions de directeur général de la SONEL[6], poste qu’il occupe jusqu’au .

Le , il est nommé vice-Premier ministre chargé des Mines, de l’Eau et de l’Énergie[13] en gardant ses fonctions de directeur général de la SONEL.

Incarcération et relaxe

Après la tentative de coup d'État du , Marcel Niat Njifenji est arrêté le 17 avril 1984-[réf. souhaitée] et incarcéré à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé. Il demande à ses codétenus de lui lire la Bible. Issa Tchiroma Bakary, qui deviendra plus tard ministre de la République, la lui lira intégralement[14],[15]. Il sera relâché 8 mois plus tard, le 8 décembre 1984, aucune charge n'étant retenue contre lui[réf. souhaitée].

Carrière politique

Député, maire

Élu député du RDPC dans le Ndé en 1992[16], Marcel Niat Njifenji quitte son mandat de député pour continuer à exercer ses fonctions de directeur général de la SONEL qu'il cumule avec sa fonction de vice-Premier ministre. Membre du comité central du RDPC, il est maire de la commune de Bangangté de 2002 à 2007[17],[18].

Sénateur et président du Sénat

À l'issue de la victoire du RDPC aux élections sénatoriales de 2013, Marcel Niat Njifenji est nommé sénateur du Cameroun le [19],[20],[21], avant d'être élu président du Sénat le suivant avec 86 voix sur 100[22],[23],[24].

Le président du Sénat est la deuxième personnalité de la République[25], il dirigerait le pays en cas de vacance à la présidence, comme le prévoit la constitution[26],[24].

Il se fait réélire le à la présidence du Sénat, malgré la tenue à venir d'une nouvelle élection après la prestation de serment des membres de la nouvelle législature élus quelques semaines plus tôt[27],[28]. Il est ainsi réelu le par 97 voix pour, un vote nul et deux abstentions[29]. Il est réélu le par 91 voix pour 4 nuls[30].

Vie associative

Marcel Niat Njifenji est membre fondateur et coordonnateur sur plusieurs années du Kum Ntsi[A 1],[31] et membre fondateur du CERCLE[réf. souhaitée][B 1], ainsi que des "Club du 26"[réf. souhaitée] et "Club du 5"[réf. souhaitée][B 2].

Mort

Marcel Niat Njifenji meurt le au centre des urgences du CHU de Yaoundé des suites d'une longue maladie à l’âge de 91 ans[32].

Distinctions

  • Grand cordon de l’ordre du Mérite[réf. souhaitée]
  • Grand officier de l’ordre de la Valeur[réf. souhaitée]
  • Médaille d’honneur du travail en argent, vermeil et or[réf. souhaitée]
  • Commandeur de l’ordre de l’Araignée (Bamoun)[réf. souhaitée]

Détails des mandats et fonctions

Mandats parlementaires

  • Depuis 2013 : président du Sénat
  • 1992 : député RDPC de l'Ouest

Mandat local

Notes et références

Notes

[33],[25],[34],

  1. Le Kum Ntsi, une association culturelle des 14 groupements de la région ayant en commun la langue Medùmbà organise depuis 1995 le Festival des Arts et Culture (FESTAC) Medùmbà. L’Association a aussi une radio Communautaire, la Fm100 Medùmba, une chaine de télévision et le journal d’informations locales Echos du Ndé
  1. Le CERCLE est le Cercle de réflexion pour l'évangélisation du Ndé, Mbam et Inoubou, qui promeut l’évangélisation dans la région et qui a fait traduire la liturgie en Medùmbà
  2. "Club du 26" et "Club du 5" sont respectivement des associations des élites du Ndé et de la Région de l’Ouest

 :

Références

  1. Lettres d'ailleurs: Dévoilements préliminaires d'une Prise de "l'Epervier", par J-M. Atangana Mebara Extrait p.66
  2. La décennie Biya au Cameroun: De la grâce à la disgrâce, par Jean-Tobie Okala Extrait p.170
  3. Cameroun: Le gouvernement de Paul Biya de 1982 a 2007 sur le blog de Frank William Batchou
  4. Biographie par M. Eméran Atangana Eteme
  5. Le festival Medùmbà, langue des Bangangté sur Www.bamileke.org
  6. De la tour Elf à la prison centrale de New-Bell: Histoire d'une déchéance, par Jean-Baptiste Nguini Effa, Extrait p.86
  7. Cent ans d'histoire de l'École supérieure d'électricité: 1894-1994 de G. Ramunni, M. Savio, Saxifrage, 1995 - 304 pages Extrait p. 275
  8. L'Union nationale des étudiants du Kamerun: ou la contribution des étudiants…, par Pierre Nkwengue Extrait p. 126
  9. Cameroon Journal on Democracy and Human Rights CJDHR, vol.5 n°1 June 2011, p. 106
  10. (en) « LA GRANDE INTERVIEW: Garga Haman Adji, candidat à la présidentielle 2018 (14/08/2018) » (consulté le )
  11. SONEL, les raisons de la privatisation sur Www.Cameroon-Info.Net du 23 juillet 2001
  12. Privatisation de la SONEL, les modalités sur Www.Cameroon-Info.Net du 23 juillet 2001
  13. Ruptures et continuités au Cameroun par Valentin Ndi Mbarga Extrait p. 212
  14. Tentative de putsch du 06 avril 84, interview de Issa Tchiroma Bakary sur Www.oumarou.net
  15. Cameroun, des années de braise aux leçons de l'histoire: Vers une dynamique…, par Louis-Tobie Mbida Extrait p. 192-193
  16. [PDF]Démocratisation et variations sur la position des minorités ethniques de l’Ouest p. 68
  17. Les anciens maires de la ville de Bangangté sur Villedebangangte.com
  18. Fiche en ligne sur Centre technique de la forêt communale
  19. [PDF]Présidence de la République du Cameroun, Décret n°2013/149 du 08 mai 2013 nommant les sénateurs
  20. [PDF]Liste des sénateurs et suppléants
  21. [PDF]Rapport d’observation des élections sénatoriales du 14 avril 2013, p. 45
  22. Marcel Niat Njifenji élu président du Sénat par Jean Francis Belibi, sur Www.cameroon-tribune.cm
  23. Actualités sur Www.spm.gov.cm, le site des Services du Premier Ministre du Cameroun
  24. Marcel Niat Njifenji le tout premier Président du sénat camerounais sur le Quotidien Africapress.com
  25. Niat Njifenji: Voici la deuxième personnalité de l’État Écrit par David Nouwou sur Www.lanouvelleexpression.info du 13 juin 2013
  26. Le sénat dans la Constitution du Cameroun sur Www.rdpcpdm.cm
  27. (en) « Senate : Seventeen Man Bureau Elected », sur www.cameroon-tribune.cm (consulté le ).
  28. « Cameroun - Sénat: Les Sénateurs en fin de mandat ont réélu Marcel Niat Njifenji à la présidence pour une durée éphémère. », sur www.cameroon-info.net (consulté le ).
  29. (en) « You are being redirected... », sur al24news.com (consulté le ).
  30. Franck Foute, « Au Cameroun, Paul Biya reconduit (encore) Marcel Niat Njifenji et Cavayé Yéguié Djibril », sur jeuneafrique.com, (consulté le ).
  31. Historique de la langue Medùmbà sur Www.villedebangangte.com
  32. Salomon Albert Ntap, « Cameroun: Décès de Marcel Niat Njifenji, président du Sénat », sur chretiens.com, (consulté le ).
  33. Www.lanouvelleexpression.info du 13 juin 2010
  34. Niat est mort ce jour a Yaoundé Décès de Marcel Niat Njifenji, ancien président du Sénat
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