Marfret
| Marfret | |
| |
| Création | |
|---|---|
| Forme juridique | Société par actions simplifiée |
| Siège social | Marseille |
| Coordonnées | 43° 18′ 08″ N, 5° 21′ 54″ E |
| Activité | Transports maritimes et côtiers de fret (d) |
| Site web | www.marfret.com/en |
| Chiffre d'affaires | 254 M€ ()[1] |
| Résultat net | 19 M€ ()[1] |
Marfret, aussi connue sous le nom de Compagnie maritime Marfret et anciennement Marseille Fret, est une société de transports maritimes et côtiers de fret basée à Marseille, fondée le .
Histoire
Marseille Fret est créée à Marseille le [2]. L'entreprise se spécialise dans le cabotage maritime entre le sud de la France et l'Afrique du Nord[3]. Elle débute avec une goélette à trois mâts de 400 tonnes de port en lourd, le Douce France, lancée en 1919[2],[4]. Dans ses premières années, elle exploite principalement des lignes et des escales délaissées par les grands armements[2].
D'abord centrée sur l'Algérie et la Tunisie, la société réoriente son réseau après la contraction de la demande qui suit l'indépendance de l'Algérie. En 1968, elle inaugure une liaison avec la Libye au départ de Marseille[2]. En 1972, elle s'appuie sur de nouveaux ports français, notamment Rouen et Dunkerque, et dessert désormais un espace qui va de l'Afrique du Nord au Proche-Orient jusqu'à la mer Rouge[2],[3].
En , Marfret entre dans le transport au long cours avec la mise en service du Douce France III sur une première ligne reliant Rouen et Dunkerque aux Antilles et à la Guyane. En 1984, elle ouvre une nouvelle desserte du Canada en reliant Anvers et Rouen au port de Montréal[5],[6]. La même année, Marfret développe une desserte reliant notamment Rouen, Fort-de-France et Pointe-à-Pitre, ensuite prolongée jusqu'à la Guyane, sur un axe alors en concurrence avec la Compagnie générale maritime (CGM)[7]. Le , Marseille Fret devient une holding, tandis que la Compagnie maritime Marfret reprend les activités de transport maritime[5],[7].
À partir de la fin des années 1980, Marfret développe sa ligne des Antilles, théâtre d'une concurrence croissante avec la CGM, en augmentant les capacités et la fréquence de ses départs. En , les deux armements mettent fin à cette rivalité par un accord de coopération[8],[9],[10]. Marfret reprend également Europac, un service entre l'Europe et l'Océanie, d'abord exploité en partenariat avec la CGM avant de passer sous son propre contrôle en [8],[11]. En 1996, Marfret noue également un partenariat avec Delmas sur la ligne reliant la Méditerranée aux Antilles et à la Guyane[9]. Puis à partir de 1998, la société revient sur les lignes d'Afrique du Nord avec une reprise de la desserte de l'Algérie, menée en partenariat avec Sudcargos, avant celle de la Tunisie en 1999[8],[12]. En 1999, Marfret et la CGM coordonnent plusieurs de leurs lignes entre l'Europe, les Antilles, la Guyane et le Brésil dans le cadre d'un nouveau partenariat commun[12].
En 2005, Marfret investit le transport fluvial avec Fluviofeeder, une filiale chargée d'acheminer des conteneurs sur la Seine entre Le Havre, Rouen et Gennevilliers[13],[14].
Flotte
Marfret possède et exploite plusieurs navires de différents types :
- Douce France, porte-conteneurs de 189,8 mètres livré en et immatriculé au Registre international français, il offre une capacité de 2 296 EVP[15],[16].
- Ferrymar, navire roulier de 120 mètres livré en et immatriculé au Registre international français[17]. Il est affecté à partir de à la ligne Ferrymar exploitée par Marfret aux Antilles[18].
- Marfret Guyane, porte-conteneurs de 170 mètres construit en 2007 et livré en octobre de la même année, il offre une capacité de 1 700 EVP[19],[20].
- Marfret Niolon, navire roulier de 123 mètres construit en 1991[21] et immatriculé au Luxembourg[22]. Il assure le service entre l'Europe, les Antilles, la Caraïbe et l'Amérique du Sud. En 2022, il reçoit un dispositif d'assistance vélique composé de quatre ailes rigide, inspirées des turbovoiles, destinées à réduire la consommation de carburant et les émissions[23].
- Marius, porte-conteneurs de 195 mètres construit en 2018 et immatriculé au Registre international français[24]. Il a une capacité de 2 500 EVP. Il est exploité sur une ligne reliant le Pacifique à l'Europe du Nord par le canal de Panama et l'Amérique du Nord[25].
- Saumaty, porte-conteneurs de 99,99 mètres construit en 2003 et immatriculé au Luxembourg. Il offre une capacité de 505 EVP[26]. Marfret le met en service au début du mois de sur la ligne entre Marseille et Alger[27].
-
Marfret Saumaty -
Douce France -
Marfret Guyane
Notes et références
- « https://www.xerfi.com/etudes-par-entreprise/CIE-MARITIME-MARFRET_339834178 » (consulté le )
- Cornier 2007, p. 2.
- Cassagnou 2002, p. 641-702.
- ↑ « Le Douce France, de retour chez Marfret »
, sur Le journal de la Marine Marchande, (consulté le )
- Cornier 2007, p. 3.
- ↑ Vincent Groizeleau, « Marfret baptise à Marseille son nouveau porte-conteneurs »
, sur Mer et Marine, (consulté le )
- Jaffray 2013, p. 81.
- Cornier 2007, p. 4.
- Jaffray 2013, p. 82.
- ↑ Vergé-Depré 1997, p. 166-167.
- ↑ Cassagnou 2002, p. 857-894.
- Jaffray 2013, p. 83.
- ↑ Brigitte Challiol, « Le marseillais Marfret cohabite avec les géants du conteneur »
, sur Les Echos, (consulté le )
- ↑ Robert Querret, « Marfret : L'opérateur maritime vise les 20.000 EVP/an - Le Journal des Entreprises »
, sur Le Journal des Entreprises, (consulté le )
- ↑ « Fiche navire - DOUCE FRANCE »
[PDF], sur Marfret (consulté le )
- ↑ Gaël Cogné, « Marfret : le nouveau Douce France mis à l’eau », Mer et Marine, (lire en ligne [archive du ]
, consulté le )
- ↑ « Fiche navire - FERRYMAR »
[PDF], sur Marfret (consulté le )
- ↑ Thibaud Teillard, « Marfret prend livraison de son nouveau navire, le « Ferrymar » »
, sur Le Marin - Ouest France, (consulté le )
- ↑ « Fiche navire - MARFRET GUYANE »
, sur Marfret (consulté le )
- ↑ Vincent Groizeleau, « Le Havre : baptême du porte-conteneurs Marfret Guyane »
, sur Mer et Marine, (consulté le )
- ↑ Caroline Britz, « Le Marfret Niolon remorqué vers le port de Brest » [archive du ]
, sur Mer et Marine, (consulté le )
- ↑ Caroline Britz, « Marfret prend livraison de son nouveau porte-conteneurs » [archive du ]
, sur Mer et Marine, (consulté le )
- ↑ Gaël Cogné, « Marfret installe des turbovoiles eConowind sur le roulier Marfret Niolon »
, sur Mer et Marine, (consulté le )
- ↑ « Fiche navire - Marius »
[PDF], sur Marfret (consulté le )
- ↑ Gaël Cogné, « Marfret : le Marius en escale au Havre »
, sur Mer et Marine, (consulté le )
- ↑ « Fiche navire - MARFRET SAUMATY »
[PDF], sur Marfret (consulté le )
- ↑ « Marfret achète un navire pour sa ligne Algérie »
, sur Le Marin - Ouest France, (consulté le )
Voir aussi
Bibliographie
- Bernard Cassagnou, Les grandes mutations de la marine marchande française (1945-1995), vol. 1, Vincennes, Comité pour l’histoire économique et financière de la France, , 1252 p. (ISBN 978-2-11-093298-3, DOI 10.4000/books.igpde.1559), chap. XIII (« L’armement français de 1962 à 1978 : initiatives et réalisations »), p. 641-702
- Bernard Cassagnou, Les grandes mutations de la marine marchande française (1945-1995), vol. 2, Vincennes, Comité pour l’histoire économique et financière de la France, , 1252 p. (ISBN 978-2-11-093696-7, DOI 10.4000/books.igpde.1184), chap. XVII (« L’armement français et le personnel navigant face à l’indifférence générale du pays et du gouvernement »), p. 857-894
- Gérard Cornier, « Marfret, un « petit » chez les « grands » », Bulletin French Lines, no 55, , p. 2-5 (ISSN 1280-9861, lire en ligne
[PDF]) - Roger Jaffray, La desserte maritime de la Guyane française depuis 1930, Paris, Scitep Éditions, , 291 p. (ISBN 978-2-954-02807-1, OCLC 905939141)
- Colette Ranely Vergé-Depré, « Quinze années de conteneurisation des trafics maritimes aux Antilles françaises : éléments d'un bilan », Les Cahiers d'Outre-Mer, vol. 50, no 198, , p. 151-170 (ISSN 0373-5834, lire en ligne
)
Liens externes
- (en) Site officiel
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